Théologie – Trinité

Une jolie fleur jaune ayant poussé dans une fente d'un sol desséché - Image par klimkin de Pixabay

Par : pasteur Marc Pernot

Trinité

Mot formé au 3e siècle par Tertullien (155-220) sous forme d’oxymore pour dire sa foi en Dieu comme à la fois trois et un.

Selon cette confession de foi, Dieu est considéré comme communion de trois personnes : Père, Fils et Esprit-Saint, chacune des personnes étant pleinement Dieu.

Inconnue au Ier siècle, cette théologie a été développée progressivement au cours des siècles suivants avec un grand raffinement et de multiples débats, oppositions, engouements. Depuis le IVe siècle, cette façon de confesser la foi chrétienne a été adoptée par une majorité des chrétiens et certains ont pensé devoir, dès lors, l’imposer à tous comme étant le cœur de la foi chrétienne. Il est tout à fait légitime de considérer cette confession de foi comme étant le cœur de sa propre foi chrétienne. Mais quant à dire que cela devrait absolument être le cœur de la foi de tous les chrétiens c’est plus délicat. D’autant plus que Jésus n’a jamais explicitement défini cette doctrine, et qu’une dizaine de générations des premiers chrétiens n’avaient même pas connaissance du mot « trinité ».

L’avantage que je verrais à cette confession de foi est de montrer que Dieu n’est pas une réalité simple mais complexe, dynamique, relationnelle. Un des grands dangers est que cette théologie trinitaire est complexe et délicate à manier, quand elle est adoptée un peu trop rapidement elle peut frôler le dualisme (adorant deux divinités : Dieu et Jésus) voir le tri-théisme (Dieu, Jésus, l’Esprit Saint). En particulier, bien des personnes pensent que la deuxième personne de la trinité serait Jésus. Or, ce n’est absolument pas ce que dit la doctrine de la trinité, qui n’a jamais dit que Jésus était Dieu, mais que Christ était à la fois Dieu et homme. Ce qui reste discutable dans sa formulation, mais qui signifie tout autre chose.

 

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Liste des 'mots qui piquent' en théologie et sciences bibliques

 

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