Théologie – Nominalisme / Réalisme

Une jolie fleur jaune ayant poussé dans une fente d'un sol desséché - Image par klimkin de Pixabay

Par : pasteur Marc Pernot

Nominalisme / Réalisme

La fameuse et millénaire « querelle des universaux »

Débat entre deux options philosophiques essentielles, deux façons de penser qui ont des implications éthiques et philosophiques considérables :

  • Pour le nominaliste, le mot « humain » parle d’individus singuliers, tous un petit peu différents. Il est certes possible de dresser des caractéristiques générales des humains, mais c’est une construction intellectuelle, une généralisation abstraite qui n’existe jamais au sens propre. Les « universaux » n’existent que dans l’esprit humain.
  • Alors que pour le réaliste, si : les universaux existent réellement, et les différences entre les individus sont de légers accidents.

Du point de vue de la théologie, le nominaliste ne confond pas la réalité concrète et la théorie sur cette réalité, par conséquent il ne confond pas Dieu et le discours théologique. Pour lui, Dieu entre en relation directe avec chaque individu.  En ce qui concerne l’éthique, le nominaliste hésitera à définir une morale absolue sans reconnaître qu’il existe des cas particuliers et qu’il sera nécessaire de toute façon de chercher à faire au mieux, en minimisant le mal. La pensée protestante s’accorde bien avec le nominalisme, valorisant l’individu, sa relation directe avec Dieu, l’appelant et le formant à réfléchir et interpréter la Bible par lui-même. C’est une éthique de la liberté, de la vocation personnelle et de la responsabilité grâce à Dieu.

 

Suite :
Liste des 'mots qui piquent' en théologie et sciences bibliques

 

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