Bible – Épiphanie

Une jolie fleur jaune ayant poussé dans une fente d'un sol desséché - Image par klimkin de Pixabay

Par : pasteur Marc Pernot

Épiphanie

Apparition divine.

Ce mot grec désigne une « apparition » divine. C’est-à-dire une expérience mystique. La Bible la raconte sous diverses formes :

  • Une voix, une lumière, un messager (mot mal traduit par « ange »), une colonne de feu et de fumée, un buisson, une présence… Ce langage imagé a l’intérêt que nous pouvons l’entendre chacun à notre façon et être plus disponible à ce que Dieu nous donnera comme présence (il est plein de surprises).
  • Après l’apparition, le récit continue souvent par la peur du ou des bénéficiaires de l’épiphanie, mais Dieu rassure d’un « ne crains pasn’ayez pas peur »,
  • Le récit continue ensuite sur ce que Dieu désire apporter de neuf.

Pourquoi cette « crainte » ? Traditionnellement, les réalités de ce monde ne peuvent entrer en contact avec le divin sans mourir, comme l’eau en contact avec le feu. Le « tabou » protégeait ainsi le profane d’entrer en contact dangereux avec le sacré. Cette barrière ne pouvait être franchie que par une personne habilitée (par exemple un prêtre ou un chamane), sous certaines précautions et rites exceptionnels. C’est typiquement ce que montre la Bible : à propos de l’arche d’alliance qui ne pouvait être touché sans dommage (1 Chroniques 15:12-15) et du saint des saints du temple de Jérusalem, où seul le grand prêtre entrait une fois par an. C’est pourquoi les hébreux pensaient que l’on ne peut voir Dieu sans mourir (Exode 19:21-24).

Il est dit qu’à la mort du Christ « le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Marc 15:38). Cela signifie, selon la théologie chrétienne, que toute personne est digne d’être grand prêtre, et tout lieu de la terre est aussi saint que le saint des saints.

Il n’y a plus lieu d’avoir peur de Dieu : reste l’étonnement, l’admiration, le choc que l’on peut avoir d’être face à la transcendance (par la pensée ou les sentiments). Et la joie de recevoir de lui quelque chose d’inouï.

Voir aussi Théophanie.

 

Suite :
Liste des 'mots qui piquent' en théologie et sciences bibliques

 

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