Jeune homme escaladant une paroie - Photo de Malachi Brooks sur https://unsplash.com/fr/photos/Of90SqJAVsw
Foi

« J’ai accepté Jésus, mais est-ce que c’était vraiment vrai ? »

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Un jeune chrétien doute d’avoir « vraiment » accepté Jésus et craint que Dieu ne lui pardonne pas ses péchés. Un pasteur répond : l’assurance du croyant ne repose pas sur sa propre foi, toujours fragile, mais sur l’amour inconditionnel de Dieu, qui précède et dépasse nos actes, nos rites et nos doutes.


Question posée :

Bonjour/Bonsoir,
Je vous écris cette lettre car depuis un moment je me pose certaines questions en étant un chrétien « novice » : j’ai accepté Jésus-Christ depuis peu et je ne suis pas encore assez « mature ».
J’ai grandi dans une famille chrétienne, j’allais à l’église et tout le tralala… mais je n’ai accepté Jésus-Christ qu’à l’âge de 14 ans.
J’ai surfé sur internet avec pour espoir de trouver une réponse à mes questions, mais aucune ne m’a plu. Alors j’ai recherché plusieurs forums chrétiens pour pouvoir poser des questions à mes aînés, et j’ai trouvé ce site (https://jecherchedieu.ch/questions-posees-et-reponses-proposees/) qui me permettait de poser des questions à un pasteur. Alors voilà où j’en suis.
Voilà les questions :
– J’ai accepté Jésus-Christ, mais après quelque temps j’ai eu un sentiment de doute, qui mettait en question le fait que j’aie accepté Jésus comme mon sauveur, et maintenant je me demande si j’ai vraiment accepté Jésus.
– Quand je demande pardon à Jésus après avoir commis un péché, j’ai l’impression que Dieu ne m’a pas pardonné.
Merci d’avance pour les réponses !!!!

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir,

Bravo de vous intéresser à Dieu.

Il existe effectivement des Églises où l’on insiste énormément sur le fait que la personne accepte Jésus-Christ comme sauveur, ou qu’elle soit baptisée comme il faut.

Cela me semble donner à l’humain une trop grande place par rapport à celle de Dieu.

  • Notre assurance, notre garantie, ce n’est pas l’amour que nous aurions pour Dieu, ni la confiance que nous avons en lui, ni notre foi en Christ, ni nos actes, nos rites, nos croyances.
  • Notre assurance, notre garantie, c’est l’amour dont Dieu nous aime : il est éternel, il est même pour ses ennemis, nous dit Jésus.
  • Et heureusement que notre assurance est dans l’amour de Dieu et non dans la foi de l’humain, car sinon tout le monde serait perdu. Bien sûr, notre foi est imparfaite, fragile, elle connaît des hauts et des bas. C’est que nous sommes humains.

Donc rassurez-vous.

Le pardon de Dieu n’est absolument pas la question, nous montre Jésus-Christ en révélant l’amour dont Dieu nous aime personnellement. Quand on aime infiniment une personne, par exemple une maman parfaite aimant son bébé, la question du pardon, quand ce bébé pique une colère, ne se pose même pas pour la maman. Elle aime, point. Et donc elle garde son bébé et elle agit de sorte qu’il se porte mieux. Si une personne humaine est capable de cela, à plus forte raison, Dieu vous garde et vous gardera dans son amour. Rien à craindre de ce côté-là.

Pourquoi reconnaître Jésus comme Christ, comme notre sauveur, alors ? Parce que cela nous aide à avancer, parce que cela nous aide à tenir compte de Dieu dans notre façon d’espérer, de comprendre la vie, et d’avancer sous le regard de Dieu.

Quant au baptême, c’est pour nous signifier cet amour personnel de Dieu pour nous. Ce n’est pas le baptême ou notre confession de foi qui permet à Dieu de nous garder dans sa vie. Il n’a besoin de l’aide ni de la permission de personne pour faire cela. Seulement, c’est nous, là encore, qui avons besoin de cela, car nous sommes une créature faite à la fois de matière et de souffle de Dieu, humains à la fois par notre corps, notre pensée et ce souffle que Dieu nous a donné et qu’il ajoute encore. Même si notre souffle sait bien qu’il vient de Dieu, même si notre tête peut le comprendre, notre corps sera aidé par un geste plus matériel, marquant un point dans notre itinéraire, touchant notre corps. C’est à cela que servent les rites, cultes et sacrements dans l’Église : ils sont un langage pour parler à notre corps.

Ne craignez rien, Dieu vous bénit et vous accompagne de son amour en toute circonstance.

par : pasteur Marc Pernot

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