
« Que vois-tu, Jérémie ? »… puis : « Que vois-tu encore ? » (Jérémie 1:11-14)
Jérémie voit une branche d’amandier en fleur puis une chaudière bouillonnante : deux visions qui apprennent à discerner, avec l’aide de Dieu, les signes d’espérance au cœur même des menaces, pour agir avec lucidité et confiance.
Le verset :
↪ « La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : Que vois-tu, Jérémie ?
Je répondis : Je vois une branche de l’amandier hâtif.
Et l’Éternel me dit : Tu as bien vu ; car je me hâte d’accomplir ma parole.
La parole de l’Éternel me fut adressée une seconde fois en ces mots : Que vois-tu ?
Je répondis : Je vois une marmite bouillonnante du côté du nord. » (Jérémie 1:11-14).
Jérémie, élevé malgré sa petitesse
Jérémie, en hébreu, signifie « celui que l’Éternel a élevé », le faisant prophète alors que lui-même se sent trop petit (Jérémie 1:6). Comme tout texte de la Bible, ce récit nous parle de nous : l’Éternel nous élève et fait de nous un prophète ou une prophétesse, même si nous nous jugeons, comme Jérémie, trop petits.
Le rôle du prophète : voir lucidement pour agir
Un prophète ne lit pas l’avenir, au contraire il travaille pour le changer. Le prophète est appelé à voir lucidement la situation présente, grâce à l’aide de Dieu qui lui donne d’avoir un point de vue plus élevé. Cela permet de mieux voir ce qui se prépare, d’en tenir compte pour tracer notre route et préparer un avenir meilleur.
La branche d’amandier : les signes d’espérance
Jérémie voit d’abord « une branche d’amandier ». En hébreu, l’amandier s’appelle « un veilleur » car ses fleurs apparaissent alors que l’hiver est encore là et que les feuilles ne sont pas encore sorties. Par l’Esprit, nous pouvons ainsi voir autour de nous des signes de bonté, d’espérance, de tendresse, de service, de foi, de générosité. Nous pouvons y reconnaître les signes que la tendresse de l’Éternel travaillera avec nous pour aller à bon port.
La chaudière bouillonnante : un regard réaliste sans désespoir
À l’appel de Dieu, Jérémie prend alors confiance pour regarder encore, et il voit alors « une chaudière bouillante, du côté du septentrion », du côté des terribles envahisseurs qui menacent la paix. La première vision, celle de Dieu qui est à l’œuvre, nous permet de regarder en face tout ce qui ne va pas en ce monde et dans notre vie personnelle, sans que notre regard soit désespéré : c’est un regard qui voit les fruits futurs même en plein hiver, un regard qui nous prépare à agir avec réalisme pour plus de justice, plus de bonté, en faveur de la vie.
Que la paix soit sur chacune et chacun.
par : pasteur Marc Pernot
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En écho à ce texte :
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« Que vois-tu, Jérémie ? Je vois une branche d’amandier. » (Jérémie 1:11)
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L’amandier dans la Bible : le symbole du veilleur et de l’espérance
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« L’Éternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. » (Jérémie 1:9)

Merci pour cette exhortation
Bonjour Marc
La suite du chapitre n’est pas réjouissante,! J’ai un peu le sentiment d’avoir à faire à un dieu vengeur…..en poussant la lecture j’ai l’impression que dieu énumère les fautes des Israéliens qui vont les amener dans le mur….et vous quel conclusion en tirez-vous.
Bonne journée à tous
Bonjour
Vous avez raison.
Pour lire ces textes, à la lumière de l’amour de Dieu même pour le pécheur, je vous propose quelques pistes :
Dieu vous bénit et vous accompagne