« Que vois-tu, Jérémie ? »… puis : « Que vois-tu encore ? » (Jérémie 1:11-14)

fleur d'amandier sur fond noir - Photo by Sara Ruiz on Unsplash↪ « La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : Que vois-tu, Jérémie ?
Je répondis : Je vois une branche de l’amandier hâtif.
Et l’Éternel me dit : Tu as bien vu ; car je me hâte d’accomplir ma parole.
La parole de l’Éternel me fut adressée une seconde fois en ces mots : Que vois-tu ?
Je répondis : Je vois une marmite bouillonnante du côté du nord. » (Jérémie 1:11-14).

➔ Jérémie, en hébreu, signifie « celui que l’Éternel a élevé », le faisant prophète alors que lui-même se sent trop petit (Jérémie 1:6). Comme tout texte de la Bible, ce récit nous parle de nous : l’Éternel nous élève et fait de nous un prophète ou une prophétesse, même si nous nous jugions, comme Jérémie, trop petit.

➔ Un prophète ne lit pas l’avenir, au contraire il travaille pour le changer. Le prophète est appelé à voir lucidement la situation présente, grâce à l’aide de Dieu qui lui donne d’avoir un point de vue plus élevé. Cela permet de mieux voir ce qui se prépare, d’en tenir compte pour tracer notre route et préparer un avenir meilleur.

➔ Jérémie voit d’abord « une branche d’amandier ». En hébreu, l’amandier s’appelle « un veilleur » car ses fleurs apparaissent alors que l’hiver est encore là et que les feuilles ne sont pas encore sorties. Par l’Esprit, nous pouvons ainsi voir autour de nous des signes de bonté, d’espérance, de tendresse, de service, de foi, de générosité. Nous pouvons y reconnaître les signes que la tendresse de l’Éternel travaillera avec nous pour aller à bon port.

➔ À l’appel de Dieu, Jérémie prend alors confiance pour regarder encore, et il voit alors « une chaudière bouillante, du côté du septentrion », du côté des terribles envahisseurs qui menacent la Paix. La première vision, celle de Dieu qui est à l’œuvre, nous permet de regarder en face tout ce qui ne va pas en ce monde et dans notre vie personnelle, et que notre regard ne soit pas désespéré : c’est un regard qui voit les fruits futurs même en plein hiver, un regard qui nous prépare à agir avec réalisme pour plus de justice, plus de bonté, en faveur de la vie.

➔ Que la paix soit sur chacune et chacun.

par : pasteur Marc Pernot

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2 réponses

  1. Coulon dit :

    Bonjour Marc
    La suite du chapitre n’est pas réjouissante,! J’ai un peu le sentiment d’avoir à faire à un dieu vengeur…..en poussant la lecture j’ai l’impression que dieu énumère les fautes des Israéliens qui vont les amener dans le mur….et vous quel conclusion en tirez-vous.
    Bonne journée à tous

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Vous avez raison.
      Pour lire ces textes, à la lumière de l’amour de Dieu même pour le pécheur, je vous propose quelques pistes :

      1. C’est fréquent dans le langage prophétique, du genre « retenez moi ou je fais un malheur », Dieu menaçant des pires destructions à moins que le peuple change… puis il ne le fait pas. C’est ce que regrette Jonas (4:2), avant que Dieu lui explique qu’il a effectivement compassion. C’est là que le jeu de mot de l’annonce faite par Jonas est amusante « encore 40 jours et Ninive sera renversée » pouvant signifier soit « encore 40 jours et Ninive sera détruite » et aussi bien « encore 40 jours et Ninive sera radicalement changée, convertie »
      2. La menace de Dieu n’en est pas une, elle annonce effectivement quand nous allons droit dans le mur, c’est la vie elle-même, dans son processus de causes et d’effets, qui fait que quand on fait le mal cela fait du mal, des souffrances, troublant l’ordre de la vie
      3. Bien souvent dan sla Bible il y a une figure du juste et une figure du pécheur, le juste étant sauvé et le pécheur éliminé. Cela parle de chaque personne et de l’humanité, Dieu cherchant à sauver le meilleur de nous-même et nous libérant de ce qui est souffrant en nous, faible et mal grandi. De sorte que la menace contre le méchant est encore un bon soin de Dieu, une manifestation active de son amour.

      Dieu vous bénit et vous accompagne

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