Marc Pernot le 19 octobre 2025
Prédication

Si Dieu est bon, pourquoi le mal ? Une perspective biblique et spirituelle

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La question du mal interroge la foi et la raison depuis l’Antiquité (Épicure). Si Dieu est tout-puissant et bon, pourquoi la souffrance ? Cette prédication, s’appuyant sur le prophète Ésaïe, explore une théologie de la création continue. Elle distingue la souffrance causée par le chaos résiduel (désordre non intentionnel) du mal humain (injustice, choix). Découvrez comment Dieu travaille à achever sa création, et quel rôle nous jouons, par l’amour et l’action, face à l’absurdité et à la méchanceté.

Texte, vidéo et podcasts audio de la prédication. Ceci est un témoignage personnel. N’hésitez pas à donner votre propre avis ci-dessous.


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(Voir le texte biblique ci-dessous)

Prédication donnée à Genève le dimanche 19 septembre 2025
par : Marc Pernot, pasteur à Genève

Transcription de la vidéo :

Théodicée : poser la question de l’existence du mal

Pour cette prédication, j’ai reçu une commande spéciale de la part des deux adultes qui ont été baptisés ce dimanche : nous poser la question essentielle de l’existence du mal dans le monde. Déjà, trois siècles avant Jésus-Christ, Épicure posait cette question de la théodicée avec ce paradoxe : si Dieu est tout-puissant, s’il est conscient de ce qui se passe sur terre et si Dieu est bon, alors le mal ne devrait pas exister.

C’est juste : il faut donc évoluer dans notre théologie, car cela touche notre foi, nos peines, notre angoisse, notre action et notre prière. Répondre, comme certains théologiens, que « c’est le grand mystère de Dieu » et clore ainsi la question est une injure à la foi, comme s’il fallait renoncer à toute cohérence de pensée pour avoir foi en Dieu. Bien sûr que non. La Bible possède heureusement bien plus de ressources que cela, notamment chez le prophète Ésaïe.

La première cause du mal : le chaos résiduel et la création continue

Ésaïe évoque la première cause de mal et l’action de Dieu pour y répondre dans le verset 5 : « Ainsi parle Dieu, l’Éternel, qui a créé les cieux et qui les déploie, qui étend la terre et ses productions, qui donne la respiration à ceux qui la peuplent et le souffle à ceux qui la parcourent. »

Dieu est appelé ici à la fois « Dieu » (El) et « l’Éternel » (Yahvé). Ce qu’il apporte est donc à la fois un acte puissant de création et un acte de compassion venant au secours de sa création qui souffre.

Dans la traduction courante, il y a une imprécision majeure : elle parle de Dieu « qui a créé les cieux », au passé. Or, dans l’hébreu, le verbe créer n’est pas à l’accompli : il est au participe présent. Dieu est « créant les cieux », sans cesse en train de créer et de se rendre présent à ce monde. Il étend la terre pour créer un espace où la vie est possible, donne la respiration pour nous rendre capables d’évoluer, et nous offre son souffle, son Esprit saint. Tout cela, Dieu le fait au présent : il s’agit d’une création continue.

Dieu-horloger vs Création en cours

Dieu n’a pas été créateur qu’à un seul moment du passé, contrairement à l’image du Dieu-horloger chez Voltaire, qui laisserait tourner sa création à distance. Ésaïe nous dit au contraire que Dieu est sans cesse à l’œuvre pour créer et sauver. La création étant encore en cours, elle demeure inachevée. Il reste une part de chaos résiduel sur laquelle Dieu continue de travailler par sa puissance afin de faire surgir le bien.

Le chaos est ainsi la première cause de souffrance. Il correspond au désordre naturel : catastrophes naturelles, maladies, ou disparition des espèces. Ce n’est pas la volonté de Dieu, car Dieu est source de vie. Chaque fois qu’un drame survient, ce n’est pas une punition : c’est que Dieu n’a pas pu l’empêcher dans l’immédiat. Mais il y travaille et se tient à 100 % aux côtés de celui qui souffre.

Dans cette perspective, il n’y a ni « Dieu méchant » ni « diable » dans le récit initial, mais un désordre brut et neutre, sans intention morale. Dieu est à 100 % notre allié face aux coups du sort.

Le mal comme manque de bien (saint Augustin et la philosophie)

Dans ce monde se font face le chaos et Dieu. Comme le remarquait saint Augustin, le mal n’est en réalité qu’un manque de bien : « Les ténèbres ne sont quelque chose que par l’absence de la lumière. » L’obscurité n’a pas besoin d’être créée : il suffit qu’il n’y ait pas de lumière. De même, selon le deuxième principe de la thermodynamique, tout système tend spontanément vers le désordre et le chaos.

Le vrai miracle n’est donc pas l’existence du mal, mais l’existence du bien. Le bien, la beauté et l’amour demandent une action délibérée et construite. C’est pourquoi de nombreux philosophes se sont posé la question fondamentale : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » On peut appeler Dieu cette puissance créatrice qui fait surgir la vie et l’amour au milieu du chaos.

La seconde cause du mal : l’humain et la responsabilité

Ésaïe évoque ensuite une seconde source de mal dans l’appel que Dieu nous adresse : « Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour la justice, pour une alliance du peuple, pour la lumière des nations… »

Ici, le mal ne provient plus du chaos naturel, mais de l’injustice, du manque d’alliance et d’empathie. Ces maux sont d’origine humaine. Doté par Dieu de liberté et de capacité créatrice, l’être humain a le pouvoir de faire le bien comme de faire le mal (voir notre réflexion sur la liberté humaine et le mal). L’humain peut parfois devenir la source d’un chaos intentionnel et diabolique en semant la division.

Notre rôle d’allié de Dieu face au mal

Face au mal humain, Dieu nous appelle par les prophètes, par le Christ et par la prière. Il nous donne son souffle et nous rend capables de faire le bien. Dieu n’a pas de mains physiques sur terre : il compte sur nous pour incarner son amour au quotidien.

Il convient donc de distinguer le mal absurde (issu du chaos) du mal méchant (issu des choix humains). Tous deux nous appellent à lutter contre la souffrance, mais le second exige un travail d’éducation, de discernement et de foi pour devenir, avec Dieu, des artisans de paix et de libération.

pasteur Marc Pernot

À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de la notion de Chaos, de l’Alliance, du Bien et l’existence du mal voir les articles dédiés dans notre Petit Dictionnaire de Théologie. Voir aussi l’article sur la Théodicée dans le dictionnaire des mots qui piquent.

Textes de la Bible : Ésaïe 42:1-10

Voici mon serviteur que je soutiens,
mon élu, en qui mon âme se complaît.
J’ai mis mon Esprit sur lui ;
il révélera le droit aux nations.
2 Il ne criera pas, il n’élèvera pas la voix
et ne fera de scandale dans les rues.
3 Il ne brisera pas le roseau qui ploie
et il n’éteindra pas la mèche qui fume ;
il révélera le droit selon la fidélité.
4 Il ne faiblira pas ni ne ploiera pas,
jusqu’à ce qu’il ait établi l’équité sur la terre,
et que les îles s’attendent à sa visée.
5 Ainsi parle Dieu, l’Éternel,
qui a créé les cieux et qui les déploie,
qui étend la terre et ses productions,
qui donne la respiration à ceux qui la peuplent
et le souffle à ceux qui la parcourent.
6 Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour la justice
et je te prends par la main,
je te protège et je t’établis
pour une alliance du peuple,
pour la lumière des nations,
7 pour ouvrir les yeux des aveugles,
pour faire sortir de prison le captif
et de leur cachot les habitants des ténèbres.
8 Je suis l’Éternel, c’est là mon nom ;
je ne donnerai pas ma gloire à un autre
ni mon honneur aux statues.
9 Les premiers éléments sont là,
il en vient de nouveaux ;
moi je vous les annonce avant qu’ils ne germent.
10 Chantez à l’Éternel un cantique nouveau !

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En écho à ce texte :

10 Commentaires

  1. Jérémie dit :

    Merci beaucoup pour ce message, qui permet, je trouve, de concilier foi et raison. Je me retrouve dans cette approche. Ceci dit, elle conduit à abandonner l’idée d’un Dieu tout-puissant, très ancrée dans l’église encore aujourd’hui. C’est donc faire un pas de géant que d’adopter cette façon de voir. Au-delà, une question demeure pour moi : ce que vous écrivez revient-il à dire que Dieu ne serait pas à l’origine du chaos ? Le chaos le précèderait ? Donc il y aurait un « autre chose » avant Dieu ? J’aime pourtant l’idée d’un Dieu « de toute éternité ».

    1. Marc Pernot dit :

      Je suis très attaché également à la double éternité de Dieu : je pense qu’il est depuis toujours et pour toujours. Cela n’est absolument pas remis en cause ici.

      Effectivement, le début de la Genèse s’ouvre sur deux réalités en présences : Dieu et le chaos. L’un comme l’autre peuvent exister sans avoir de créateur, à la fois scientifiquement que philosophiquement, il me semble.

      La notion de « création ex nihilo » est relativement récente et n’est pas évidente dans ce passage. Du point de vue théologique, cela me gênerait beaucoup que Dieu soit à l’origine du chaos, car c’est le diabolique qui, par définition même du mot « diable », est à l’origine du chaos. Dieu, lui, rassemble, construit, distingue.

  2. Pascale dit :

    Cette prédication mérite vraiment d’être partagée avec le plus grand nombre. La première fois que j’ai lu la réponse que vous donnez à la question du « pourquoi le mal ? », j’ai pu sortir d’une impasse douloureuse. Pour moi, c’est la réponse la plus satisfaisante, tant d’un point de vue intellectuel, que spirituel ou éthique. Sur le plan intellectuel, c’est assez cohérent, du moins à notre échelle (à l’échelle de l’univers il reste tout de même, entre autres, le problème de la fin inéluctable de l’humanité, si elle ne s’est pas autodétruite auparavant). Du point de vue spirituel, une telle vision du mal a en particulier l’immense avantage de pouvoir se tourner vers Dieu dans la plus grande confiance. Enfin, du point de vue de l’éthique, cela nous incite à nous retrousser les manches pour faire reculer le mal, rejoignant ainsi toute personne désirant œuvrer pour le bien, qu’elle se réfère à Dieu, ou non.
    Finalement ce qui me paraît étonnant, c’est qu’il puisse y avoir, sur cette question si essentielle, autant de réponses différentes au sein même du christianisme. Ici, vous vous appuyez sur un texte d’Esaïe. L’Ancien Testament est constitué d’écrits dont la rédaction s’étale sur des siècles, et qui concernent des personnages, historiques ou mythiques, bien différents. Il est donc particulièrement pluriel. Mais le Nouveau Testament se réfère uniquement à Jésus, lui qui a fondamentalement cherché à nous réconcilier avec Dieu, à nous faire comprendre la profondeur de l’amour de Dieu. Essayer de résoudre la question du mal me paraît indispensable à une recherche sincère de Dieu. On peut alors se demander si Jésus a laissé cette question plus ou moins ouverte, ou si c’est nous (nous, c’est à dire les premiers témoins, les penseurs qui se sont succédés au fil des siècles, et chacun d’entre nous) qui avons du mal à recevoir son message. Les théories élaborées ont-elles été le fruit d’une recherche sincère, ou bien ont-elles été au service d’autres intérêts ? Par exemple, il me paraît clair que dans les évangiles, Jésus exclut le mal comme étant une punition. Et pourtant cette notion a encore la peau dure.

    1. Marc Pernot dit :

      Merci beaucoup, Pascale,

      Il y a quantité de raisons qui font que d’autres théories existent sur la question de l’existence du mal. C’est pourquoi cette question est très discutée et qu’elle a reçu un nom spécial (théodicée).

      Il existe deux gros points de résistance, à mon avis :

      • La toute-puissance et le fantasme ultime : nous savons bien que nous ne sommes pas tous puissants, mais la théologie d’un Dieu tout-puissant nous permet d’espérer pouvoir le séduire et de profiter dans une certaine mesure de notre toute-puissance, alors ayant Dieu comme sous nos ordres et par notre prière ardente. C’est très pratique.
      • La théorie d’un Dieu capable de faire le mal, et nous en menaçant, est un formidable levier de propagande et de manipulation. Alors que si l’on dit, comme je le fais ici, de toute façon Dieu vous aime et vous sauve, on peut avoir peur que les gens aient plus envie d’aller chercher des champignons que d’aller à l’église le dimanche matin.

      Vous avez tout à fait raison sur le pluralisme de la Bible, il existe des passages, même dans le prophète Ésaïe, où il est dit que Dieu est capable du bien comme du mal. C’est à mon avis un reste de ce dualisme qui précède le monothéisme des Hébreux. Dans ce passage du polythéisme au monothéisme, il y a eu comme une intégration de tous les dieux du Panthéon dans un seul grand Dieu. Dans ce passage, il a donc pu rester un certain dualisme intégré au seul Dieu : c’est alors un dieu qui est capable aussi bien de faire le bien que de faire le mal.

      La création dans le livre de la Genèse est bien monothéiste, strictement, avec un dieu qui ne fait que du bien et qui suscite une évolution positive à partir du chaos. Mais certaines lectures de ce texte affirment qu’on doit le lire comme parlant du passé, et transforment cette lecture-là en une obligation pour les paroissiens. Chacun son goût. Mais il existe évidemment bien d’autres lectures de ces textes, en particulier, celle d’une création continuée en permanence. Les appuis à une telle interprétation sont nombreux, comme par exemple le chapitre d’Ésaïe que je lis ici, mais aussi bien d’autres textes, par exemple le psaume 121 qui dit aussi que Dieu est sans cesse en train de créer le ciel et la terre (en tout cas c’est ce qui est marqué dans l’hébreu).

      Pour réfléchir sur la question du bien et du mal dans l’existence, j’aurais pu partir d’autres textes de la Bible, par exemple des paraboles du semeur et du bon grain et de l’ivraie, ou du chapitre 9 de l’Evangile selon Jean, ou de passages des lettres de Paul…

      Pour ce qui est de la fin de notre humanité, et en tout cas de la fin de notre planète, c’est vrai. Toute chose en ce monde est temporaire. Mais bien souvent, on voit que l’évolution se donne de multiples tentatives, pas une seule unique. Par conséquent, la fin de la Terre n’est pas la fin de l’univers, il y a très probablement des milliers d’autres endroits dans cet univers où non seulement de la vie est apparue (et est en train d’apparaître), mais où de la conscience et de la capacité à aimer existent.

  3. Michael dit :

    Je le permets de vous écrire suite à la lecture de cette prédication. Elle a alimenté ma réflexion face à cette grande question du mal et de la souffrance qui me préoccupe depuis longtemps.

    Le sujet me bouleverse particulièrement à l’heure actuelle, alors qu’il me faut affronter la maladie et la souffrance d’un proche qui me renvoie à cette question « où est-il ton Dieu? »

    J’ai beau étudier la Bible et la théologie depuis quelques années, je me trouve bien démuni face à ce « cri » si tragiquement humain. Que répondre à part que Dieu est présent dans cette épreuve et qu’il aime? Bien maigre consolation pour celui qui souffre.

    Votre prédication m’a aidé à ne pas perdre pieds moi-même. J’adhère à votre lecture d’Esaïe 42,1-10 et à l’idée d’une Création toujours en devenir.
    Mais alors pourquoi dans la Genèse est-il dit que Dieu se reposa le 7e jour, après avoir achevé cette dernière (Gn 2,1)? Est-ce pour abandonner à l’être humain la poursuite de la création? Pourtant, seul, ce dernier ne saurait rien faire…

    Merci pour votre blog qui donne à la théologie un visage concret et humain qui lui fait trop souvent défaut.

    1. Marc Pernot dit :

      Cher Michael

      En pensée avec vous tous face à cette maladie de cette personne proche.

      Effectivement, Dieu est avec cette personne, il est avec vous pour l’entourer aussi de la meilleure des façons, il est avec les équipes de soignants, avec les chercheurs.

      Ce n’est pas une aide négligeable. Dans le long terme, mais aussi à court terme. Ce n’est pas une baguette magique qui élimine la maladie en un instant, mais le corps d’une personne se défend mieux contre la maladie quand la personne est plus forte moralement, et en ce domaine, le spirituel joue un rôle important.

      En ce qui concerne le récit de la Genèse, il est effectivement écrit au passé. Si l’on comprend que la création est encore en cours, ce récit de la Genèse est alors à lire comme un futur antérieur : il se place à la fin des temps, quand tout sera accompli, « lorsque‭ toutes‭ choses lui‭ auront été soumises‭ », et décrit alors au passé comment Dieu a pu en arriver là, et comment, enfin, il aura pu prendre du repos.

      Mais pour l’instant Genèse 1:1 est encore d’actualité : Dieu, par son souffle créateur, continue à se rendre présent à la surface du chaos, de toute occurrence du chaos. Dieu n’arrête pas une seconde de créer, comme le dit Jésus : « ‭Mon‭ Père‭ agit‭‭ jusqu’à‭ présent‭ ; moi‭ aussi, j’agis. » (Jean 5:17).

      En même temps, ce récit n’est pas seulement un récit de ce qui est en train de se passer, il est aussi écrit pour nous qui sommes faits à l’image de Dieu, créateurs. Avec Genèse 1:1-2, nous sommes appelés à nous rendre présents dans les situations de chaos sans nous laisser submerger par le chaos. Avec Genèse 1:3 nous sommes appelés à une mise en lumière de la situation, afin de pouvoir discerner en vérité la situation. Avec la suite, nous sommes appelés à ouvrir un espace vivable, et que la vie émerge. Et avec Genèse 2:1, nous sommes appelés à prendre du repos le 7e jour : à savoir créer et à savoir faire Shabbat.

      Ce récit est donc à lire au présent mais aussi à l’impératif, ou au subjonctif : dans la mesure où nous sommes avec Dieu, nous pouvons… nous rendre présent, mettre en lumière, faire avancer la situation et la rendre vivable, participer à faire émerger de la vie, et faire place à un véritable repos aussi.

      Cette question « où est-il ton Dieu ? » est une question fondamentale à vivre par l’intelligence et par la prière. Elle ouvre à l’émerveillement et à la louange. Elle peut aussi nous permettre de dire, parfois, comme Jésus et David avant lui : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et laisser une chance à Dieu de nous répondre comment il ne nous a jamais abandonnés et ne nous abandonnera jamais.

      En compassion avec votre parent qui souffre dans sa santé et qui se réjouit de vous avoir si compatissant. Dieu vous bénit et vous accompagne.

  4. Gratien dit :

    Magnifique sermon, qui contient en germes des éléments de réponse à une question essentielle, merci !

  5. François dit :

    Personnellement, je me sens tout petit en face de Dieu. Je ne le connais que mal, c’est-à-dire que je ne sais de lui que les dires des personnes généralement bien renseignées, les prophètes, et puis son fils, évidemment. Il en ressort que Dieu, qui est tout puissant, a choisi la meilleure place pour nous guider : notre conscience, à nous, aussi divers que nous soyons. Mais le lien avec le Mal ?
    Voici. En chaque lieu de la Création, il y a des animaux, des plantes, des vers, des … choses que nous ne connaissons pas, et qui pourtant s’agitent autour de nous. Je ne suis pas éloigné de croire qu’ils ont un (des ?) cerveaux. Mais à quoi peut correspondre le « mal » pour eux ? Avoir faim, ne pas trouver de moyen de perpétuer l’espèce… ?
    Peut-être autre chose, je ne sais pas. Mais certainement pas le recours à un chaos imprévisible, ni la perspective d’un abandon un jour ou l’autre, ou pour l’éternité. Et d’ailleurs, pour eux, et pour nous aussi, que recouvre ce concept d’ « éternité » ? La vie éternelle ?
    Contentons nous d’abord de vivre la vie qui nous a été donnée, c’est un don gracieux de Dieu, sachons lui en rendre grâces, ce serait de bon goût.

  6. Yolande dit :

    Jésus Christ serviteur de Dieu est la lumière du monde qui répond au mal par l’amour et la justice 🙏

    1. Marc Pernot dit :

      Oui ! Et cette justice ne consiste pas à éliminer l’e pécheur, mais elle consiste à le rendre juste, comme le berger porte la brebis perdue. Dieu vous bénit et vous accompagne

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