copie d'écran du short sur la théodicée
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Pourquoi le mal existe 🤯 ? alors que Dieu est bon 😇 ?

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Une réflexion à partir de la parabole du bon grain et de l’ivraie sur la coexistence du bien et du mal, la liberté humaine, la création continue et l’action patiente de Dieu.


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Transcription de la vidéo :

Jésus répond à cette question philosophique classique à son habitude en racontant une parabole, celle du bon grain et de l’ivraie que vous trouverez dans les Évangiles. Il présente un champ où pousse du bon blé mêlé à de mauvaises herbes. C’est le reflet de notre monde et de notre vie. Cherchons ce que Jésus nous raconte avec cette histoire.

1. Le mal ne vient jamais de Dieu

Premièrement, le mal ne vient jamais de Dieu. Il ne sème que de bonnes graines, il n’envoie ni souffrance ni catastrophe, ni pour punir ni pour tester bien sûr.

2. La création est encore actuellement en cours

Deuxièmement, la création est encore actuellement en cours. Jésus présente Dieu comme un semeur dans le présent qui envoie sans cesse de bonnes graines dans le monde. Il faut ensuite le temps que ça pousse et du coup, il manque encore du bien en ce monde. C’est pourquoi Jésus prie pour que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel car on est encore loin du compte.

3. La responsabilité de la liberté humaine

Troisièmement, l’autre part du mal vient de l’humain. Jésus dit que les mauvaises herbes viennent d’un homme ennemi. Pas de diable ici, mais de l’humain, semé merveilleux et libre, choisissant malheureusement parfois la méchanceté, ce qui cause bien des souffrances.

4. Dieu protège notre bon fond

Et enfin quatrièmement, Dieu protège notre bon fond. On ne peut pas aller plus vite que la musique. Le bien et le mal coexistent en nous. Arracher le mal maintenant détruirait notre personnalité entière. Alors comment faire ? Dieu fait un travail de patience pour nous aider à nous améliorer. Il ne détruit pas, il soigne, il accompagne et il espère que nous ferons avec lui avancer le monde dans le bon sens.

pasteur Marc Pernot

Notes :

Une question classique en philosophie : la théodicée

Épicure, philosophe grec du IIIe siècle avant Jésus-Christ, a formulé ce paradoxe célèbre :

Si Dieu veut empêcher le mal, mais n’en est pas capable ?
Alors il n’est pas tout puissant.

Si Dieu est-il capable d’empêcher le mal, mais ne le veut pas ?
Alors il n’est pas bon.

Si Dieu est-il à la fois capable et bon ?
Alors d’où vient le mal ?

Et s’il n’est pas capable ni bon ?
Alors pourquoi l’appeler Dieu ?

C’est la question de la théodicée.

Elle est loin de ne pas avoir de réponse, elle en a de multiples selon ce que l’on entend par « Dieu ».

Chaque fois que l’on répond que cette question de l’existence du mal n’a pas de réponse, que c’est le mystère de Dieu ou autre pirouette pour ne pas répondre, on ridiculise le Dieu de l’Évangile, on le soupçonne de crimes ou pour le moins d’une non-assistance à personne en danger. Or, il y a des réponses. Oui, Dieu est bon et il existe du mal et de la souffrance sur terre, comme nous le notons tous chaque jour.

Pour aller plus loin sur cette question, voir l’article « théodicée » dans notre dictionnaire des mots qui piquent, et l’article sur « l’existence du mal & de la souffrance » dans notre petit dictionnaire de théologie.

 

La parabole du bon grain et de l’ivraie : Matthieu 13:24-43

La parabole :

Jésus leur proposa cette autre parabole : Il en va du règne des cieux comme d’un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. 25 Pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe au milieu du blé et s’en alla. 26 Lorsque l’herbe eut poussé et produit du fruit, la mauvaise herbe parut aussi. 27 Les esclaves du maître de maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y ait de la mauvaise herbe ? 28 Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les esclaves lui dirent : Veux-tu que nous allions l’arracher ? 29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez le blé en même temps. 30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson ; au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez-la en gerbes pour la brûler, puis recueillez le blé dans ma grange.

Sur cette parabole en particulier, vous pouvez voir :

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