
Parler en langues et baptême de l’Esprit : faut-il le vivre pour croire ?
Le parler en langues est-il le signe obligatoire du baptême de l’Esprit ? Un pasteur répond : à la Pentecôte, l’Esprit rend les paroles compréhensibles par tous, à l’inverse de Babel. Ce qui compte vraiment, c’est la capacité à aimer et à espérer, bien plus qu’une pratique spectaculaire.
Question posée :
Bonjour chers pasteurs,
Je bénis notre Dieu pour avoir découvert votre site, ma question est la suivante : le parler en langues est un don de l’Esprit et le signe de la présence de Dieu (baptême de l’Esprit) à la Pentecôte. Je voudrais savoir :
- Si le parler en langues est le seul signe du baptême de l’Esprit ; si oui, alors pourquoi tous les chrétiens ne parlent pas en langues ? Si non, quels sont les autres signes et comment les reconnaître ?
- Peut-on accepter un pasteur qui ne parle pas en langues ?
- Le parler en langues n’est-il pas un don pour tout le monde ? Est-il important que tout le monde parle en langues ?
Dans l’attente de vous lire bientôt, que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous bénisse. Merci.
Réponse d’un pasteur :
Bonsoir Madame,
La Pentecôte, inverse du charabia de Babel
À la Pentecôte, quand l’Esprit est donné aux disciples, ils s’expriment et tous, même les étrangers, entendent comme si c’était dans leur propre langue maternelle. Les apôtres parlent dans une langue qui est comprise universellement. C’est donc exactement l’inverse du charabia évoqué par l’apôtre Paul (1 Corinthiens 14), et c’est pourquoi l’apôtre Paul n’est pas très enthousiaste à propos de ce genre de transes mystiques. Si ce genre de pratiques aide certaines personnes dans leur foi, c’est bien, surtout si, comme le dit Paul, ces personnes le pratiquent en privé. C’est plutôt dans le récit de Babel (Genèse 11:7) que l’on voit des personnes parler sans que d’autres puissent comprendre ce qu’elles racontent…
Par ailleurs, Jésus n’a apparemment jamais pratiqué cette sorte de langage que les gens ne comprennent pas, et il n’a jamais recommandé de le pratiquer.
Je ne vous donne donc vraiment aucune raison d’exiger cette pratique d’un pasteur, ni de l’exiger des paroissiens. Il n’y a pas de raison non plus de dire qu’une personne qui saurait faire cela aurait plus de foi, serait plus bénie ou particulièrement inspirée par Dieu qu’une autre qui ne le pratique pas. Chacun son style.
Le vrai langage universel de Jésus : la compassion
Quel langage universel parlait Jésus ? Celui de la compassion, celui du respect de la personne, celui de la vérité d’être et de relation avec Dieu et avec les humains. Le langage de l’Esprit est une façon de s’exprimer qui rejoint l’autre, qui lui parle, qui le nourrit et le rend meilleur. C’est bien plus un geste, une attitude, une façon d’aller vers l’autre et de faire en sorte qu’il se sente digne de vivre et d’être heureux, d’être béni. Et cela, oui, ce serait bien d’avoir un pasteur qui soit ainsi dans son église.
Comment reconnaître que quelqu’un a reçu l’Esprit ?
Ensuite, comment reconnaître qu’une personne a reçu l’Esprit ? Je pense que c’est dans l’autre sens qu’il faut lire cette question. En Christ, cette promesse de Dieu s’accomplit : « Je répandrai mon Esprit sur toute personne » (Actes des apôtres 2:17-18 ; Ésaïe 44:3 ; Joël 2:29). Par conséquent, la question n’est pas de savoir si Dieu a donné son Esprit à telle personne individuelle, puisqu’il l’a donné, selon sa promesse. La question est plutôt de discerner nous-mêmes, par l’Esprit, comment la personne que nous avons en face de nous est réellement un frère ou une sœur, membre du corps du Christ, ayant reçu sa part d’Esprit-Saint (bien plus qu’elle ne le pense elle-même). Cela se manifeste dans la personne comme une capacité à aimer et à espérer, ne serait-ce que comme un début de petit germe.
Ce regard que nous pouvons porter sur la personne en face de nous n’est pas de la juger : c’est aller à la recherche de ce qui est merveilleux en elle, au-delà de l’écorce parfois rugueuse, voire venimeuse.
Que Dieu vous bénisse et vous accompagne, vous, votre église, et ses pasteurs.
À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel du baptême voir l’article dédiés dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
En écho à ce texte :
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J’ai une question sur le « parlé en langue » que l’on retrouve dans les Actes, est-ce obligatoire ?
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Je me pose quelques questions sur le Saint Esprit. J’attends la Pentecôte avec curiosité.
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Je « parle en langues », un pasteur m’a dit que c’était anti-biblique, est ce que je dois arrêter ?

Bnsr pasteur
Svp j’aimerais savoir si l’on peut parler en langue le même jour que l’on reçois le baptême du saint Esprit ? J’attends impatiemment votre réponse. Merci
Bonjour
Le « parler en langue » pratiqué dans certaines églises est une façon (facultative et personnelle) d’exprimer sa foi.
Cela n’a rien à voir avec le récit de Pentecôte dans la Bible, où les disciples recevant l’Esprit se mettent à parler et sont alors compris clairement de toute personne dans sa propre langue. Alors que lors du « parler en langue » dans les églises (glossolalie) est en général des mots incompréhensibles. La langue de l’Esprit est, elle, comprise de tout le monde : c’est la langue du cœur, de l’attention à l’autre, de la compassion. L’autre sent quand il est respecté, compris, aimé.
C’est Christ et uniquement lui qui « baptise d’Esprit », alors que Jean Baptiste baptise avec de l’eau. C’est très différent. Aucune église, aucune personne humaine, ne peut prétendre donner le baptême d’Esprit (même s’il . Dieu seul. Cela se reçoit dans l’intimité de la relation d’une personne avec Dieu. Et nous pouvons encore chaque jour demander à Dieu plus de son Esrpit. Car nous ne sommes jamais arrivé au but. Nous sommes encore en chemin. Bien sûr.
Dieu vous bénit et vous accompagne.
Ce site me plait beaucoup. Merci pour la création de ce dernier
Si in cretien ne parle pas an Langue.