J’ai une question sur le « parlé en langue » que l’on retrouve dans les Actes, est-ce obligatoire ?

jeune femme levant les bras au ciel devant la campagne, au matin - Photo by Ben White on Unsplash

Quand aller au culte devient un lieu d’oppression

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour cher pasteur

J’ai une question sur le « parlé en langue » que l’on retrouve dans les Actes.
Le pasteur ou j’allais nous disais que l’on parlait en langue et que nous devions l exprimer , sauf que moi j’étais dubitative a ce propos et le fait de baragouiner, je sentais que je ne voulais pas le décevoir plus que je n’étais en communion avec le Seigneur car je savais au fond de moi que j inventais des mots et je le lui en ai fait part.
Sauf qu’il me disais que c’était normal que je comprenne rien de ce que je disais mais que le seigneur comprenait.
Et aujourd’hui je suis un peu perdue avec ça.
Pourriez vous me faire par de votre enseignement
Je vous remercie

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

La langue de Pentecôte dont il est question dans le livre des Actes au chapitre 2 est exactement l’inverse de la « glossolalie ». En effet, selon la Bible, à la Pentecôte, ils parlaient chacun dans leur propre langue et tout le monde, même des étrangers venant de tous les pays, comprenait facilement comme si c’était dans leur propre langue maternelle. Cette langue de l’Esprit est une langue universelle qui parle à tout le monde, c’est la langue du cœur, celle de la bienveillance, de la joie, du respect de l’autre, de la louange. C’est la langue que l’Esprit-Saint donne à chacun d’exprimer et d’entendre.

Au contraire, il peut exister dans certaines églises une pratique où la personne se met à baragouiner (comme vous dites) un langage peu ou pas compréhensible. C’est donc exactement l’inverse de ce que décrit Actes 2…

Ensuite, une personne qui pratiquerait cette « glossolalie » peut tout à fait le faire, c’est une façon de lâcher prise, et d’exprimer son émotion dans la confiance en Dieu, cela peut être une bonne chose si c’est accompagné par ailleurs de temps plus réfléchis et conscient. Seulement, comme le dit l’apôtre Paul, cela n’apporte pas grand chose aux autres d’assister à cette pratique. Cela trouve à mon avis mieux sa place dans la sphère privée qu’avec de l’assistance. Mais bon, si des personnes aiment se rassembler avec cette pratique en commun, c’est bien leur droit.

Quant à rendre cette pratique obligatoire, ou valoriser cette pratique par rapport à d’autre forme de prière ou de louange, cela ne me semble pas juste. L’important est la sincérité devant Dieu, et nous le voyons bien dans ce que vous dites, pousser les personnes à prier d’une certaine façon qui ne leur correspond pas ne va pas dans le sens de la sincérité. Personnellement, je n’irais pas dans une église qui a ce genre d’attitude avec les fidèles. Ce n’est pas respectueux de la personne, cela pousse à des comportements non sincère, à culpabiliser la population.

Jésus avait une attitude bien plus bienveillante et respectueuse de l’individu, à mon avis. Il conseille d’ailleurs de prier plutôt chacun chez soi, dans sa chambre, porte fermée, dans le secret, notre Père. C’est ce qui garantit la plus grande des sincérités.

Bravo de prier, et de faire confiance à Dieu, bien plus qu’à un pasteur !

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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4 réponses

  1. Cosimo dit :

    Je fréquente les Assemblées de Dieu et je ne jamais entendu un Pasteur qui forçait un fidèle à parler en langue . D’autre part Paul est clair quand il exhorte à ne pas empêcher de parler en lange , il ne faut donc ni empêcher ni forcer.

    • Marc Pernot dit :

      Merci pour ce témoignage.
      Il me semble bon aussi de ne pas valoriser telle type d’expression de la foi par rapport à une autre, comme si ceux qui l’expriment de telle ou telle façon avaient plus la foi, ou plus d’Esprit Saint que d’autres… Chacun sa personnalité et il n’y a pas une personnalité qui serait plus digne, ou plus valable, ou plus aimée de Dieu qu’une autre. Heureusement.

      • Marie dit :

        Merci pour votre avis équilibré et ouvert. Pendant une vingtaine d’années j’ai fréquenté une église pentecôtiste, sans avoir eu envie d’ exercer ce don spirituel jusqu’au jour où j’ai eu un déclic : si l’apôtre Paul parlait en langues et que la bible en parle, c’est bien que cela a une utilité ! J’ai donc prié et persévéré pour le recevoir et ensuite j’ai continué pour l’interprétation des langues (qui n’est pas une traduction) pour pouvoir être utile dans l’assemblée, car c’est aussi un signe pour les non croyants.
        Je suis témoin, qu’un frère parlait en langues en anglais sans l’avoir jamais appris.
        J’ai aussi chanté en langues après une opération, au réveil devant les infirmières intriguées qui ont été évangélisées par ce biais. On est poussé par l’Esprit, mais on a toujours le choix de l’exercer ou non, c’est très important !
        Je suis une simple chrétienne, sans prétention et vous partage mon vécu qui est vérifié par la bible.
        Il s’agit du plus petit des dons spirituels différent du don naturel ( celui qui est doué pour les langues et la traduction)
        bien que les deux viennent du Saint-Esprit, mais à des niveaux différents de l’ être……..

  2. Dany Dufour dit :

    La foi dans la prière et la sincérité de la demande sont bien plus puissants que des paroles forcées à la volée. Moi qui découvre doucement des choses par l’Esprit de Dieu, je pense que ce même Esprit ne obligera rien du tout dans ma prière du moment qu’elle est dirigée vers le Seigneur dans sa plus.grande sincérité Vouloir faire bien par e que c’est exigé est totalement hors propos et me semble il sectaire. Dieu EST Dieu PROJETE et Dieu DONNE COMME PARTAGE Tout est dirigé.dans sa simplicité sur l’homme et d’abord et avant tout par amour pour lui N’oublions pas : Dieu nous a donné Jésus et jamais il ne l’a imposé

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