
« Mais en venant, le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:8)
Jésus est plutôt une personne positive. Il reconnaît même la foi d’un païen invétéré (un centurion romain, Luc 7:9), il est confiant dans le salut même de la plus perdue des brebis perdues (Luc 15:5). Mais on sent dans cette parole que Jésus a pris un petit coup au moral.
Trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ? Il trouvera de la religion et des idéologies, ça, oui, certainement, c’est pourquoi dans le verset suivant il parle pour les personnes « persuadées d’être des justes et qui méprisaient les autres. » Il s’attend donc à trouver des personnes plutôt étroites d’esprit, persuadées que leur église, leur parti, leur idéologie, leurs rites et leurs dogmes, leurs valeurs sont LA vérité. Jésus voit plus de foi dans le cœur de ce païen qui cherche que dans celui d’un intégriste patenté.
En même temps, ce n’est pas pour les autres que Jésus dit cela. Être lecteur de la Bible, être à l’écoute du Christ, c’est entendre pour soi la parole dite.
La foi comme un mouvement continuel
Le Fils de l’homme, c’est ici le Christ, il est l’acte de Dieu « venant » à nous pour nous aider à vivre d’une manière authentiquement vivante. Le participe présent de ce verbe « venant » montre que c’est un état, que c’est sans cesse que Dieu vient à nous de la sorte. C’est un processus et cela est une bonne nouvelle : Christ « ne revient pas pour juger les vivants et les morts », mais Dieu nous rejoint là où nous en sommes. Et comme tout médecin, il commence par un petit bilan de santé : le poumon ? Le cœur ? Bilan sanguin ? Et la foi, dit Jésus ? Est-ce qu’en venant à nous il trouvera de la foi ? Pas de la religion, pas des certitudes, pas des titres, mais de la foi ? Vous savez ce quelque chose qui nous aiguillonne pour chercher, au-delà de la surface, la source qui palpite de vie, qui suscite en nous le désir de prier, de rendre grâce d’exister, de marcher avec Dieu, d’agir.
Une présence au cœur de nos réalités
Mais pourquoi alors ce petit moral que Jésus ose montrer ? Il sait de quoi l’humain est fait, lui qui a connu les tentations ordinaires de l’humain vivant en ce monde. Il sait ce que nous traversons comme difficultés spirituelles, parfois, nos difficultés pour nous ajuster à la vie et à nous accorder à Dieu. Or, il n’est pas impossible que les conditions de la foi soient particulièrement difficiles actuellement pour nous. Mais nous sommes des héros. Oui, il trouvera de la foi dans notre cœur, dans notre tête, dans nos tripes.
par : pasteur Marc Pernot
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En écho à ce texte :
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« La foi, mais pour quoi faire ? » (Luc 17:5-10) par la pasteure Elisabeth Schenker
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Monsieur le pasteur : comment savoir si j’ai la foi ? (Jean 3:16-18 ; Luc 7:36-50)
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« Dès que les arbres bourgeonnent : vous savez de vous-mêmes, que déjà l’été est proche » (Luc 21:30)



La foi n’a rien à voir ni de près ni de loin avec une vérité possédée, à supposer même que cela soit possible (de posséder une vérité).
MERCI POUR CE MESSAGE 🙂🙏🌄
Il me va droit au coeur.
Belle continuation et mon meilleur message.