Si le « parler en langue » est le signe du baptême de l’Esprit, pourquoi tous les chrétiens ne le font pas ?

Comment savoir si une personne a reçu l’Esprit-Saint ? Regardez bien…

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour chers Pasteurs

Je béni notre Dieu pour avoir découvert votre site, ma question est la suivante :
Le parler en langue est un don de l’Esprit et le signe de la présence de Dieu (Baptême de l’Esprit) à la Pentecôte. Je voudrais savoir:

  1. si le parler est le seul signe du baptême de l’Esprit, si oui alors pourquoi tous les chrétiens ne parlent pas en langue, si non quels sont d’autres signes et comment le reconnaître?
  2. Peut on accepter un pasteur qui ne parle pas en langue?
  3. le parler en langue n’est il pas un don pour tout le monde, est il important que tout le monde parle en langue?

Dans l’attente de vous lire bientôt, que notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous bénisse
Merci

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir Madame

A la Pentecôte, quand l’Esprit est donné aux disciples, il s’expriment et tous, même les étrangers entendent comme étant dans leur propre langue maternelle. Les apôtres parlent dans une langue qui est comprise universellement. C’est exactement donc l’inverse du charabia évoqué par l’apôtre Paul (1Corinthiens 14), et c’est pourquoi l’apôtre Paul n’est pas très chaud pour ce genre de transes mystiques. Si ce genre de pratiques aide certaines personnes dans leur foi : c’est bien. Surtout si, comme le dit Paul, ces personnes pratiquent cela en privé. C’est plutôt dans le récit de Babel (Genèse 11:7) que l’on voit des personnes parler sans que d’autres puissent comprendre ce qu’elles racontent…

Par ailleurs, Jésus n’a apparemment jamais pratiqué cela cette sorte de langage que les gens ne comprennent pas, il n’a jamais recommandé de pratiquer cela.

Je ne vous donc vraiment aucune raison d’exiger cette pratique d’un pasteur, ni de l’exiger des paroissiens. Il n’y a pas de raison non plus de dire que telle personne qui saurait faire cela aurait plus de foi, serait plus bénie ou particulièrement inspirée par Dieu que telle autre qui ne le pratique pas. Chacun son style.

Quel langage universel parlait Jésus ? Celui de la compassion, celui du respect de la personne, celui de la vérité d’être et de relation avec Dieu et avec les humains. Le langage de l’Esprit est une façon de s’exprimer qui rejoint l’autre, qui lui parle, qui le nourrit et le rend meilleur. Cela est bien plus un geste, une attitude, une façon d’aller à l’autre et de faire qu’il se sente digne de vivre et d’être heureux, d’être béni. Et cela, oui, ce serait pas mal d’avoir un pasteur qui soit comme cela dans son église.

Ensuite, comment reconnaître qu’une personne a reçu l’Esprit ? Je pense que c’est dans l’autre sens qu’il faut lire cette question. En Christ, cette promesse de Dieu s’accomplit : « Je répandrai mon Esprit sur toute personne » (Actes des apôtres 2:17-18 ; Ésaïe 44:3 ; Joël 2:29). Par conséquent, la question n’est pas de savoir si telle personne individuelle Dieu a donné son Esprit puisqu’il l’a donné, selon sa promesse. La question est de nous-même discerner par l’Esprit comment la personne que nous avons en face de nous est réellement un frère ou une sœur, membre du corps du Christ, ayant reçu sa par d’Esprit-Saint (bien plus qu’elle ne le pense elle-même). Cela se manifeste dans la personne comme une capacité à aimer et à espérer. Ne serait-ce que comme un début de petit germe.

Ce regard que nous pouvons avoir sur la personne en face de nous n’est pas de la juger, c’est aller à la recherche de ce qui est merveilleux dans cette personne, au delà de l’écorce parfois rugueuse, voire venimeuse.

Que Dieu vous bénisse et vous accompagne, vous, votre église, et ses pasteurs.

par : pasteur Marc Pernot

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