
« La grâce et la paix sont à vous par celui qui est, qui était et qui vient ! » (Apocalypse 1:4)
Apocalypse 1:4 traduit le nom mystérieux de Dieu, YHWH, par « celui qui est, qui était et qui vient ». Une méditation sur la permanence, l’éternité et la surprise toujours neuve de Dieu, source de grâce et de paix.
Verset :
↪ « La grâce et la paix sont à vous par celui qui est, qui était et qui vient ! » (Apocalypse 1:4).
Le nom mystérieux de Dieu : YHWH
Plus précisément, mot à mot, Jean parle ici de Dieu en l’appelant mystérieusement de « l’étant, celui qui était, et le venant ». Jean traduit ainsi magnifiquement le nom donné parfois à Dieu dans la Bible hébraïque : YHWH. Ce nom se prononçait à l’origine « Yahou », joyeusement, avant que les Hébreux ne cessent de prononcer ce nom en un geste de respect devant Dieu, indiquant par là que nul ne peut prétendre le connaître complètement. Ce mot YHWH est construit sur la base du verbe être, seulement ce verbe est mis à une conjugaison étrange, mêlant à la fois le passé, le participe présent et le futur.
« L’étant » et « celui qui était » : présent et passé de Dieu
Jean traduit ici effectivement en grec YHWH par un participe présent, « l’étant », qui dit la permanence de Dieu et sa fidélité inoxydable pour nous. Jean traduit effectivement YHWH avec le passé « celui qui était », disant que Dieu n’a pas d’origine, qu’il existe depuis toute éternité alors que nous sommes les enfants des générations passées, de la terre et de Dieu. Pour le futur, nous attendions « celui qui sera », mais non :
« Le venant » : un Dieu de surprises
Jean traduit le futur de YHWH par « le venant », celui qui ne cesse de venir et qui toujours viendra encore. C’est une théologie intéressante, qui laisse effectivement place à la surprise d’un Dieu qui sans cesse vient avec du neuf à nous apporter, du neuf à découvrir de lui dans notre propre vie. C’est une bien belle façon d’exprimer une théologie humble et confiante. Dieu est un Dieu de bonnes surprises, avec à chaque fois une découverte plus profonde.
C’est pourquoi, dans la prière et dans la réflexion, il me semble bon de rester ouvert, disponible à ce que Dieu voudra nous apporter. Ce sera inattendu et, de toute façon, ce sera le meilleur possible compte tenu des circonstances. Ce sera une manifestation de sa grâce (de son amour inconditionnel pour nous en particulier), et ce sera une source de paix bien réelle. Grâce à lui qui évolue ainsi sans cesse, nous pourrons évoluer d’une belle façon.
L’Apocalypse : de la bénédiction à la paix
Et au passage, remarquons que l’Apocalypse commence par une bénédiction ; elle trouve sa conclusion dans ses deux derniers chapitres avec une vision de paix, d’harmonie et d’ouverture. Cela nous donne les clefs de lecture de ce texte étrange : on peut l’interpréter comme on l’entend, mais à condition que cela cadre avec cette action de Dieu qui consiste à nous bénir et à nous apporter la paix.
par : pasteur Marc Pernot
Aller vers la liste des simples versets médités
À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de l’Apocalypse voir les articles dédiés dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
Vous pouvez partager en commentaire ce que ce verset vous dit, à vous, aujourd’hui…
En écho à ce texte :
-
Éternel – YHWH
-
« Célébrez l’Éternel, car il est bon, et sa grâce est pour toujours ! » (Psaume 118:1)
-
« Amen, viens, Seigneur Jésus ! La grâce du Seigneur Jésus est avec tous. » (Apocalypse 22:20-21).

Bonjour Marc
Les versets 7 et 8 parlent ils d’un futur retour du Christ ?
Belle journée
C’est dans nos cœurs, notre conscience que le Christ vient, par l’Esprit.
Par ailleurs, cette expression « celui qui est, qui était, et qui vient » est une remarquable et précise traduction du tétragramme YHWH (Yahweh) du nom de Dieu dans la Bible hébraïque, car ce mot est la racine du verbe « être » associant tous les temps de ce verbe.