Que pense Dieu de la sexualité avant le mariage ?

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6 réponses

  1. oceane ANO dit :

    merci bcp vous venez de me repondre sur toutes mes questions

  2. ARISTIDE NODEDE dit :

    Je vous en remercie, j’étais toute confuse, j’avais besoin d’être éclairci, et je l’ai énormément été.
    Que DIEU vous bénisse, je partagerai cette page aux personnes qui comme moi sont confuses.

  3. anakin29 dit :

    Bonjour,

    je suppose que Dieu dit de faire l’amour et d’avoir des relations sexuelles que pour avoir des enfants. Donc un couple doit faire l’amour au minimum tous les 9 mois(ou jamais si le couple ne veut pas d’enfant?).
    et les couples sont censés durer? sans sexualité?

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour,

      Selon la Bible, Dieu ne dit pas “d’avoir des relations sexuelles que pour avoir des enfants”. C’est une légende, c’est du moralisme venu d’ailleurs.
      Par exemple tout un livre de la Bible, le Cantique des cantiques, est un poème très sensuel entre deux amoureux qui se cherchent, se courent après, et se retrouvent au lit, décrivant les délices du parfum de l’autre et de son corps. Ce poème parle ainsi de la sexualité en la valorisant comme une bénédiction, et il n’y est absolument pas question de procréation. Il y est question d’amour mutuel et de sensualité. De plus, ce poème est à double sens, il parle de cette bénédiction de l’amour entre deux personnes dans toutes les dimensions de leur être, c’est vrai, et en plus ce poème est de bout en bout une allégorie de l’amour de Dieu pour l’humain et de l’humain pour son Dieu. Et cette façon de faire de la théologie est appelée par la Bible : “cantique des cantiques”, c’est à dire le plus beau des chants, le plus élevé, le plus juste, le plus saint. C’est dire comme nous sommes dans la Bible aux antipodes de ce que vous avez supposé sur l’interdiction par Dieu du sexe sans but de procréation.

      Cette idée ne vient pas de la Bible, mais il est vrai que cette idée ne vous vient pas de nulle part. Cela est venu dans certaines formes de christianisme par influence de certains philosophes grecs. En effet, le christianisme est né dans un milieu culturel nourri par la pensée Biblique où le corps et les plaisirs du sens sont des bénédictions de Dieu. Ensuite, le christianisme s’est développé dans l’empire romain profondément nourri de pensée grecque. Le résultat est que notre culture chrétienne est devenue gréco-hébraïque, ou philosophico-biblique. Je pense que la philosophie grecque est un trésor phénoménal, et nous apporte des outils précieux pour penser le monde, la vie, l’existence et la Bible, l’Evangile. Cela ne veut pas dire qu’il faille toujours abandonner certains points de vue bibliques pour préférer le point de vue de tel ou tel philosophe. On a le droit, bien sûr. Seulement, en ce qui concerne l’anthropologie (l’idée que l’on se fait de l’humain), il me semble que la Bible et son regard positif sur la vie humaine incarnée, dans cette chair et dans ce temps, est une belle et très féconde façon de voir. Pour certains philosophes grecs, le corps est comme une prison pour l’âme qui est seule divine, pure. La vie des sens, les plaisirs sont alors comme des pièges, nous embourbant dans la vie d’ici-bas. Nous retrouvons cette vision plutôt négative dans le Bouddhisme.

      Bien entendu, si le corps et les plaisirs du corps sont des bénédictions divines, selon l’anthropologie biblique, ce n’est pas pour autant qu’il faudrait faire de ces plaisirs notre dieu, et vivre dans une recherche effrénée de ces plaisirs. Car alors on est dans l’idolâtrie de soi même, l’idolâtrie de la chair, ce qui n’est pas sage ni fidèle. Ce sont des bénédictions, des fruits, mais là n’est pas la source de la vie. Elle est en Dieu. Si on écarte Dieu comme source de vie en pensant la chercher dans notre propre plaisir, c’est un petit peu comme dans le conte de la poule aux œufs d’or : si l’on aime tellement l’or que l’on tue cette poule, on n’a plus ni la poule ni les œufs d’or. Cela veut dire que la recherche, ou l’accueil de ces plaisirs ne fait pas un bon but à notre vie, il vaut mieux que ce soit l’amour (de Dieu, de notre prochain comme nous-même), et accueillir la beauté des bénédictions. Cela a aussi des implications éthiques, si l’on couche n’importe comment avec n’importe qui, ce n’est ni respecter l’autre ni respecter soi-même. Si l’on force son conjoint à avoir des relations sexuelles non désirées, ce n’est ni respecter son conjoint, le plus proche de tous ses prochains, ni se respecter soi-même. Et c’est encore moins ce que l’on peut appeler “aimer”, évidemment.

      Cette idée que le sexe serait quelque chose de sale est assez nocive, je pense, pour la santé psychique humaine. Cela culpabilise inutilement la personne humaine, cela salit un désir que l’on sent comme faisant partie de nous-même, et cela induit que nous sommes un petit peu, mais profondément sale, impur par nature. Ce n’est pas le cas. Ce désir est sain, saint, juste et bon. Comme l’envie de manger de manger un bon petit plat. Bien sûr, nous sommes appelés à domestiquer ce désir de façon constructive mais en lui-même il n’est pas un sale.

      Cette sorte d’obligation du couple à chercher à procréer est aussi profondément nocive, je pense. Comme dans le cantique des cantiques, le couple a sa beauté en lui-même. Vouloir faire un enfant, vouloir élever un enfant est une vocation possible. Elle est assez largement répandue, mais ce n’est pas la seule vocation possible pour un couple. Il y a bien des fécondités possibles pour l’humain, riche de ses mille dimensions. La fécondité physique en est une, il peut y avoir des fécondités extrêmement riches autres que celle-ci. Il existe des personnes qui n’ont pas cette vocation d’élever un un enfant et il serait criminel de leur dire que leur couple en a l’obligation. C’est donc à discuter en couple, si possible avant le mariage, mais aussi après, et doit être absolument respecté par le conjoint qui, lui, aimerait en avoir, ou en avoir plus.

      Ensuite, le couple peut-il exister, peut-il durer sans sexualité ? Oui pour certains couples, bien sûr. Et pour d’autres cela constitue une dimension importante de leur union. Toutes les personnes, tous les couples ne sont pas sur le même modèle. Là aussi, il y a des théories qui sont extrêmement nocives. Que toute personne normale devrait avoir envie de sexe est une injonction qui crucifie certaines personnes, et cela justifie, cela encourage le viol conjugal. Et là dessus, après avoir ardemment soutenu l’anthropologie biblique en ce qui concerne le corps, je dois reconnaître que certains passages des lettres de Paul ont fait d’immenses dégâts. Heureusement que nous avons le droit de ne pas être d’accord avec tous les passages, bien sûr. C’est l’Esprit de Dieu, éclairant notre conscience, notre réflexion, notre lecture de la Bible, notre vocation personnelle, notre façon d’aimer notre conjoint, et de vivre.

      Dieu vous bénit et vous accompagne

  4. Biro Florent dit :

    Nous avons tous le choix.
    par conséquent, nous ne sommes plus libre de vivre comme on le pense, lorsque nous faisons le choix de réellement suivre Dieu.

    L’ Eglise a des écrits en ce qui concerne le sexe hors mariage. C’est un péché.

    Pensons simplement à Marie qu’on aurait lapidé si Joseph l’avait renié pour avoir été enceinte avant de rentrer dans son foyer.

    En Israël, une femme trouvée non vierge lors de sa nuit de miel devrait être lapidée, autrement dit, c’était un péché.

    Aussi si chacun devrait laisser sa propre conscience le guidé, alors qu’elle serait le rôle du pasteur. Le berger a toujours un bâton qui sert à conduire les brebis. C’est un bâton de commandement (une directive de vie), et dans notre cas c’est le bible, lorsque Paul dit tous nous est permis mais tous ne nous est pas utile, il nous dis simplement nous avons tous le choix mais sachons que chaque choix que nous faisons ont une conséquence. Pourquoi demanderait-il au chrétiens de se marier si il brûle de désirs, tout simplement parce que le mariage est nécessaire avant tous activités sexuelles.

    Le sexe n’est pas obligatoire et n’est pas de la nourriture dont on a besoin pour continuer à vivre. Si on ne peut pas patienter jusqu’au mariage, c’est qu’on pense que Dieu ne peut pas nous soutenir dans l’abstinence jusqu’au bout.

    Sachons que Dieu ne nous force pas à le suivre, donc si nous avons décidé de le suivre, cherchons plutôt à le suivre totalement, et non partiellement en délaissant d’autre de ses exigences au détriment de nos passion charnelle, si les chrétiens doivent fais l’amour que ça soit dans le mariage et nul autrement, Dieu bénit dans le mariage et Dieu l’a institué pour le bonheur de ses fidèles.

    Que Dieu nous garde et nous bénisse !

    • Marc Pernot dit :

      La Bible rapporte aussi un commandement qui dit de lapider un enfant quand il est rebelle à ses parents (Deut 21:21), ou effectivement les cas d’adultère comme vous le dites. Mais précisément Jésus, lui, annonce le pardon du pécheur. Et il montre que bien sûr il n’est pas question d’appliquer ces commandements, même s’il n’est pas question non plus de vivre pour autant en faisant n’importe quoi.

      Jésus nous dit d’aimer Dieu, de l’écouter, de le prier, et d’y mettre notre intelligence. De prier Dieu directement, en secret, seul à seul avec son Dieu.
      Par contre Jésus critique les scribes et les docteurs de la Loi qui fixent des charges sur le dos de leurs fidèles. A la place, Jésus dit de venir à lui, que son joug est doux, et qu’il nous donnera sa paix.

      Tout cela me semble dire que le chrétien doit déterminer son chemin dans une relation personnelle avec Dieu, en Christ.

      Le rôle du pasteur est de réconcilier la personne avec son Dieu, de motiver pour prier, d’encourager à tout dire en confiance à Dieu car il est pardon et amour pour chacun. Le rôle du pasteur est de mettre en relief ce que le Christ est comme cheminement vers le Père.

      Le rôle du pasteur n’est certainement pas de prendre la place de Dieu ou de Christ. S’il utilise la Bible pour taper sur son paroissien, le résultat est que le paroissien aura peur de la Bible et de Dieu. Si le message du Christ s’appelle “évangile”, c’est parce qu’il est out entier “bonne nouvelle” (c’est la traduction en français du mot grec “évangile”). Le message du Christ ne s’appelle pas “avertissement avant le jugement”.

      Je ne connais pas de berger qui tape sur ses brebis. Et le berger, c’est Dieu, et c’est le Christ. Notre rôle comme pasteur n’est pas de prendre la place de ces bergers là pour conduire. C’est le rôle de Dieu et du Christ. Le rôle du ou de la pasteur est de désigner ce Bon Berger, et de mettre en garde contre les voleurs et les brebis déguisées en loup.

      Cela dit, je pense comme vous que ce n’est pas bon pour la personne de coucher n’importe comment sans projet de construire un vrai couple. Ce n’est pas que ça fâcherait Dieu, c’est que ce ne serait pas une façon très constructive de vivre. Or c’est cela que Dieu espère pour notre bien et pour celui de ceux qui sont autour de nous.

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