Une petite fille dessine des cœurs à la craie sur une passerelle - Photo de Andrey K sur https://unsplash.com/fr/photos/une-personne-sur-un-pont-jGT-DAc4r4o
Texte Biblique

Ézéchiel 36:26 : Passer d’un cœur de pierre à un cœur de chair

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Dieu ne nous donne pas un cœur artificiel, mais il réveille notre véritable cœur : un cœur de chair. En réalité, nous avons un bon fond, car avoir un cœur de pierre n’est pas notre nature profonde.

Le cœur dans la Bible : le centre de nos choix

Dans la tradition biblique, le lieu symbolique des sentiments profonds correspond aux « entrailles », ce que l’on exprime aujourd’hui par l’expression « être pris aux tripes ». Le cœur, quant à lui, est le véritable centre de commande de notre être. Il englobe notre capacité de discerner, nos pensées, nos émotions, notre personnalité et la faculté de faire nos propres choix.

Il est donc particulièrement troublant de souffrir à ce niveau-là : un cœur inerte, incapable de réfléchir, de s’émouvoir ou de décider, est un cœur qui ne nous ressemble pas et nous prive de notre identité.

Guérir les blessures de l’âme avec la grâce divine

Plusieurs facteurs peuvent altérer notre sensibilité intérieure, qu’il s’agisse de traumatismes, de blessures passées ou d’un manque d’épanouissement personnel. L’Éternel, source même de l’être et de la vie, ne s’arrête pas à la responsabilité de nos blocages.

Qu’il s’agisse de nos erreurs ou de blessures subies, Dieu ne juge pas. Il cherche simplement à nous aider à devenir pleinement nous-mêmes. Cette grâce est précieuse, car lorsque notre cœur s’endurcit, il devient difficile de nous relever par nos propres forces.

Un renouvellement déjà à l’œuvre aujourd’hui

Dans le verset d’Ézéchiel 36:26, la promesse divine est souvent traduite au futur, ce qui pourrait faire penser à un événement lointain. Pourtant, en hébreu, le verbe est à l’inaccompli : cette action bienveillante de Dieu a déjà commencé, se poursuit aujourd’hui et continuera tant que nécessaire.

Nous pouvons ainsi observer nos progrès au quotidien en veillant, avec l’aide de Dieu, sur notre cœur : notre capacité à réfléchir, à ressentir, à aimer et à prendre de bonnes décisions.

Dieu nous bénit et nous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de la notion de Chair, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.

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5 Commentaires

  1. Rosset Claire-Lise dit :

    Bonjour,
    A un dieu père fouettard, je n’ai pas envie d’y croire.
    A un dieu qui m’envoie du mal, non plus
    A un dieu qui s’amuse à me refuser sa présence, non plus.
    A un dieu qui me demande de lire la Bible de manière littérale, alors que c’est une dynamique de vie, de force et de paix dans ma vie, non plus
    A vous de rajouter votre suite !
    Il faut parfois ou même souvent un long chemin pour passer de la représentation d’un Dieu « père fouettard », corrélé à nos expériences enfantines dans la famille et/ou église , à un Dieu présent et caché à la fois et qui nous aime au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

    Concernant la notion de coeur de chair et celui de pierre, j’y pense souvent. Il m’arrive de prier : Mon Dieu, donne-moi un coeur pur, un coeur qui ne soit pas un coeur double, tel un pied qui marche à la suite du Christ et un autre qui trouve ce chemin trop exigeant .
    Je pense ponctuellement au psaume 94 v 18, 19 pour m’encourager :
     » Quand je dis: Mon pied chancelle !
    Ta bonté, ô Éternel ! me sert d’appui.
    Quand les pensées s’agitent en foule au dedans de moi,
    Tes consolations réjouissent mon âme.  »

    Bien cordialement
    Claire-Lise R.

    1. Marc Pernot dit :

      Chère Claire-Lise
      Merci pour cette belle méditation.

  2. Christiane dit :

    Avoir conscience que Dieu vit en nom est un grand pas à franchir déjà. Ensuite il faut oser le dire en toute humilité.
    Car effectivement pour cela il faut avoir la foi et ce n’est pas rien, avoir la foi.
    C’est un don de Dieu. Je crois que tout le monde reçoit ce même don effectivement.
    Et pourtant tout le monde n’en a pas conscience et j’ai rencontré des personnes qui étaient tellement tristes de ne pas parvenir à avoir cette foi.
    C’est donc que cette présence n’est pas forcément decelable, perceptible à qui n’a pas appris sans doute à décrypter sa présence ? !
    J’avoue que je me suis trouvé démunie pour aider ces personnes à découvrir cette présence. C’est un peu comme vouloir expliquer l’amour, non ?

    1. Marc Pernot dit :

      Tout dépend de ce que l’on appelle « avoir la foi ». Si c’est au sens de sentiment religieux, effectivement, tout le monde ne ressent pas quelque chose comme cela, c’est comma la musique ou la peinture, on n’y est pas nécessairement sensible. Et pourtant cela semble une évidence pour ceux qui le ressentent. C’est pourquoi il importe de ne pas voir seulement midi à sa porte, et d’entendre que d’autres personnes peuvent être plus sensibles à d’autres aspects de la foi. « Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu », dit Jean, « aimer un peu » est donc une façon de vivre la foi, même si cette personne ne ressent pas la présence de Dieu en elle. Il y a aussi la foi au sens de ce qui me donne envie de me lever le matin (de ressusciter), la foi au sens de ce qui me semble le plus hautement prioritaire pour moi (c’est une adoration)…

      1. Pascale dit :

        Oui, mais un verset comme celui-ci me semble avoir du sens uniquement si on a une certaine conviction (conviction qui n’est pas nécessairement liée à un sentiment et qui peut avoir des pourcentages variables) qu’on peut recevoir une aide de quelque chose qui n’est pas nous, ce qui ne concerne alors pas tous les types de foi.

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