La puissance de l’Esprit-Saint : une force d’évolution
C’est la promesse de Jésus à l’Ascension. Pour cela, Jésus nous donnera tout ce qu’il faut pour que cela se réalise : la puissance de l’Esprit-Saint. Rien de moins que cette puissance qui fait que l’univers n’est pas seulement un chaos, qu’il évolue au point que de la vie émerge et même qu’il soit possible d’aimer.
Dans ces mots « vous serez mes témoins », je vois une promesse, pas un ordre.
L’autorisation d’être soi-même selon l’Évangile
D’abord « vous serez ». C’est significatif car dans le grec des Évangiles, le verbe être n’est pas utilisé sans une bonne raison, il est souvent sous-entendu. Jésus ne nous dit pas « soyez quelqu’un » comme si nous pouvions nous forcer à être. Mais « vous serez », vous serez quelqu’un : vous serez vous et c’est ce que Dieu espère, c’est ce que Dieu vous donne par l’Esprit.
Ce « vous serez » nous autorise à être, il nous dit que nous sommes précieux, espérés, aimés. Nous n’avons pas à mériter notre droit à vivre, pas besoin de jouer des coudes pour avoir notre place dans la vision de Dieu.
La dimension intime de l’amour de Dieu
Le simple fait d’être aimé ne suffit pas, l’amour de Dieu est une puissance qui fait que nous naissons à l’être, il est une libération de ce qui nous empêchait d’être authentiquement nous. C’est quelque chose de très intime, de profond. Ce n’est pas une leçon, ce n’est pas une rite, c’est tout simplement à être et à vivre.
Il me semble bon que cela puisse mobiliser notre conscience. C’est cela que permet la méditation et la prière. Goûter ce fait d’être, d’être voulu, le ruminer, en ressentir une fierté, puis une gratitude pour celui qui nous donne d’être.
Devenir des témoins créateurs dans le monde
« Vous serez », alors nous pourrons dire « je suis », comme Dieu lui-même se révèle à Moïse comme étant « Je suis » (Yahwéh). À notre mesure, bien sûr. Cette promesse de Jésus nous dit que nous sommes « capables de Dieu », comme saint Augustin l’expliquera bien.
Dans l’Évangile selon Jean, Jésus ose parler en disant « je suis », il y a aussi un homme, un ancien aveugle qui, une fois aidé par Jésus, peut dire « je suis ». C’est ce qui nous est promis.
Pouvoir dire « je suis », cela signifie que nous pouvons agir et faire la différence en ce monde, être créateurs : c’est ainsi que nous serons « témoins » du Christ, à notre façon.
par : pasteur Marc Pernot
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