Prochain culte : dimanche 19 avril 2026, à 10h au temple Saint-Pierre
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Bienvenue à Saint-Pierre,
Paul en prison, Rembrandt, 1627
Dans la poursuite de notre réflexion sur la vie plus forte que la mort que les fêtes de Pâques nous rappellent, je vous proposerai de suivre un témoignage hyper touchant, si humain, de l’apôtre Paul.
Pour moi, en effet, vivre c’est Christ, et mourir m’est un gain. Mais si vivre ici-bas doit me permettre un travail fécond, je ne sais que choisir. Je suis tiraillé entre les deux : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, et c’est de beaucoup plutôt meilleur, mais demeurer dans la chair est plus nécessaire à cause de vous. Je suis persuadé de cela, je sais que je resterai et demeurerai auprès de vous tous pour votre avancement et la joie de la foi. (Philippiens 1:21-25)
Paul écrit quelque chose d’étonnamment honnête : Je suis tiraillé entre l’envie de partir — de lâcher, de baisser les bras — et le désir de rester, à cause de ceux qu’il aime.
Des siècles plus tard, Sigmund Freud, après des années à écouter ses patients, mettra un nom sur cette tension universelle : Éros et Thanatos. La force qui nous attache à la vie. Et celle qui, parfois, voudrait qu’on pose le poids.
Freud a vu juste. Mais ce qui fait tenir Paul — ce qui le retient du côté de la vie — est d’un ordre qu’aucune psychanalyse ne peut produire.
C’est ce qui me ferait dire :
« Freud avait à moitié raison. Seulement. »
Avec joie de se retrouver pour ce temps de culte, pour ceux qui le peuvent. On a beau dire, il existe quelque chose d’infiniment plus profond que de se retrouver physiquement ensemble.
Mais sinon, oui, je pense que nous pourrons mettre en ligne la prédication dans l’après-midi, et c’est mieux que rien.
PS : Si vous aviez une proposition de texte ou de thème, vous pouvez me la transmettre en commentaires. Je ne peux pas vous promettre de réaliser tout de suite votre vœu, mais c’est toujours intéressant et stimulant, et c’est un témoignage pour les autres.
Concernant une proposition de thème pour le culte de dimanche, je suggère de questionner la judéité de Jésus qui s’exprime avec éclat, humour, bizarrerie, ceci pour faire entendre autre chose.
Si j’ose dire, un rabbin qui userait de l’effet « tuyau de poêle » de Lacan (qui ne l’était pas) mais qui parlait « à l’insu de que sait ». Mille grands mercis pour toutes les pages, vidéos, shorts, images, calendriers et tant et tant d’abondants fruits.
Lil
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Cher Marc,
Concernant une proposition de thème pour le culte de dimanche, je suggère de questionner la judéité de Jésus qui s’exprime avec éclat, humour, bizarrerie, ceci pour faire entendre autre chose.
Si j’ose dire, un rabbin qui userait de l’effet « tuyau de poêle » de Lacan (qui ne l’était pas) mais qui parlait « à l’insu de que sait ». Mille grands mercis pour toutes les pages, vidéos, shorts, images, calendriers et tant et tant d’abondants fruits.
Lil
Chère Lil
Merci, c’ets passionnant. Je vais creuser cela.
Bien fraternellement.