Une vision lucide et aimante du monde terrestre
Dieu aime notre monde et il le bénit. C’est donc qu’il en vaut la peine, qu’il a déjà une extraordinaire beauté : à nous de la découvrir et de la valoriser. En même temps ce n’est pas une vision naïve : il y a effectivement du travail à faire en ce monde pour le rendre meilleur. C’est ce que Dieu fait : il aime tellement notre monde (Jean 3:16) qu’il donne tout pour lui, nous dit Jésus qui sait très bien ce que cela signifie pour lui et pour sa vocation de prendre soin de ce monde et de ses habitants.
L’incarnation quotidienne et la synthèse du spirituel
La question est précisément que le spirituel, la « Parole de Dieu », s’incarne dans le monde à travers nous, aussi peu que ce soit. C’est effectivement le cas chaque fois que nous aimons un petit peu. Chaque fois que notre vie rayonne. Par le fait que nous existions, quand nous nous mettons en route le matin, dans le simple fait de parler, de ne pas abandonner, de chercher, d’espérer, de prier : la parole de Dieu s’incarne en ce monde.
L’objectif est même plus que l’amélioration du monde : Il s’agit de réunir, de faire la somme, la synthèse de ces deux mondes : en Christ, déjà, mais aussi en chacune et chacun de nous que s’harmonisent la terre et le ciel, le corps et l’Esprit, notre vie et l’Évangile.
par : pasteur Marc Pernot
À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de la notion de Ciel, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
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La création est orientée dès le départ vers une forme finale : Christ. Le Christ ressuscité est l’archétype ontologique et téléologique selon lequel Dieu a conçu la création (cf. Éphésiens 1:3-10).
« C’est ainsi aussi qu’il est écrit : ‘‘Le premier homme Adam devint une âme vivante’’, le dernier Adam, un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, mais ce qui est animal ; ensuite ce qui est spirituel. Le premier homme est tiré de la terre, poussière ; le second homme est venu du ciel. Tel qu’est celui qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. Et comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste. Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption (le périssable) non plus n’hérite pas de l’incorruptibilité (l’impérissable) » (1 Corinthiens 15:45-50).
Cette métamorphose en l’image du Christ commence déjà ici-bas lorsque notre esprit devient vivant en Christ (cf. Jean 3:5-6 ; 2 Corinthiens 3:18 ; Colossiens 1:15-20).
« Par le fait que nous existions, quand nous nous mettons en route le matin, dans le simple fait de parler, de ne pas abandonner, de chercher, d’espérer, de prier : la parole de Dieu s’incarne en ce monde. »
Quelle phrase encourageante !
On a aussi ce verset de l’apôtre Jean, témoin du Christ :
Chaque fois que l’on aime, aussi peu que ce soit, même imparfaitement, faiblement, la Parole de Dieu s’incarne dans ce monde.
Bonjour Marc
Les temps accomplis que pouvons nous comprendre dans ces temps accomplis , j’ai pas trouvé d’explications même dans la NBS.
Merci et belle journée