
« Je n’ai pas honte de l’Évangile » (Romains 1:14-17)
Paul confesse ne pas avoir honte de l’Évangile. Une méditation sur la pudeur légitime à parler de sa foi, et sur la manière d’en témoigner simplement, avec respect, comme on partagerait une bonne nouvelle avec un ami.
Verset :
↪ « Je n’ai pas honte de l’Évangile »
Si l’apôtre Paul le dit, c’est qu’il sait qu’il y a là une difficulté. Qu’il l’a traversée.
Pourquoi ressentons-nous de la honte à témoigner ?
Pourquoi avons-nous de la peine à parler de notre foi aux autres ? Pourquoi ressentons-nous parfois, comme Paul, une honte à témoigner de l’Évangile ? Cela vient, je pense, d’une légitime pudeur qui nous pousse à protéger cette part si intime qu’est notre intériorité, et à respecter aussi l’intimité des convictions des autres.
En parler quand même, simplement et avec respect
- Mais nous pouvons annoncer l’Évangile sans entrer systématiquement dans ce qu’il y a de plus intime dans notre foi.
- Et nous pouvons parler de notre foi à quelqu’un tout en le respectant, même s’il ne nous suit pas sur ce plan. Il est par exemple possible de dire « je suis allé au culte » ou « j’ai lu telle chose intéressante dans la Bible », comme on dirait « j’ai eu des conditions de ski magnifiques dimanche dernier ». Simplement, tranquillement, avec respect pour celui qui trouverait sa source d’inspiration dans autre chose que la Bible, le culte ou la prière.
Un geste de fraternité, une bonne nouvelle qui se multiplie
Quand nous voulons du bien à une personne, n’est-il pas normal de lui donner une bonne adresse, ou une nouvelle qui fait du bien ? C’est un geste de simple fraternité. Et en donnant ce genre de nouvelles, elles se multiplient, dans le monde et en nous-mêmes.
par : Marc Pernot, pasteur à Genève
Vous pouvez partager en commentaire ce que ce verset vous dit, à vous, aujourd’hui…
Aller vers la liste des simples versets médités
En écho à ce texte :
-
J’ai l’impression que de parler de ma foi revient à rejeter les convictions des autres ?
-
Des personnes souhaitent absolument convertir ou reconvertir les autres : qu’en penser ?
-
Dans quelle mesure notre relation à Dieu relève-t-elle du domaine de l’intime, de la pudeur ?
