
Jésus est mort sur la croix pour racheter nos péchés ?
Face aux versets qui parlent de « rançon » ou de « victime expiatoire », cet article interroge la théorie de la satisfaction vicaire. Le pasteur Marc Pernot propose une autre lecture : la croix ne rachète pas un péché par une transaction, elle révèle un amour de Dieu gratuit et inconditionnel, capable de nous transformer et de nous rendre libres.
Question posée :
Bonjour Monsieur Pernot,
Je vous écris pour solliciter davantage d’éclairages quant à deux de vos messages. J’entends presque chaque dimanche, dans l’église que je fréquente, que Jésus est mort sur la croix pour racheter nos péchés. Je préfère l’explication que vous donnez. Mais dans ce cas, comment comprendre les versets suivants :
- « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis… » (Rm 5,10) ;
- « Il est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Jn 2,2) ;
- « … et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Mc 10,45) ;
- « Le sang de l’alliance, qui est versé pour beaucoup pour le pardon des péchés » (Mt 26,28) ;
- « Vous qui étiez morts à cause de vos fautes et de l’incirconcision de votre chair, il vous a rendu à la vie avec lui. Il nous a pardonné toutes nos fautes, il a annulé l’acte rédigé contre nous qui nous condamnait par ses prescriptions, et il l’a annulé en le clouant à la croix. Il a ainsi dépouillé les dominations et les autorités et les a données publiquement en spectacle en triomphant d’elles sur la croix » (Col 2, 13-15) ?
Fraternellement,
Réponse d’un pasteur :
Bonjour Monsieur et grand merci pour ces encouragements. Cela montre que le but de ces prédications est atteint : non pas donner un dogme absolu, mais témoigner d’un point de vue personnel et inviter chacun à se forger sa propre opinion.
Le pardon de Dieu nécessite-t-il une compensation ?
Il me semble absolument ahurissant d’imaginer une seconde que le pardon de Dieu doive être acheté, ou que sa justice trouve satisfaction dans la souffrance d’un innocent. Penser que la peine d’un innocent puisse satisfaire Dieu est une idée pernicieuse aux conséquences nocives sur le plan théologique, spirituel et éthique.
Cette théorie dite de la satisfaction vicaire n’est pas si biblique qu’on le prétend. Les paroles, les gestes et la mort du Christ révèlent son amour et son pardon inconditionnels. Même avant la venue de Jésus, de nombreux passages bibliques annonçaient déjà un pardon divin accordé sans contrepartie.
Éclairage sur les versets bibliques cités
- « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis… » (Rm 5,10) ;
Pour Paul, la mort du Christ manifeste l’amour de Dieu pour nous, pécheurs. C’est nous qui sommes réconciliés avec Dieu, et non Dieu qui réclamerait une souffrance pour apaiser sa justice. La croix nous sauve en nous révélant la grâce divine, comme le rappelle aussi Romains 8,39. - « Il est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Jn 2,2)
Le mot grec ilasmos gagne à être traduit par « signe de notre salut » ou « pardon » (comme dans le Psaume 130,4). Il ne s’agit nullement d’une offrande païenne destinée à calmer la fureur d’une divinité. - « … et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Mc 10,45) ;
Le verbe grec lutroo désigne l’affranchissement d’un esclave, ce qui ne nécessitait pas systématiquement un paiement financier. Par exemple, ce même terme est employé pour l’Exode hors d’Égypte ou pour l’année du Jubilé, où la libération s’effectuait sans aucune rançon. - « Le sang de l’alliance, qui est versé pour beaucoup pour le pardon des péchés » (Mt 26,28) ;
Ce sang est le signe de l’amour sans réserve de Dieu, nous offrant son pardon et nous donnant la force d’apprendre à pardonner à notre tour. - « Vous qui étiez morts à cause de vos fautes… il l’a annulé en le clouant à la croix. » (Col 2, 13-15)
Ce texte évoque une libération des puissances du mal et une résurrection spirituelle, et non une valeur réparatrice accordée à la souffrance.
Conclusion : le pluralisme biblique et le discernement personnel
La Bible est un recueil pluraliste aux voix diverses. Il appartient à chacun, guidé par l’Esprit, de discerner sa propre conception de ce qui est bon et juste en Dieu.
Bien fraternellement.
Dieu vous bénit et vous accompagne.
par : Marc Pernot, pasteur à Genève
À lire aussi : Consulter l’entrée consacrée au Péché originel dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
Complément : À quoi sert la mort du Christ ?
À quoi sert la mort du Christ ? En quoi cette souffrance et cette croix nous apportent-elles un sens pour vivre ?
La théorie de la satisfaction vicaire, théorisée notamment par Anselme de Cantorbéry au XIe siècle, prétend que Dieu ne pardonnerait qu’à condition d’obtenir un paiement. Le Christ aurait ainsi payé notre dette par sa mort. Cette thèse constitue une régression majeure par rapport à l’Évangile et même par rapport à la foi d’Abraham (que Dieu retient de sacrifier son fils).
Dieu ne cherche pas la souffrance du coupable ni de l’innocent, mais sa transformation. Le pardon et l’amour ne s’achètent pas.
Le cœur de l’Évangile repose sur l’existence d’un amour originel : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils (Jean 3,16). La croix est la preuve suprême de cet amour gratuit (Romains 5,6-8), dont rien ne pourra jamais nous séparer (Romains 8,38-39). Cet amour sans chantage nous invite à vivre dans la vraie liberté.
En écho à ce texte :
-
Jésus le Sauveur : de quoi sa mort nous sauve-t-elle vraiment ?
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La mort du Christ apaise-t-elle la colère de Dieu ?
-
La crucifixion de Jésus était-elle nécessaire pour notre salut ?

Merci beaucoup pasteur, encore une fois 🙂 C’est extrêmement rare de tomber sur une « compréhension de la Croix », autre que celle de la « satisfaction vicaire » inévitable. J’aime beaucoup celle que vous proposez ici…
Bonjour Pasteur,
Même lorsqu’on dit que Jesus Christ est mort pour nos pêchés, même si on dit que Jesus Christ est la victime expiatoire pour nos pêchés, même si on dit que Jesus Christ a crucifier le pêchés avec lui, il y a toujours un moyen d’interprétation pour beaucoup de personne .
Certaines personnes pensent qu’un seul pêché pourrait nous envoyer en Enfer, moi je pense que Dieu nous a sauvé du pêchés , et que maintenant ce qui compte c’est le don de soi aux autres …. et l’amour qu’on porte pour notre prochain …..
Si Jesus Christ est mort pour nos pêchés alors que faut il faire pour plaire a DIeu ? a moins que je n’ai pas bien compris
Soyez béni et merci de votre réponse
La base de l’Evangile du Christ est l’amour de Dieu pour sa créature, en particulier pour chaque personne humaine. Une mère oublierait-elle son petit ? En tout cas, Dieu, lui n’abandonne jamais aucune personne.
C’est ce que l’on appelle la grâce de Dieu.
Certains chrétiens disent que Dieu nous aime et nous pardonne à cause du sacrifice du Christ ? C’est une théorie. Discutable.
D’autres chrétiens pensent que Dieu nous aime et nous pardonne car Dieu est comme cela : amour et pardon, que c’est sa nature. Cela me semble juste. Et c’est ce que nous montre Jésus par sa vie, allant apporter ses bons soins et sa parole d’encouragement à toute personne, les justes comme les pécheurs (qui ont besoin de d’autant plus de soins).
Si Dieu nous aime de toute façon, et donc nous garde pour la vie éternelle, pourquoi essayer alors de le prier et de bien vivre ? D’abord par gratitude, comme une personne va voir ses chers grands parents ou un ami. Ensuite, c’est parce qu’en nous ouvrant au créateur nous recevons ses bons soins, et que cela est extraordinairement précieux pour avancer.
Ne craignez rien, Dieu vous bénit et vous accompagne.
Bonjour Monsieur Pernot, ayant lu les articles traitant de la question d’un rachat ou de sacrifice de Jésus, je m’interroge : si la croix est le signe de l’amour de Dieu pour nous, en quoi la souffrance de Jésus manifeste cet amour ou peut pousser à aimer Dieu en retour ?
Merci.
L’apôtre Paul explique (Romains 5:6-8) : déjà ce n’est pas drôle de donner sa vie pour des personnes justes, mais lui, Christ, a donné sa vie pour des pécheurs (nous tous), et pour cela, il faut vraiment être motivé par l’amour pour ces personnes, pour cette humanité, sinon ce n’est pas possible.
« Pour nous » s’entend parce qu’il a œuvré pour qu’il n’y ait pas de séparation entre Dieu et les Hommes, qu’il a témoigné de Dieu, montré l’amour de Dieu, alors il en a subi les conséquences (sa mise à mort) ? Donc il est mort sur la croix parce qu’il nous a aimé ?
Le Christ a travaillé à notre réconciliation avec Dieu. oui. Ce n’est pas que Dieu aurait eu besoin d’être réconcilié avec nous puisque Dieu a toujours été amour et pardon, il n’a donc jamais eu besoin d’être réconcilié avec nous. Par contre, le Christ a tout fait pour réconcilier l’humain avec son Dieu : l’humanité en général et chaque personne en particulier. Bien entendu cette œuvre est encore en cours et plus nécessaire que jamais. Il y a tant de personne qui ignorent Dieu ou qui s’en méfient. Effectivement, Jésus a manifesté que Dieu est prêt à tout donner pour que nous soyons en forme, rayonnant de bonne choses. Et à la suite du Christ, il nous est donné « le ministère de la réconciliation » pour appeler à nous réconcilier avec Dieu (2 Corinthiens 5:18 ).
Bonjour Monsieur Pernot,
J’arrive sur votre blog car j’essaie de trouver régulièrement des personnes qui pensent comme moi, et c’est la première fois qu’effectivement je tombe sur une personne qui pense comme je pense, à savoir que Dieu n’envoie pas Jésus pour accabler Jésus des péchés des hommes pour en échange donner son Pardon.
C’est ahurissant comme vous le dites et c’est à se demander à quoi pensent les prêtres catholiques et consorts.
Mais après la question reste en suspens, et se pose toujours.
Pour avoir cherché longtemps, je vous en parle.
Jésus s’est abaissé au rang d’homme afin de paraitre « demi dieu » et ainsi lorsque Jésus donnera la vision à l’empereur Constantin, celui ci sera favorable à la libération des chrétiens, otages, car il aura perçu le prix de la rançon, à savoir la Vie de Jésus symbolisée par la Croix, laquelle il voit dans le Ciel de Rome.
Donc par sa Crucifixion Jésus a vaincu l’empereur Constantin.
Hébreux 2 dit que Jésus a vaincu satan.
Est ce que Constantin est satan ?
Il l’est car il porte le nombre 666 puisque DIEU nous donne cet indice pour conforter une opinion.
Le chrisme = RHO =100 , CHI = 600 = 700 ; Jésus a donné sa Vie – 34 = 666
Le chrisme sur le casque de Constantin et le casque sur son front.
Ainsi DIEU non ne donne pas son Pardon en ayant eu en échange la Vie de Jésus.
Jésus apporte la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu doit être répandue : c’est le but.
Mais Rome fait obstruction.
Jésus souffre la mort sur la Croix pour que la Parole de Dieu se fraye le passage dans la Rome paienne afin que l’ère Chrétienne voit le jour.
De ce fait donc les Lois ne sont pas abolies comme le disent les catholiques puisqu’eux voient le Pardon de Dieu en échange des péchés.
Donc tout change tout pour tout.
Et pour regagner le Ciel la condition à remplir est : croire en Jésus, écouter sa Parole, la mettre en pratique. Comme la Nouvelle Alliance prévoit que lorsque DIEU juge la personne acceptable, Dieu l’accepte par son Jugement et rend la personne « vivante » c’est donc au mérite que la Grâce gratuite de DIEU s’exerce car par gratuité il faut entendre que la Foi Dieu la donne, car après la personne « vivante » se voit désinibée du mal, puisque ceux qui appartiennent à Dieu ne pèchent plus 2 Jean 5 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas.
Bien à vous.
Bonjour
Je ne suis pas du tout convaincu par ce type de lecture : ni de l’histoire, ni de la Bible avec ce type de calculs qui sont des inventions relativement récentes.
La Bible, même l’apocalypse, parle du présent de foi du lecteur du livre. C’est un livre qui parle du présent continu. Donc l’Apocalypse n’est pas plus une prophétie sur Néron, sur Constantin… mais une prédication pour nous aider à voir clair sur nous-même, notre vie, notre monde et Dieu.
Ensuite, vous en tirez la conclusion que c’est plutôt pas mal de mettre sa confiance en Jésus Christ. Certes, cela me semble effectivement une bonne idée.
Mais il ne me semble pas qu’il y ait à « regagner le ciel », puis qu’en Christ, est révélé précisément que Dieu vient à nous, et même en nous. De quoi aurions-nous peur ?
Dieu vous bénit et vous accompagne
Le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, l’offrande de sa vie sur la croix c’est l l’œuvre qui nous sauve.
Mais il est aussi un sacrifice de rédemption, de rachat, fin que nous appartenions désormais à Dieu, après avoir été sous la domination de Satan.
DIEU ne prend pas de force. Il nous demande de le reconnaître comme notre Dieu et de nous offrir nous-mêmes volontairement à lui.
Bonjour Marc,
Il semble que le NT enseigne bel et bien que Jésus a réalisé lui-même ce que l’AT décrit sous la forme de sacrifices d’animaux, qui seraient une anticipation de ce que Jésus réaliserait une fois pour toutes. Voici 4 passages, mais il y en a d’autres:
Romains 3:25:5 C’est lui que Dieu s’est proposé de constituer en expiation, au moyen de la foi, par son sang, pour montrer sa justice – parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant.
Éphésiens 1:7:7 En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon la richesse de sa grâce.
Colossiens 1:19-20 : Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute plénitude et, par lui, de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
1 Jean 1:7 : Si nous marchons dans la lumière, comme lui–même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Effectivement, il existe quelques versets qui ont été traditionnellement interprétés dans le sens d’une lecture de la croix comme un « sacrifice propitiatoire », le mécanisme serait de payer une rançon avec les souffrances de Jésus, avec son sang versé, sa mise à mort.
D’abord, il existe une autre lecture possible, massive de la mort du Christ :
Paul confirme cette lecture de la croix comme signe de l’amour et non comme utile en quoi que ce soit pour permettre le pardon : Romains 5:8 « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »
Ensuite, les sacrifices des hébreux n’avaient pas pour but d’acheter le pardon de Dieu, ni de payer un prix pour racheter nos fautes. Ce type de marchandage était étranger à leur logique (tant mieux pour eux). Ce sont des sacrifices de louange à Dieu, en particulier pour son pardon. D’ailleurs des centaines d’années avant le Christ, bien des prophètes déjà canonisés de son temps, remarquaient que le sacrifice n’a en soi aucune utilité, si ce n’est celui de l’être du coupable lui-même qui se convertit. Par exemple Osée 6:6 où l’Eternel dit « Car j’aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes », cité en Mt 12:7 où Jésus dit « Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. »
Le sacrifice d’animal au temple est un signe de reconnaissance pour le salut et la bénédiction de Dieu. Ce n’est donc pas pour les juifs une « victime expiatoire » ni « propitiatoire ». La fête du Yom Kippour est centrée sur l’idée de repentance, de démarche de réparation, pas sur l’idée d’un sacrifice calmant la fureur d’un dieu en colère comme dans les cultes de Baal ou de multitudes de cultes divers dans l’entourage des hébreux. Du temps de Jésus, et particulièrement pour Jésus, la culte àç la synagogue, et une démarche spirituelle ont plus d’importance que les sacrifices. On le voit clairement dans l’acte majeur posé par Jésus dans le temple de Jérusalem, solennellement, après avoir été acclamé comme roi avec des rameaux. Il renverse les tables des marchands du temple, indispensables pour que les familles qui le désirent puissent offrir un sacrifice. Jésus appelle plutôt à la prière.
Il est donc inimaginable dans le contexte du milieu de Jésus que l’idée même d’un sacrifice humain, qui plus est d’un innocent, puisse en quoi que ce soit « satisfaire » Dieu, ou être trouvé le moins du monde conforme à la justice, et encore moins justifiant qui que ce soit aux yeux de Dieu.
Quant à ce genre de versets utilisés pour soutenir cette théorie du sacrifice expiatoire, j’ai proposé quelques lectures ci dessus. Je vais essayer ci-dessous de le faire aussi pour les versets que vous citez.
Mais de toute façon, on n’est pas nécessairement d’accord avec tous les versets, et on ne peut pas nécessairement les comprendre du premier coup.
Comme indiqué, il me semble utile de noter que les traductions proposées dans ces versions me semblent impropres, elles sont tirées d’une conception grecque (et donc païenne) du sens des mots et non de leur signification hébraïque déterminante dans ce contexte :
Ce qui nous sauve, ce n’est donc rien d’autre que la grâce de Dieu,
Cette idée de sacrifice humain nécessaire pour que Dieu puisse sauver me semble complètement contraire à ce que manifeste Jésus-Christ. Cela me semble un régression par rapport à la religion juive, et à ses efforts millénaires pour réinterpréter les sacrifices païens. De plus, cette idée de sacrifice humain nécessaire me semble induire une épouvantable idée de la justice, et donc de l’éthique de base dans les échanges entre personne qui s’aiment.
Bien cordialement