Le jugement dernier ? Ça nous sauve. (Matthieu 25:31-46)

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4 réponses

  1. Henri dit :

    Cher Monsieur,
    J’ai écouté votre message et lu votre texte et je me trouve devant un malaise. Nous sommes à la fois des boucs et des brebis et par Grâce nous sommes sauvés, là je suis d’accord. Nous devons porter des boucs pour qu’ils deviennent des brebis.
    Mais on a l’impression de comprendre dans votre texte que tout le monde sera sauvé, les brebis et les boucs. Juste avant on parle des vierges et des talents ou aussi il est question de jugement. Lazare et le le riche est aussi un texte troublant, je n’ai jamais entendu de prédication sur ce texte.
    Pour moi il y a un jugement dont seul Dieu est le juge, ma responsabilité et de “donner” ma vie à Jésus et de croire qu’il me sauve par grâce.Je ne peux pas juger les autres, ce n’est pas mon rôle, mais je dois juger ma propre vie pour savoir si je suis en Christ. Je peux dire aujourd’hui :je suis sauvé. C’est mon rôle de partager l’amour de Dieu et de donner des verres d’eau à mon prochain et plus si nécessaire, pour que chacun arrive à cette conclusion.
    Pour moi ce texte aussi s’inscrit dans la conception de la ”grâce à bon marché ”que dénonce Dietrcih Boenhofer, j’aime beaucoup ce théologien.
    Avec mes meilleures amitiés

  2. Marc Pernot Marc Pernot dit :

    Cher Monsieur

    Vous n’êtes absolument pas obligé d’être de la même opinion que ce que dit le pasteur dans une prédication. Le but est de faire réfléchir. C’est ce que vous faites et c’est magnifique.
    Vous avez raison, je pense effectivement que Dieu est assez puissant pour sauver qui il veut, et donc qu’il sauve tout le monde. Ou plus précisément qu’il sauve le meilleur de chaque personne, pas la méchanceté de cette personne, bien sûr.

    Mais cette grâce n’est pas à bon marché, car elle a un coût immense pour Dieu, et pour son fils : pour ce travail de justification à l’intérieur de la personne ell-même, allant visiter, nourrir, soigner l’enfant de Dieu en elle, qui est parfois si enfoui, étouffé.

    Dieu vous bénit et vous accompagne.

  3. Philippe dit :

    Je me permets de vous demander quelques éclaircissements sur « lorsque le fils de l’homme viendra dans sa gloire… » (au futur) où vous faites état d’un subjonctif ?

    J’ai pas compris ! est-ce un problème de traduction (j’en doute de Chouraqui à Darby le futur est présent) ou autre que je n’ai pas saisi.

    Ce n’est pas la première fois que Matthieu reprend ce thème du jugement, thème cher à la Bible Hébraïque.

    Ce jugement me semble en opposition avec la grâce offerte par le Christ à la croix.

  4. Marc Pernot Marc Pernot dit :

    Bonjour Monsieur

    C’est bien en Matthieu 25:31 que nous avons un subjonctif et non un futur. Dans leur traduction, Chouraqui et Darby, entre autres, se sont à mon avis laissés emporter par la mythologie traditionnelle, sans écouter le fait qu’en Christ, la fin des temps est déjà venue (tout en étant encore à venir aussi), elle se déploie.

    Pour vérifier ce que je dis, vous pouvez par exemple voir sur https://www.lueur.org/bible/lire/matthieu25/segond-strong qui permet de voir non seulement la racine hébreu ou grecque mais aussi le temps des verbes. Pour Matthieu 25:31, vous verrez “viendra 2064 5632” le premier nombre est le mot en langue originale 2064 “erchomai, venir”, et le second nombre est le temps du verbe 5632 “aoriste subjonctif” (l’aoriste souligne une action ponctuelle ; le subjonctif a le même sens qu’en français).

    Précisément, la lecture que je propose me semble ne pas du tout être en opposition à la grâce offerte par le Christ, à travers toute sa vie.

    Dieu vous bénit et vous accompagne

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