Joseph : Changer le malheur en bien comme on change de vêtement ? (Genèse 37 à 50)

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6 réponses

  1. Pascale dit :

    Entre autres, même si ce n’est pas le thème principal, une belle réponse à la question « Dieu a-t-il une dimension personnelle ? ». Oui car « C’est comme cela que Dieu nous aime personnellement nous dit l’Évangile du Christ … L’importance du spirituel, l’importance de l’Esprit de Dieu nous donnant notre génie propre, la reconnaissance pleine que Dieu nous donne par son amour.»

  2. Françoise dit :

    Bonjour Monsieur le Pasteur,

    Merci pour tous les cultes que vous diffusez et particulièrement le dernier où les spectateurs ont pu partager la Cène du Seigneur, un moment fort qui a aboli la distance entre les participants, où qu’ils se trouvent. Merci également à Na Lin : sa voix si pure a conféré tant de beauté au culte !

    Concernant les paroles de Jésus prononcées lors de la dernière Cène, je me suis demandé pourquoi c’est la tradition de Mathieu qui a été retenue par l’Eglise. Dans l’ignorance de la teneur précise des paroles de Jésus, il fallait bien choisir entre les versions de Matthieu, Luc ou Paul, mais opter précisément pour celle de Matthieu, la seule où il est mentionné que le sang de Jésus est versé « pour la rémission des péchés », cela me surprend car l’on y décèle mal la nouveauté de l’Evangile.
    Jésus, de son vivant, tant par sa prédication que par les repas pris avec les pécheurs, avait pourtant annoncé assez clairement le pardon de Dieu.
    L’alliance nouvelle est-elle donc si nouvelle que ça, si elle implique, tout comme l’ancienne avec ses sacrifices d’expiation, de verser le sang innocent ?
    Le plus dérangeant, c’est que l’on pourrait douter de la gratuité du pardon de Dieu.
    La version de Matthieu a cours également dans l’Eglise catholique romaine, mais c’est moins étonnant dans la mesure où il y est fait mention régulièrement du « sacrifice de la messe ». Est-ce par souci d’oecuménisme que l’Eglise protestante libérale retient la même formule ? Calvin et Luther l’avaient-ils adoptée ?

    En vous remerciant pour votre réponse,
    Bien fraternellement,

    • Marc Pernot dit :

      Bonsoir chère Madame

      Merci pour vos encouragements pour ce culte, y compris pour la Cène, afin effectivement de laisser à ceux qui le désireraient la possibilité de vivre ce temps fort dont nous avons été si longtemps privés.

      En ce qui concerne l’institution, effectivement, je dis en général le texte de l’Evangile selon Matthieu. Ce n’est pas du tout par œcuménisme (ce qui d’ailleurs ne me ferait pas honte), mais pour la seule raison que Matthieu était à ce repas, ce qui fait de ces phrases un témoignage, alors que Luc et Paul n’y étaient pas ce qui fait de leur récit une tradition. Ce qui apparait bien, également, dans leur « faites ceci… ».
      Je ne me souviens pas avoir entendu de lecture de l’institution de la Cène dans la liturgie eucharistique romaine, en tout cas ce n’est certainement pas pour cela que je choisirais tel texte d’institution, je n’y avais même pas pensé.

      Je suis bien du même avis que vous sur le fait que la grâce de Dieu et son pardon inconditionnel sont fondamentaux dans l’Evangile du Christ. Cela me semble bien mis en valeur par la phrase de Matthieu, l’alliance en Christ a pour préalable le fait que les péchés sont remis par grâce, offert à chacune et chacun, comme la coupe.

      Je suis bien du même avis que vous en ce qui concerne cette horrible théorie des sacrifices d’expiation et je consacre une énergie assez importante à expliquer pourquoi il me semble que cela ne va pas. Par exemple dans les petits dictionnaires de théologie que j’ai écrits pour le site, par exemple : expiation 1, expiation 2, satisfaction vicaire, propitiation, rédemption……

      Néanmoins, pour la Cène, il est bien question de sang versé, c’est incontournable, ou alors il faudrait enlever le vin de la Cène. Sauf que ce sang n’est pas un sang versé pour calmer et s’attirer les grâces d’un Dieu furieux, mais c’est un sang versé pour nous, afin de nous nourrir, que nous prenions et assimilions l’élan vital qui a animé Jésus tout au long de sa vie.

      Il ne me semble pas que suivre la liturgie de Calvin ou Luther serait particulièrement progressiste, par contre l’idée d’être toujours en réforme pour plus de fidélité serait plus fidèle à leur esprit, à leur mouvement de réforme, oui, et cela nous encourage à sans cesse chercher.

      Bien amicalement

      • Pascale dit :

        C’est toujours avec un pincement au cœur que je lis ce genre de commentaire. La Sainte Cène, geste si important qui rassemble les chrétiens , ne me parle pas du tout et je le regrette sincèrement. Je ne culpabilise plus, mais cela n’empêche pas le sentiment d’être à côté de la plaque.

        • Marc Pernot dit :

          Chère Pascale,
          Vraiment pas de quoi !
          Chacun sa façon de vivre sa foi. Bien sûr. C’est pourquoi ce geste n’est absolument pas obligatoire. Absolument pas.
          C’est la personne de Jésus-Christ qui rassemble les chrétiens. La Sainte Cène rassemble DES chrétiens, ceux qui sont enrichis par ce geste, chacun dans son petit cercle.
          Dieu vous bénit et vous accompagne avec ou sans Sainte Cène.

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