Je vois beaucoup de sujets, de vidéos qui parlent d’avoir « attristé » ou « éteint  » le St-Esprit et ses conséquences

Par : pasteur Marc Pernot

colombe en vol avec un fond de verdure

Ce n’est pas sympa de frapper la blanche colombe !

Question d’un visiteur :

Bonjour pasteur,

Je vois beaucoup de sujet, de vidéo qui parlent d’avoir « attristé ou éteint  » le St-Esprit et ses conséquences, mais rien concernant que faire ou quelles dispositions les écritures nous invitent à prendre pour remédier à ce que l’Esprit de Dieu se manifeste pleinement en nous, à ce qu’Il puisse à nouveau prendre la place dans le temple que nous sommes pour Dieu ? Doit-on demander pardon au St-Esprit qui est une personne à part entière de la trinité, vu que c’est Lui qui est concerné ?
Y a-t-il des passages précis des écritures concernant “le retour » c’est à dire rallumer la flemme de l’Esprit de Dieu que l’on a éteint ou comment recevoir ou accueillir une nouvelle manifestation de l’Esprit-Saint en nous après l’avoir maintes fois attristé?

D’avance merci pour vos réponses, soyez bénis, fraternellement

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

C’est un petit peu une façon de parler que de dire que le Saint-Esprit serait une personne. Tout dépend de ce que l’on entend par une « personne ».

En tout cas cette histoire de personnes de la trinité est un développement théologique qui a été développé une demi-douzaine de générations après la rédaction du nouveau testament. Dans le Nouveau Testament, l’Esprit, ou plutôt « le souffle de Dieu » ou « le souffle saint » est la puissance de Dieu agissant dans ce monde, puissance qui est en nous aussi.

Cette expression d’attrister l’Esprit apparaît une seule fois, dans une lettre de Paul, et jamais dans la bouche de jésus, cela relativise un peu l’importance dramatique de la chose. Néanmoins, c’est une expression intéressante :

« N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. »
(Ephésiens 4:30).

D’abord, remarquons que Paul dit que nous avons déjà été scellés : c’est à dire déjà marqué dus sceau du pardon de Dieu, de son amour infini et éternel pour nous. Il n’y a donc point de chantage. Point de menace. Ne vous laissez donc pas inquiéter, culpabiliser par les prédicateurs de la peur. En Christ nosu sommes au bénéfice de la grâce de Dieu.

Quand nous faisons n’importe quoi, quand nous oublions Dieu, quand nous l’empêchons d’agir pour nous rendre meilleur (c’est l’action de l’Esprit en nous), cela « attriste l’Esprit », cela peine Dieu, cela le rend triste, mais cela ne le fâche pas.

Ce n’est donc pas un appel à la soumission, à l’obéissance, mais à une qualité de relation. Normalement nous n’aimons pas tellement faire de la peine, attrister une personne qui nous aime, un bienfaiteur, ou un médecin qui nous a sauvé. Au contraire, nous aimerions pouvoir lui faire sentir notre gratitude, qu’il ait de la joie à nous voir accueillir ses bienfaits. C’est pourquoi la foi, l’ouverture à l’Esprit Saint devrait être quelque chose d’assez naturel. Comme le dit Paul : « la bonté de Dieu nous pousse à la conversion? »(Romains 2:4)

La « manifestation de l’Esprit » n’a souvent rien de spectaculaire. Le prophète Elie apprend à le reconnaître « comme un murmure de fin silence ». Il peut arriver dans la vie d’une personne, d’avoir une expérience mystique très sensible. Comme Paul sur le chemin de Damas, os disciples à la Pentecôte. Cela reste exceptionnel dans une vie. En général, l’Esprit souffle en nous comme tout naturellement, et nous nous en rendons compte qu’il a soufflé qu’après coup, par ses effets, chaque fois que nous aimons, que nous espérons, que nous ressentons de la gratitude et de la louange c’est que l’Esprit nous a rendu capable de ces manifestations élevées qu’un cailloux ne ressent apparemment pas tellement.Vous avez donc de l’Esprit en vous. Vous pouvez, par la foi, espérer que Dieu augmente en vous son souffle, c’est une attitude excellente, dans la prière, de demander alors cela à Dieu.

Comme dans ce verset qui introduit le « sermon sur la montagne » de Jésus, comme un résumé en introduction :

« Heureux les pauvres en Esprit, car le royaume des cieux est à eux ! »
(Matthieu 5:3).

Être pauvre ce n’est pas être démuni, c’est reconnaître que l’on a déjà un peu l’Esprit en soi, c’est savoir que l’on en manque, et c’est le mendier auprès de celui qui en déborde : Dieu.

Faites lui confiance, et accueillez ce don de Dieu.
Il vous bénit et vous accompagne

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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2 réponses

  1. Stefanot dit :

    Je suis complètement déprimé et j’ai besoin de parler à quelqu’un j’ai commis une faute grave et je cherche vraiment à me relever je vous laisse mon adresse e-mail pour discuter avec celui qui veut m’aider.

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour Monsieur
      Je peux vous affirmer le pardon de Dieu, et sa force pour vous aider à avancer et à faire du bien autour de vous. Pour le reste, il serait mieux de prendre contact avec un pasteur d’une église protestante (réformée ou presbytérienne), ou un prêtre catholique près de chez vous. Que vosu puissiez le rencontrer.
      Si vous êtes frappé par une dépression, il n’y a pas de honte à cela, cependant c’est une maladie comme une autre, qui demande à être soignée par un médecin.
      Dieu vous bénit et vous accompagne.

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