
Psaume 116 « Alléluia ! J’aime l’Eternel, car il entend ma voix… »
Le Psaume 116 est un chant de louange pour la tendresse et le pardon de Dieu, comparé à l’amour d’une mère pour son enfant. Le pasteur Marc Pernot y montre comment cet amour sans condition suscite gratitude et confiance, même au cœur de la détresse.
Psaume 116
(versets 1-8)
Alléluyah !
J’aime l’Éternel,
Car il entend ma voix, mes supplications ;
Car il a penché son oreille vers moi ;
Et je l’invoquerai toute ma vie.
Les liens de la mort m’avaient environné,
Et les angoisses du séjour des morts m’avaient saisi ;
J’étais en proie à la détresse et à la douleur.
Mais j’invoquai le nom de l’Éternel :
Ô Éternel, sauve mon âme !
L’Éternel est miséricordieux et juste,
Notre Dieu est plein de tendresse ;
L’Éternel garde les petits ;
J’étais malheureux, et il m’a sauvé.
Mon âme, retourne à ton repos,
Car l’Éternel t’a fait du bien.
Oui, tu as délivré mon âme de la mort,
Mes yeux des larmes,
Mes pieds de la chute.
Je marche en présence de l’Éternel
sur la terre des vivants !
Quelques remarques
Le sens du mot « Alléluyah » et la numérotation du Psaume
- Dans la traduction grecque de la Bible hébraïque, ce Psaume porte le N°114.
- « Alléluyah » = « chantez les louanges de l’Éternel », cette expression hébraïque est bien connue même de ceux qui ne connaissent pas l’hébreu. En particulier dans le grand public grâce à la musique de toutes les époques.
Une louange pour le pardon et la tendresse de Dieu
- Un très beau Psaume à prier en toute occasion. Il est une louange pour le pardon de Dieu. Le pardon de Dieu a toujours existé, il n’a pas d’autre cause que sa tendresse, comme il est dit ici. La tendresse (aussi traduite par compassion, ou miséricorde) est en hébreu raram, qui est le même mot que l’utérus. Dieu est ainsi comparé à une femme qui nous aime comme une maman aime son bébé (normalement). Il n’a rien à craindre d’elle, mais tout à attendre et à espérer. Et l’amour de la maman, en même temps, espère que son enfant grandisse et prenne son autonomie, trouve sa voie…
- Dieu est appelé « Dieu » (Elohim) ici pour parler de sa tendresse. C’est un peu paradoxal, car en général, il est appelé ainsi pour évoquer un Dieu de force, de triomphe, de création puissante. Et Dieu est appelé YHWH en hébreu (traduit ici par l’Éternel) pour évoquer Dieu en tant que compassion, passion, miséricorde. Ce Psaume montre ainsi que même dans sa force, Dieu est encore tendresse, encore un Dieu de pardon même dans son côté créateur, il l’est comme une mère.
Un amour sans condition qui suscite la gratitude
- L’amour est sans condition, et si Dieu nous a aimés et nous aime ainsi, nous ne lui devons rien ! Seulement, cela peut susciter, comme ici, d’avoir de la gratitude, et même de l’amour pour lui, et peut-être même d’aimer un petit peu à notre tour. C’est ainsi que ce Psaume est assez proche de ce que manifeste Jésus.
Par : pasteur Marc Pernot
Pour aller plus loin
Voir, si vous voulez, cet article sur le sens théologique et spirituel d’Alléluia, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
Si vous le désirez, voici d’autres Psaumes aidant à prier, et quelques pistes d’appropriation de ces textes.
En écho à ce texte :
-
Psaume 103 « Mon âme, bénis l’Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom… »
-
Psaume 138 « Je te célèbre de tout mon cœur… »
-
Psaume 118 « Rendez grâce à l’Éternel car il est bon, éternel est son amour ! »
