Vous dites que Dieu ne fait que le bien, mais il existe des textes de la Bible où Dieu fait aussi le mal ?

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11 réponses

  1. edgar dit :

    bonjour pasteur je ne comprend pas si des gens ont subi une catastrophe ou q il sont malade il faut les laisser dans leurs etat pas les sougner

    • Marc Pernot dit :

      C’est ce qu’il faudrait faire si l’on pensait que Dieu est responsable de la souffrance et du malheur,
      Mais comme indiqué : je pense que la souffrance et le malheur ne vient jamais de Dieu, et j’encourage donc : « Nous pouvons lutter contre le mal dans le monde dès lors que l’on sait qu’il ne vient pas de Dieu. « 

  2. Benéric dit :

    J’ai l’impression que vous personnifiez Dieu, Dieu c’est ce qui a créé l’univers et le cosmos tout entier. Dieu c’est toute cette énergie. Dieu est créateur de tout. Du mal comme du bien. Dieu a créé la violence comme la paix. Si l’on prend comme vérité que Dieu a créé l’humain alors il a créé la guerre a même l’intérieur de notre corps, les bactéries et les anticorps se font la guerre sans cesse à l’intérieur de nous.
    La vie telle que nous la connaissons sur notre planète est faite de bien et de mal.
    Même dans le cosmos il y a du bien et du mal mais aussi de la magie et de l’incompréhensibilité mais n’en parlons pas.
    Les étoiles qui explosent pour créé un soleil, n’est-ce pas métaphoriquement une façon de démontrer que l’on crée un bien par un mal.
    Encore là Bien et Mal sont des mots que nous avons attribués à notre façon de penser car pour Dieu, le créateur de tout peut-être que c’est deux opposés sont en fait qu’une seule âme. Le bien et le mal ne font qu’un.
    On jase là.
    Dieu a créé des bêtes prédatrices ainsi que d’autres plus pacifiques. Est-ce que Dieu veut ça ou Dieu est ça. Dieu c’est la vie, c’est tout. C’est également la mort, la jalousie, la compassion, l’honnêteté, le vicieux, le maléfiques, le romantique. Dieu c’est absolument tout.
    Ou peut-être que tout ce gigantesque univers a été créé par plusieurs Dieux mais Dieu est la vie, c’est quelque chose d’inexplicable et on ne peut pas savoir ce qu’est Dieu.
    Quand on pense à tout ce qui est créé, les milliards de milliards d’étoiles, de galaxies, les trous noirs et sans parler des univers parallèles possibles et des possibilités infinies.
    C’est gigantesque, c’est dieulifesque ou dieulifique, faisons changement c’est déesselifique sans vouloir masculiniser dieu.
    Dieu n’est que le mot que j’emploi pour parler de la création de ce gigantesque monde existant par une incompréhension totale.

    • Sethyel dit :

      J’ai l’impression de lire du Nietzsche. En tout cas dans la Bible, certains ont vu les pieds de Dieu, sont visage, ses mains, de dos, donc non. On ne peut pas affirmer bibliquement que Dieu est quelque chose, il EST, il est le père, il n’EST pas tout, il possède tout ET il l’est ! L’alpha et l’oméga, le premier, le dernier. Dieu n’est pas un homme, mais il est capable de tout.

      • Marc Pernot dit :

        Quel beau compliment ! Je le prends comme ça. Nietzsche est très profond, ses critiques des travers de la religion et du protestantisme sont en plein dans le mil, et c’est pourquoi il est détesté de certains religieux qui tentent d’empêcher leurs fidèles de réfléchir.
        À ce propos, je vous recommande ce livre : « La religion de Nietzsche » par Philippe Gaudin

  3. Destiné dit :

    Bonjour ,
    Pour ma part il est important que les hommes de Dieu cessent de nous relever toujours que Dieu est la source de bien .En effet , Dieu permet aussi que le diable nous tente donc le mal nous arrive .Lisons l’histoire de Job qui a permis à Satan de le tenter ?Par ailleurs Dieu à dit à Jésus Christ qu’il était son fils bien aimé à qui il a mis toute ses affections .Mais cela n’a pas empêcher Dieu de laisser mourir .Car sur la croix il a dit mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné ?Aujourd’hui beaucoup de croyants se basent seulement sur la croyance du fait que Dieu permet seulement le bonheur pour ses enfants et le malheur viendrait toujours de Satan font que dans les situations difficiles beaucoup de croyants se suicides puisqu’il ne peuvent pas imaginer pourquoi ils se trouvent dans cette situation .En définitive , je dis ceci Dieu peut permettre la mal comme le bien d’arriver à ses enfants.Si le malheur m’arrive je le prie de me donner la force de résister dans cette période difficile et de la vaincre .Car aucun malheur peut m’arriver sans que Dieu soit au courant. Je ne veux pas dire ici que Dieu permet tous les malheurs qui nous arrivent mais certains .

  4. Émile Morantin dit :

    Bonsoir pasteur,
    La question primordiale ne serait-elle pas, pourquoi l’univers existe-t-il?
    Si la finalité de l’existence c’est le retour à l’UN,pourquoi s’être séparé de l’UN pour aller vers le multiple?
    Une « Force »aurait-elle été capable de se séparer de l’UN et de créer l’univers?(comme paraît-il la lumière d’un trou noir aux dernières nouvelles).Cette création serait le commencement de la chute!
    D’où un Dieu « souffrant » de par cette séparation de ses fils prodigues.
    Un Dieu donc pas tout puissant mais aimant et qui ramènerait à lui ,au fil des temps, ses enfants séparés.
    Un Dieu créant composant avec le mal original?
    Bonne soirée!

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      C’est vrai que la question « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien » est une question essentielle, la question peut-être centrale de la théologie.

      Par contre, je ne suis pas certain du tout que la finalité de l’existence soit le retour à l’UN. Cette pensée serait à mon avis plus à rapprocher les pensées orientales. Cela me semble assez triste comme pensée car dans un sens cela nous dit que nous devrions quérir du fait d’être un individu, un MOI. Or, effectivement, la Bible, et tout particulièrement en Christ, nous dit que l’individu personnel est béni. Que nous sommes un chef d’œuvre que Dieu aime en particulier. Faire un enfant, c’est cela finalement, c’est créer un être neuf et accoucher c’est l’expulser hors de soi, le laisser être un individu qui existe en dehors de nous, même si l’on espère évidemment avoir de belles relations avec lui. Et cette autonomisation est un vrai travail d’éducation, de tendresse, d’amour. On sent bien que le multiple sorti du un est un processus complexe, créateur, riche. Appelé à être béni.

      D’ailleurs, ce terme même de bénédiction est en rapport avec ce un et ce multiple.
      L’humain est créé à l’image de Dieu, nous dit la Genèse (1:26-27), c’est à dire libre et créateur. C’est prendre un sacré risque, car cette autonomie donné à l’humain peut évidemment tourner au chaos, chacun s’agitant totalement indépendamment des autres. Mais dans cette « image de Dieu » il y a aussi le fait d’être en dialogue, de faire des projets ensemble, au pluriel (disant « faisons »). La personne humaine est ainsi sociale et spirituelle.

      Le mot me^me de « bénédiction » est en hébreu de la racine du mot « genou », l’articulation. La bénédiction dit cette volonté de dialogue, cette volonté de travailler avec des proches, cette compassion aussi. Et comme une articulation, cela laisse à la fois un une autonomie à chacun des membres et un attachement. Quand la personne bénit Dieu en réponse (libre) à la bénédiction de Dieu sur cette personne. Quand une personne en bénit une autre, cela crée un corps. Corps qui ne nie pas la richesse de l’existence de multiples membres, cela fait partie de la richesse d’une personne humaine (sans vouloir dénigrer la paramétie).

      La multiplicité des membres est donc une volonté, un projet proprement divin. Et la liberté, l’autonomie, la multiplicité des personnalités et des vocations : ce multiple est « très bon ». Ce n’est absolument pas une souffrance de Dieu, ni une chute, ni un péché. Seulement, là où je suis d’accord avec vous c’est qu’une unité (qui n’est pas une unicité) est espérée, une unité par l’amour. Pour aimer il faut être plusieurs, au moins deux, sinon ce n’est plus de l’amour (c’est de l’égocentrisme). Donc oui, Dieu pleure chaque fils ou fille prodigue refusant d’aimer son prochain ou refusant d’aimer Dieu, c’est à dire refusant de faire corps tout en restant soi-même.

      Et donc, oui, Dieu n’a pas la puissance de nous forcer à aimer, cela n’aurait aucun sens puisque la richesse de cette multiplicité des individus est précisément dans leur personnalité, et donc dans leur liberté, dans leur capacité à dire non. Et à tourner le dos.

      Le mal original, c’est le chaos, et sans l’amour, sans la bénédiction, on marche, on court effectivement vers le chaos. Et ce n’est pas drôle.

  5. Émile Morantin dit :

    Bonsoir,
    votre réponse est un peu perturbante,sans doute est-ce nécessaire.
    Si l’on ne rejoint pas Dieu,où va-t-on?dans un entre deux condamné à disparaître à la fin programmé de notre univers,car s’il ne reste plus que Dieu qui est esprit où être sinon en son esprit?
    Notre moi que vous voyez grand et que d’autres combattent:Huxley,Law,Eckhart,stJean de la Croix,la liste serait longue!notre Moi donc aurait-il sa place en Dieu?
    Jésus a beaucoup élevé les humbles,ceux qui se nourrissent des miettes,les pauvres en esprit.Le jeune homme riche n’était-il pas riche de son gros MOI?
    Où allons nous,sans doute n’avez vous pas la réponse,mais cette résurrection du fils dans le père,plutôt qu’à sa droite,dans sa maison qui est Lui,mais peut-être suis-je hérétique?
    bonne nuit.

    • Marc Pernot dit :

      Paul dit que c’est l’amour qui ne meurt jamais, par conséquent, c’est bien dans le multiple aimant que l’éternité est vécue.
      Pour ce qui est de notre vie future, Paul dit que nous avons un corps. Il s’agit donc bien d’une permanence de l’individualité. Le corps étant précisément ce qui fait qu’il y a une personne distincte des autres. Alors bien entendu, ce n’est pas un corps de chair, nous dit Paul, mais un corps spirituel,un corps glorieux (1 Corinthiens 12-15 entier parle de cela, à mon avis). Donc oui, notre moi a place en Dieu. En tout cas je pense que c’est ce que dit l’Evangile.
      D’où, effectivement, la question du péché qui est une idolâtrie du moi, ce qui pose effectivement problème car il n’y a alors pas d’amour possible.

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