La situation du coronavirus, est ce que c’était écrit dans la bible que nous allions vivre ça ?

Par : pasteur Marc Pernot

la planète terre avec un masque de protection contre les virus - Image par Alexandra_Koch de Pixabay

Une si petite planète ! Un chinois tousse et le Canada s’enrhume.

Question d’un visiteur :

Bonjour pasteur
La situation que l’on vit à travers la planète, 🌎 vue la situation du coronavirus, est ce que c’était écrit dans la bible que nous allions vivre ça ?
Merci pasteur je sais qu’en France 🇫🇷 c’est pas facile au Québec aussi c’est rendu difficile
gardons la foi

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Je suis certain que tout ce qu’il peut exister de manipulateurs, de populistes, de gourous… vont exploiter la peur et la misère des gens pour mieux les capturer dans leurs filets.

C’est même probablement là un signe (puisqu’ils aiment les pseudos « signes ») : l’exploitation des difficultés que rencontrent les gens au lieu de les aider à la gérer, avec calme et confiance.

Les passages annonçant des bouleversements à la fin des temps ne sont pas des prévisions de l’avenir, elles parlent du présent de conversion : provoquant des bouleversement. En effet, bien des personnes se convertissant ou évoluant dans leur foi vivent une transformation, bien entendu, avec la fin d’une certaine façon d’être, de penser et de vivre faisant place à une nouvelle façon. Ilm serait possible de dire la même chose quand on est amoureux. C’est normal, et ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’un certain monde quand on change de vie. Et c’est fait pour être un épanouissement, pas pour être une diminution de sa liberté.

Par ailleurs, les guerres, les maladies, les catastrophes broyant des vies n’est jamais dans les projet de Dieu. Il est le Dieu de la vie, il est la source de la vie. Comme le dit Jean dans le début de sa première lettre où il résume l’Évangile :

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, — il s’agit de la parole de la vie (car la vie s’est manifestée, nous avons vu, nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous) — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. Cela, nous, nous l’écrivons, pour que notre joie soit complète. Le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a pas en lui de ténèbres.

Dieu est sans cesse en train de poursuivre la création vers moins de chaos et plus de lumière et de vie.

Quant à un accident sanitaire comme celui que nous vivons, ce ne peut absolument pas être Dieu qui est derrière cela. Et quand des chercheurs travaillent à trouver des traitements et des vaccins, ils luttent avec Dieu pour la vie. Bien sûr. Et quand nous nous protégeons et protégeons les autres nous travaillons avec Dieu pour la vie.

Cet accident sanitaire est pourtant prévisible. Notre magnifique planète est si petite, elle est devenue encore plus petite, si je puis dire, que nous sommes nombreux et que nous aimons beaucoup échanger entre nous, voyager, faire équipe avec des travailleurs aux 4 coins du monde pour fabriquer une seule voiture ou un avion. Dans un sens, il y a d’excellents côtés à cela. C’est bien. L’humain est un animal spirituel et social. L’humanité est faite pour former un corps (si possible : en Christ, 1 Corinthiens 12). Et donc quand un chinois tousse, les canadiens s’enrhument. Et bien cela peut d’abord nous donner des idées de solidarité, nous ne pouvons plus vivre en égoïste comme si nous étions seul sur une île. Nous serons en bonne santé quand tout le monde sera en bonne santé, nourri et soigné. Nous serons en paix quand il y aura suffisamment de justice et de paix entre voisins partout dans le monde. Cela peut ensuite nous donner des idées de transmettre de belles paroles, de baux témoignages, de belles inspirations.C’est comme cela que cette saleté de virus se transmet : une personne en contamine chacune deux ou trois, paraît-il. Cela montre la force de la transmission locale. Si chacun transmettait ce qu’il y a de plus beau dans son inspiration à deux ou trois proches, la terre entière serait touchée en quelques mois avec tant et tant de belles pensées, de mouvement du cœur, de lumière et de vie belle !

Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel :
projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.
Vous m’invoquerez, et vous vous mettrez en route;
Vous me prierez, et je vous exaucerai.
Vous me chercherez, et vous me trouverez, me cherchant de tout votre coeur.
Je me laisserai trouver par vous, dit l’Eternel,
Je vous libérerai, je vous rassemblerai…

(Jérémie 29:11-14).

Dieu vous bénit et vous accompagne fidèlement

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

Si vous voulez, vous pouvez voir aussi, dans le petit dictionnaire de théologie :

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17 réponses

  1. Michel dit :

    Certains prétendent que l’épidémie actuelle est le fait du diable.
    Est-on sûr que c’est uniquement le diable qui est derrière cette pandémie ?
    N’est-ce pas plutôt une épreuve envoyée par Dieu ?
    N’avez-vous pas lu « Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable » (Mat 4:1) ?
    Dieu est toujours derrière le tentateur : celui-ci ne peut rien faire si Dieu ne le lui permet pas.
    D’autres versets :
    1 Sam 16:14 : « L’esprit de l’Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l’Eternel »
    1 Sam 18:10 : « Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison »
    Juges 9:23 : « Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem »
    Cordialement,

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour

      C’est volontiers que je vous répond, mais il n’est pas toujours utile de polémiquer avec une personne qui affirme sa foi, ses croyances, autrement que par : merci pour votre témoignage et que Dieu vous bénisse. En l’occurrence, je ne pense pas que cette personne ait pensé à cela toute seule, c’est tiré d’un enseignement d’une église « évangélique », à mon avis. Ils ont une pastorale très ancrée dans la menace et la peur : de Dieu, du diable, de l’enfer, de la malédiction, de péché contre l’Esprit, de la fin des temps… Je reconnais que cette pastorale est efficace sur une certaine population. A mon avis, ce genre de discours menaçant a fait plus d’athée que les athées militants.

      Globalement, cette théologie peut effectivement s’appuyer sur un certain nombre de versets lus d’une certaine façon. Que Dieu les bénisse et les accompagne.
      Personnellement, ce n’est absolument pas ma théologie, évidemment, ni le type de pastorale que je pense devoir offrir à la population.

      Il existe divers courants dans la Bible comme il existe divers courants dans le christianisme actuellement. La question est de se faire se propre opinion. A mon avis, le Christ représente un courant mettant en valeur un Dieu qui ne veut et ne fait que du bien à toute personne, même si elle est ennemi de Dieu. C’est aussi l’avis, je pense de l’auteur de la première lettre de Jean, qui commence sa lettre en disant « La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. » (1 Jean 1:5). Si Jean doit insister là dessus comme fondation essentielle de l’Evangile c’est bien que c’était discuté à son époque. Et donc que l’on a le droit de ne pas être d’accord avec Jean. Personnellement, je suis du même avis. Si l’on s’inscrit dans ce courant qui affirme donc que Dieu est pure source de lumière et de vie, jamais il n’est source de maladie, d’aveuglement, de tentation.

      Quant au diable, effectivement, certains pensent qu’il s’agit d’une puissance transcendante source de mal et de mort. A mon avis, cette personnification de la source du mal, sous forme d’une puissance transcendante. Il semble que ce soit inspiré du dualisme mésopotamien. A peine recyclé. Le livre de la Genèse, par exemple est radicalement monothéiste, délibérément, quand il récupère des écrits mésopotamiens vieux à son époque de plus de mil ans, il enlève complètement le dieu destructeur, méchant et ténébreux, pour ne laisser qu’une puissance transcendante : Dieu, purement bonne, et luttant non pas contre un ennemi mais travaillant le chaos primordial. Le seul ennemi est l’humain dans sa volonté de révolte contre Dieu, de méchanceté et de destruction. C’est ce qu’évoque le « diable ». Car ce mot est en réalité non pas un nom propre mais une fonction, celle de disperser, de déchiqueter, de désunir.

      Ce qui tente Jésus, comme tout humain, c’est celle de la désunion, de mettre sa puissance de création au service de lui-même, de mettre les autres et Dieu à ses pieds. Et l’Esprit, la Parole de Dieu est à ses côtés pour lui donner de la force. Cette tentation revient à Gethsémané et Jésus insiste « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’Esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » (Matthieu 26:41). L’Esprit est à nos côtés pour faire face à la tentation, ce n’est pas l’Esprit de Dieu qui nous tente.

      Ensuite, pour 1 Samuel ou Juges, c’est bien possible que leurs auteurs pensent que Dieu envoie un esprit mauvais en Saül, ce n’est pas si évident quand on regarde le texte hébreu, mais mettons que ce soit vrai. Et bien Jésus-Christ nous a montré que non, Dieu n’a pas d’Esprit mauvais en réserve, l’Esprit de Dieu est souffle de vie. Mais chacun sa théologie, sa foi, sa mystique. Et son éthique, sa conception de la justice, car imaginer que Dieu peut envoyer un souffle inspirant en quelqu’un le mal, c’est quand même un sacré programme, une sacrée vision de ce que peut être un juste comportement.

      Dieu vous bénit et vous accompagne.

  2. Jean-Claude dit :

    « Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Luc 13:1-9
    « Sachez donc que c’est moi qui suis Dieu, Et qu’il n’y a point de dieu près de moi ; Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris,
    et personne ne délivre de ma main. » Deutéronome 32:39
    L’Eternel est Dieu et se révèle dans toutes les Ecritures et Il n’a pas besoin de nous pour cela. Cessons nos définitions d’hommes pécheurs faisant de Dieu l’image d’un vieillard bisousnours à qui toute échappe … même le mal. Regardons à Christ qui a été fait malédiction pour nous afin que la grâce de la justification puisse être accordée par la foi aux hommes. Tout cela est conforme à sa volonté que cela nous plaise ou pas !

    • Marc Pernot dit :

      Si vraiment il fallait comparer Dieu a un vieillard, comme vous le proposez, il me semble que le « bisounours » me semble une meilleure image que celle d’un « Chucky » (sorte d’horrible poupée massacrant des gens, dans une série de films d’hrreurs).

      Il me semble que Christ incarne plus cet amour, cette bienveillance, ce soin de chacun. Et effectivement, il montre ce qui peut sembler être une faiblesse dans sa lutte contre les pouvoirs, même si cette faiblesse n’est qu’à court terme, c’est par la foi et l’amour qu’il vainct.

      Ensuite, avec sa théologie, on peut tirer facilement de la Bible des versets que l’on pense corroborer sa propre théologie.

      Dans votre verset de Luc comme dans celui du Deutéronome, je préfère lire un annonce que quand nous faisons n’importe quoi, nos actes produisent alors de la souffrance et de la mort. C’est exact que je refuse d’y voir un Dieu qui ajouterait encore plus de souffrance et de mort à celle que nous aurions déjà engendrées. Il me semble que l’attitude du Christ montre qu’il ne condamne pas le coupable, ne le punit ni de souffrance ni de mort, au contraire : il libère et bénit la femme adultère, prie pour les soldats romains qui le crucifient, volent ses affaires et se moquent de lui. Et Jésus théorise cela en disant que notre Père qui est au cieux va jusqu’à aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui le persécutent…

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