
« Dieu est amour » (1 Jean 4:8)
« Dieu est amour » (1 Jean 4.8) : ce court verset inspire à Saint Augustin le fameux « Aime et fais ce que tu veux ». Marc Pernot médite sur ce que signifie vraiment aimer et vouloir, et comment la prière peut nous y aider.
Verset :
↪︎ « Dieu est amour » (1 Jean 4.8)
Aimer et faire ce que l’on veut : un résumé de la morale chrétienne
Cette parole de Jean inspire à Saint Augustin ce conseil : « Aime et fais ce que tu veux » comme résumé de la morale chrétienne. C’est lumineux. Extrêmement libérant et en même temps stimulant pour notre responsabilité en tant qu’acteur, que créateur en ce monde.
Trois défis : aimer, savoir et faire ce que l’on veut
Mais encore nous faut-il arriver à aimer pour que ce commandement fonctionne, et il faut également savoir ce que l’on veut. Ni l’un ni l’autre ne va de soi.
- « Aimer » ? Il faut plus grand que l’humain pour donner à l’humain d’aimer : Dieu peut nous donner d’aimer véritablement, cela nous encourage à nous ouvrir profondément et régulièrement à lui par la prière.
- « Savoir ce que je veux ? » En ce qui concerne ce second point, seule une réflexion nourrie et personnelle peut nous donner de savoir ce que nous voulons. Cela aussi demande une pratique régulière.
- « Faire ce que je veux ? » Cela est bien moins simple qu’il n’y paraît, nous le savons tous. Cela aussi demande un travail sur soi, dans la lucidité, cela demande de l’aide de plus grand que l’humain. Avancer dans ce domaine se fait dans la prière.
Nous aider à prier et à réfléchir est un des objectifs principaux du service que l’on peut attendre d’une église chrétienne dans les activités proposées.
Vous pouvez partager en commentaire ce que ce verset vous dit, à vous, aujourd’hui…
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En écho à ce texte :
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« L’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. » (1 Jean 4:7)
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Théologie – Ordo Amoris (l’amour ordonné)
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Je veux une recette pour l’amour

Bonsoir cher pasteur,
J’ai entendu le père Jean-Pierre Batut dire qu’une autre très bonne traduction de cette phrase était « Dieu le Père est amour », car « ho theos » faisait toujours référence au Père dans le NT, contrairement à « theos » sans « ho » qui se réfère au Fils. Et donc que le Père se donnait au Fils.
Encore merci pour tout votre riche travail qui fait tant évoluer l’Eglise.
Arthur César
Bonsoir César,
Tout est possible, mais…
1) je ne vois pas trop ce que cela ajoute, le Fils est aussi amour, donc ?
2) l’idée même de « Dieu le Père » et « Dieu le Fils » me semble anachronique par rapport à l’époque de rédaction de ces textes.
3) je ne suis pas certain que cette distinction entre « Ho Theos » et « Theos » soit celle-ci. « Ho Théos » est Dieu en tant que personne, alors que « Théos » est soit « un dieu » (littéralement), soit la divinité en tant que qualité. Il me semble que « Theos » tout court sans article peut être aussi en quelque sorte son nom propre, ce serait alors aussi la personene de Dieu.
Par exemple voici quelques versets trouvés au hasard où Theos sans article est manifestement Dieu le Père :
Grand merci pour vos encouragements !
Grand bravo de chercher, de creuser.
Bonjour Marc
La suite de 1 jean 4 :8 verset 10 parle de sacrifice, est que le mot traduit en français est bien traduit et comment devons nous comprendre ce sacrifice ?voulu par dieu question difficile merci de votre réponse et du temps que vous prenez pour nous.
Belle journée
Bravo de creuser cette magnifique lettre de Jean.
Dans certaines traductions de la Bible il peut apparaître que Christ serait une « victime expiatoire » ou une « victime propitiatoire », ce choix des traducteurs est, à mon avis étranger à l’économie du salut manifestée en Christ. À la place de « victime expiatoire » il convient de lire plutôt : « signe du pardon de Dieu », car c’est ce qu’était l’agneau de la fête juive de Kippour.
Voir cet article : https://jecherchedieu.ch/dico-de-mots-qui-piquent/theologie-expiation/