« Alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » (1 Corinthiens 13:12)

un enfant émerveillé lors d'une lecture - Image par saralcassidy de Pixabay

➔ Dans la pensée hébraïque, connaître, connaître vraiment : c’est aimer.

➔ C’est effectivement dans son fabuleux hymne à l’amour (voir ci-dessous) que nous avons cette affirmation de l’apôtre Paul qui dit que nous ne connaissons qu’imparfaitement, et que ce n’est pas si grave car l’essentiel est que Dieu, lui, nous connaît et nous aime, depuis l’origine et pour toujours.

➔ C’est très libérant :

  • Il est normal que notre amour et donc notre connaissance de Dieu, des autres et de nous-même ne soient que partielles et approximatives.
  • Cela n’empêche en aucune façon Dieu de nous connaître et de nous aimer tel que nous sommes. Bien sûr.
  • Et que, même si notre foi nous semble bien évanescente, nos convictions théologiques et éthiques imprécises et flottantes, notre espérance chancelante, même si nous avons du mal à aimer, oubliant Dieu, négligeant notre prochain, peinant à nous aimer nous-même en vérité… cela ne nous décourage pas de chercher ce qui compte tellement : voir avec les yeux de l’amour-agapè. Car c’est déjà formidable de commencer à discerner, même confusément, la réalité profonde qui compte, qui demeure et qui fait vivre.

➔ Paul explique dans cet hymne à l’amour comment nous pouvons concrètement travailler cela. Il parle de ce qui fait son ardente activité quotidienne, tout en la relativisant : la théologie, le service des autres, l’étude de la Bible et la prière, la foi elle-même ne sont que des moyens au service de l’amour. C’est une façon de nous inviter à nous donner les moyens concrets d’avancer, et aussi de ne pas confondre ces moyens avec l’essentiel : l’amour dont Dieu nous aime, et le balbutiement d’amour dont nous commençons à aimer. Parfois.

par : pasteur Marc Pernot

Vous pouvez partager en commentaire ce que ce verset vous dit, à vous, aujourd’hui…

Aller vers la liste des simples versets médités

1ère lettre de Paul aux Corinthiens, chapitre 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.
Et quand j’aurais (le don) de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture (des pauvres), quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil,
il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal,
il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;
il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne succombe jamais.
Que ce soient les prophéties, elles seront abolies ; les langues, elles cesseront ; la connaissance, elle sera abolie.
Car c’est partiellement que nous connaissons ; c’est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli.
Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai aboli ce qui était de l’enfant.
Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière confuse, mais alors, nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais partiellement, mais alors, je connaîtrai comme j’ai été connu.

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour.

Print Friendly, PDF & Email

Marc Pernot

bio de Marc Pernot

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.