30 août 2026

Capture d'écran de la vidéo sur Adam et Eve
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J’ai rencontré Adam et Ève 👫

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Cette courte vidéo explore la portée symbolique du récit d’Adam et Ève. En analysant l’étymologie hébraïque des noms et la figure du serpent. Cela met en lumière la manière dont ce texte biblique éclaircit les choix quotidiens, l’équilibre des émotions et la relation personnelle avec Dieu.


🎥 Regardez la vidéo :

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Transcription de la vidéo :

Une histoire célèbre au sens méconnu

J’ai rencontré Adam et Ève. Et toi aussi, tu les rencontres tous les jours dans ton miroir. L’histoire du jardin d’Éden avec Adam et Ève au paradis, avec les deux arbres magiques, avec le serpent qui parle, c’est une des histoires les plus connues au monde, mais que signifie-t-elle ?

Depuis plus de 2000 ans, de nombreux théologiens comprennent ce récit biblique non pas comme une leçon d’histoire ancienne, mais comme un miroir de notre propre existence.

En effet, en hébreu, Adam, ça signifie tout simplement l’humain. C’est notre conscience, notre personnalité, nos idéaux. Et Ève, en hébreu, ça signifie la vie. Elle représente notre sensibilité, nos émotions et nos sens. Ces deux dimensions sont des dons de Dieu géniaux. Quand notre conscience et nos émotions s’embrassent, on est alors au paradis.

Et le serpent qui parle dans cette histoire, il représente notre tentation, celle de laisser l’égoïsme et la recherche du plaisir immédiat gouverner notre propre vie. C me source de bien des souffrances pour nous et autour de nous.

Un conseil quotidien plutôt qu’une punition divine

Ce récit biblique ne parle donc pas du passé. Il ne s’agit pas d’une faute commise il y a des millénaires et une punition divine. Dieu n’est de toute façon pas comme ça, nous montre Jésus-Christ. Dieu nous pardonne car il nous aime, et Dieu aime car c’est ça qui est la source de la vie.

Ce récit est donc une invitation quotidienne, un conseil de Dieu : choisir l’amour et le respect pour gouverner notre être et que nos plaisirs soient alors source de vie. Mais sois sans crainte, Dieu est ton plus grand fan, il ne te laissera pas tomber.

 


Notes :

Théologiens faisant une lecture spirituelle de cette histoire

Aristobule de Panéas (IIᵉ siècle av. J.-C.) et d’autres exégètes de la Bible ont rédigé des commentaires allégoriques de la Genèse. Les Esséniens pratiquaient aussi cette lecture.

Philon d’Alexandrie (juif ayant vécu entre -20 et 40) a construit une « uvre monumentale et remarquée, dans le cadre du dialogue entre les penseurs juifs et grecs. Sa grande « uvre concernant Adam et Ève se trouve dans Legum Allegoriae (Allégorie de la Torah) et De Opificio Mundi (De la Création du Monde).

Il a inspiré les chrétiens d’Alexandrie : Origène, le père de l’exégèse chrétienne (185-253), puis Ambroise de Milan (339-397) qui a enseigné l’immense philosophe, théologien et mystique chrétien Augustin d’Hippone sur la base de ce verset  » la lettre tue, mais l’Esprit vivifie  » (2 Corinthiens 3:6). Augustin écrit un commentaire sur la Genèse « De Genesi contra Manichaeos » (La Genèse contre les Manichéens) en 389. Ce n’est que plus tard qu’il ajoutera une lecture matérielle à la lecture allégorique de cette histoire d’Adam et Ève afin d’introduire sa théorie sur le « péché originel » et la « rédemption » dans un nouveau commentaire « De Genesi ad litteram » (La Genèse au sens littéral) écrit entre 401 et 415. Rien ne nous oblige à le suivre dans cette théorie qui pose une quantité de problèmes théologiques et éthiques. C’est cette « économie du salut » développée par saint Augustin qui fait que certains courants chrétiens (catholiques, évangéliques) continuent à soutenir l’existence d’un premier homme et d’une première femme à l’aube de l’humanité. On a le droit de penser cela, bien sûr.

L’histoire scientifique de l’apparition de l’humain

La science nous a montré que l’humanité est apparue progressivement avec au moins une douzaine d’espèces, il y a des centaines de milliers d’années. Deux de ces espèces, l’Homo sapiens et l’Homo neanderthal, ont commencé à prendre conscience que la vie humaine dépasse la simple survie de notre corps, dépasse nos sensations et nos jouissances, et qu’il y a aussi une dimension de la vie humaine qui est de l’ordre du spirituel. Les plus anciennes tombes, creusées, ornées, recouvertes sont datées de -100’000 ans.

Ensuite, cette prise de conscience de la dimension spirituelle de l’humain continue à se développer (ou peut continuer à se développer) en nous tout au long de notre vie.

Théologie

Cette histoire d’Adam et Ève a donné lieu à une doctrine assez redoutable, et complexe : celle du « péché originel ». A l’occasion de cette courte vidéo j’ai écrit un article qui travaille cette théorie, son origine, ses implications pour nous… et comment nous pourrions la revisiter.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

pasteur Marc Pernot

Pour approfondir : Retrouvez l’éclairage théologique sur ce que signifie péché originel au sein du Petit Dictionnaire de Théologie.

À voir aussi : La page sur la lecture de la Bible

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En écho à ce texte :

7 Commentaires

  1. Solaine dit :

    Je vous suis sur Instagram et hier j’ai découvert votre sujet sur Adam et Eve. Dès les deux première pages, la Bible m’a perdue en cours de route avec cette histoire…

    Le fait de croiser Adam et Eve dans le miroir, la signification de cette union… Cela peut paraitre tout simple mais cela m’a beaucoup parlé !

    Mais quand même Marc… Quand j’essaye de me répéter vos mots.. « Dieu est mon plus grand fan, il m’aime, il me pardonne, il ne me laissera pas tomber… ».. Je dois vous dire que, en moi, ça sonne faux. J’aimerais que ça sonne juste. Mais ce n’est pas le cas. Quand je relis ma Bible, ce n’est pas ce qui est écrit page 2. En fait, il est écrit que Dieu me chasse après avoir maudit le sol et m’avoir promis les pires tortures. Certes… C’est sympa de m’avoir mis un petit gilet sur le dos avant de me foutre à la porte mais bon…

    Je n’y arrive pas ! Je ne vois pas ce que vous voyez… Mais qu’est-ce qui cloche chez moi..?!
    Cela me donne tellement de souffrance. Ça me déchire à l’interieur.

    Vous allez me dire, la Bible, ce n’est pas comme un manuel pour monter un meuble IKEA, ça laisse place à l’interprétation.

    Mais entre interpréter et réécrire, il y a quand même un gouffre (ou deux ou trois) difficile à franchir pour moi. Quand je lis « Je multiplierai ta peine… » et « maudit soit le sol à cause toi ! » et « c’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture » et les épines et les chardons et OUST. Dehors. Expulsés. … Et bien je ne vois pas ce que vous dîtes. Je VEUX voir ce que vous dites !! Je regarde Adam Et Eve dans la glace, droit dans le yeux, j’essaye de les convaincre… Mais ça ne marche pas avec moi.

    Comment vous expliquer..

    Si je dois résoudre 2 + 3… Je peux toujours réinterpréter un 2 en 4 et répondre que ça fait 7 parce que 7, c’est plus joli que 5.
    Il y a quelque chose en moi qui sait que c’est faux.

    Mon esprit est comme ça. Ce qui est écrit est écrit. Les mots ont leur importance. Ils sont gravés dans la Bible comme la douleur dans mon âme. Je ne peux pas les changer juste parce que j’en ai envie. On peut me montrer du doigt un vague passage où Dieu aurait dit « Au fait, je t’aime »… Mais ça ne change rien pour moi.

    Et puis alors, le plus drôle, c’est que cela ne m’empêche pas d’avoir la foi.

    Je sais bien que tout va bien. Dieu m’aime très certainement. Mais parfois, j’ai besoin de quelque chose de plus tangible qu’un arc-en-ciel ou un p’tit oiseau qui chante devant ma fenêtre.

    La Bible aurait pu tenir en deux pages. … « Adam et Eve étaient très tristes à l’idée de ne pas avoir su obéir. Alors Dieu les regarda avec compassion, et pour leur montrer à quel point il était leur plus grand fan, il leur sourit et dit : « Mes enfants vous avez le droit à une seconde chance parce que je vous aime. » Et à partir de ce jour là, tout le monde mangea des poires. FIN.

    Je vous remercie pour tout ce que vous faites, vos explications, les vidéos et tout le contenu que vous mettez à notre disposition. Je SAIS le travail que cela représente. Merci vraiment beaucoup. Comme vous le voyez, cela suscite parfois encore beaucoup d’émotions. Au final… Est-ce que ce n’est pas bon signe ?

    1. Marc Pernot dit :

      J’adore votre façon de penser et d’écrire, votre profondeur tellement touchante, votre extraordinaire talent pour la joie, votre enracinement dans l’essentiel de la vie.

      Je reconnais que cet épisode de la Genèse est rude, d’autant plus que c’est le premier. C’est pourquoi j’ai souhaité en faire un short. Il me semble que les ennuis d’Adam et Ève et de leurs descendants sont les reflets des conséquences de l’égoïsme de l’humain, prenant son désir de l’instant comme priorité des priorités dans sa vie. Dès lors, effectivement, la vie nous est pénible, et même le fait de donner la vie devient une souffrance car c’est effectivement tourné vers la vie et non tourné uniquement vers nous-mêmes : cela nous devient insupportable au lieu d’être une joie. Les anges que Dieu place à l’entrée du paradis ne nous en interdisent pas l’entrée, au contraire, je pense, ils la gardent et avec leur épée flamboyante ils sont comme des phares qui marquent l’entrée d’un port. Cette Parole vivante (qu’évoquent les anges) est pour nous Jésus-Christ. Comme vous le dites d’une façon amusante, Dieu n’extermine pas l’humain pécheur, mais il l’équipe d’un petit gilet ou d’une petite culotte pour qu’il n’attrape pas trop froid. C’est déjà l’Évangile que l’on reconnaît alors : Jésus nous dit que Dieu aime même son ennemi, il cherche à lui faire du bien d’autant plus qu’il file du mauvais coton.

      Vous allez me dire que d’autres interprétations de ce texte, bien plus menaçantes, peuvent être faites, c’est vrai, mais en tant que chrétiens nous prenons le Christ comme clé d’interprétation des Écritures. Le Christ, ce n’est pas un simple petit bout de verset sympa dans un coin, c’est une personne qui a tout changé. Cela fait que nous pouvons effectivement interpréter un passage de la Bible comme nous voulons, mais notre interprétation doit être cohérente avec ce que le Christ a manifesté : la grâce, l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun.

      Je reconnais que ce n’est pas tout à fait naturel, pour personne, car nous sommes tellement imprégnés de la logique du donnant-donnant que nous pensons qu’il est juste que le méchant soit écrasé. C’est pourquoi il est assez utile que Jésus ait manifesté une autre vision de Dieu, une autre façon de vivre et de penser, de prier et d’espérer. Donc oui, il me semble utile de commencer par s’imprégner des Évangiles, de se nourrir de ce que Jésus a manifesté par ses actes mêmes, par sa vie généreusement donnée pour une humanité assez moyenne, il est bon alors d’expérimenter le fait de prier Dieu avec confiance, et ainsi de pouvoir être devant lui avec sincérité. Alors, on arrive à s’enrichir de ces textes extraordinaires sans être piégé par les interprétations transformant Dieu en un père fouettard, voire en un juge tyrannique et sanguinaire.

      Mais je reconnais que ce n’est pas évident. À ruminer ces textes, en particulier les Évangiles, je pense possible d’avancer. La clef est la lecture spirituelle où l’homme méchant du texte est seulement la méchanceté de l’homme, l’homme juste est notre moi profond. Cela demande de faire la part des choses, c’est un geste à prendre, un regard nuancé. C’est en quelque sorte une révolution copernicienne à faire. Il peut y avoir un déclic comme quand on regarde ces dessins anciens où l’on peut voir soit « Jean qui rit » soit « Jean qui pleure », soit une jeune fille soit une sorcière. Au début, ce que l’on voit nous semble aussi objectif que 2 et 2 font 4, ce qui est vrai, et pourtant il existe une autre façon tout aussi logique et vraie de voir le même dessin. Ce n’est pas inventer que le 2 serait un 4, c’est comprendre en quel sens ce 2 nous concerne, comment ce texte parle de nous alors que nous ne sommes pas littéralement un 2, ni un 3. Ce n’est pas une invention contemporaine, ces textes sont écrits pour ça, d’ailleurs l’Odyssée aussi : les Cyclopes et les Sirènes, les Circée n’existent pas ? Bien sûr, mais l’expérience décrite ainsi par Homère évoque une facette bien réelle de notre existence humaine universelle. Avec votre extraordinaire talent pour la joie & la foi, il me semble que vous aller y arriver, car être joyeuse non plus n’est pas évident, avoir la foi non plus : cela demande aussi un regard sachant interpréter la vie derrière son écorce souvent rugueuse. Mais que cela ne vous rende surtout pas malade. Lisez seulement les textes faciles et agréables. Pour commencer.

      Je suis du même avis que vous, la Bible aurait pu être plus simple. Elle est touffue, écrite par de multiples mains sur des siècles, dans un milieu où l’on aimait énormément discuter, brasser de multiples interprétations, communiquer avec des récits plus qu’avec des enseignements théoriques. Cela ne nous facilite pas la tâche, mais il faut reconnaître que c’est riche et que cela nous émancipe. De toute façon, c’est comme ça, nous n’avons pas le choix.

      Merci pour vos encouragements !!!

      Dieu vous bénit et vous accompagne.

  2. Jean-Michel dit :

    Si je peux me permettre qu’est ce qui importe peut importer. Avoir une lecture qui traduit (rait) d’une façon absolument fidèle aux intention des auteurs de l’époque, mais qui avec le savoir actuel est a dormir debout. Ou une lecture certes qui prête a reflexions, dont on peut, pourrait douter de l’authenticité, vis à vis des intentions de leur auteurs, mais qui au final délivre du sens et ce même avec les connaissances d’aujourd’hui?

    1. Marc Pernot dit :

      Votre remarque me semble intéressante et importante.

      Dans les facultés de théologies catholiques et protestantes (non évangéliques), on utilise la méthode historico-critique : on cherche d’abord l’authenticité, le contexte d’énonciation, la façon de penser de l’époque de la rédaction, on examine ensuite l’histoire de l’interprétation du texte. C’est seulement après que l’on cherche du sens pour nous aujourd’hui, on passe alors de l’exégèse à la prédication.

      Ce sont un peu deux gestes complémentaires et différents dans leur essence : l’exégète se place au-dessus du texte pour l’étudier comme on démonte un violon pour voir ce qui est dedans, de quel bois il est fait. Pour la prédication, on se laisse inspirer (si possible par l’Esprit saint) et par l’attention bienveillante que l’on a pour les personnes qui la recevront. On se place alors sous le texte et non au-dessus, on se soumet à sa puissance, la sincérité et le cœur entrent en jeu. Mais on a d’abord fait le premier geste, celui de l’étude du texte d’une façon rigoureuse, normalement, dans l’hébreu ou le grec de l’original.

      Pour une méditation ou une lecture personnelle, je dirais que le geste est plutôt le second, c’est pour moi une lecture priante, sans ouvrir le dictionnaire. Et là oui, la question n’est pas de chercher ce que voulait y mettre celui qui a rédigé ce texte, mais de se laisser simplement inspirer par ce que ce texte nous dit à nous aujourd’hui. Même si, heureusement, notre habitude de ces textes et de l’Évangile du Christ participe à notre lecture et à notre recherche. C’est pourquoi on devient lecteur de la Bible en la lisant, en la fréquentant.

  3. Edson dit :

    Pardon, monsieur, mais votre interprétation de la Genèse est un anachronisme. Il est important de considérer que ce passage était destiné à être compris en premier lieu par les lecteurs de l’époque. Ainsi, la compréhension de son sens était majoritairement littérale. Toute autre interprétation ne relève que de spéculations créatives, fruits d’herméneutiques modernes et déconstructionnistes employées par des ministres désespérés pour rendre la Bible attrayante aux lecteurs actuels.

    1. Marc Pernot dit :

      Merci pour votre point de vue.

      Seulement, comme souligné dans la vidéo (et expliqué un petit peu plus longuement dans cet article), des écrits depuis au moins 200 ans avant le Christ montrent que la lecture spirituelle faisait partie du sens littéral pour bien des personnes de l’époque.

      D’ailleurs, nous voyons le Christ lui-même faire une telle lecture quand il est questionné sur le mariage, nous voyons l’apôtre Paul et l’apôtre Pierre faire ce type de lecture dans leurs lettres à propos de passages de la Genèse et de l’Exode. Ce n’est donc pas du tout le fruit d’une herméneutique contemporaine. Au contraire. C’est la lecture fondamentaliste de ces textes qui est un anachronisme moderne, car à l’époque dans les milieux bibliques, le fait d’avoir de multiples interprétations était habituel, de multiples niveaux de lectures du même texte.

  4. François dit :

    Le récit de la Genèse est un poème, et doit se comprendre comme tel. Il est vraiment difficile – improbable – de croire un instant à cette histoire de la supposée « Génération spontanée ».
    En écartant de plus les récits de seconde main qui n’ont rien à y faire, on peut alors obtenir un poème assez cohérent de l’état des opinions il y a assez longtemps (peut-être vers le VIII° siècle avant JC). Donc le topo général est de concevoir la séparation de la Terre et du Ciel, parmi le Chaos environnant. Puis de la terre et des eaux. Puis (sans que jamais soit évoquée une durée), la croissance des plantes et des arbres puis des animaux, enfin de l’homme et de la femme. Comme Dieu avait pourvu l’homme d’un organe vocal, Il lui a demandé de nommer le tout comme il l’entendrait.
    Après avoir passé du temps dans le Jardin d’Eden, est survenu l’époque de la malédiction et du châtiment.
    Mais là, nous sortons du récit de la Création.
    Je crois qu’il est important de prendre ce récit pour ce qu’il est (un poème), le comprendre pour sa valeur symbolique ; je suppose qu’il serait un peu imprudent de lui en faire dire plus ou davantage. Après tout, nos ancêtres ne savaient pas tant de choses que nous, et ils avaient le pouvoir d’imaginer des choses très belles sans qu’on ait le pressant besoin de défigurer les poèmes par des instances du autre âge

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