Les lois de Moïse ne s’adressent plus à nous ? (Jésus à dit « je en suis pas venue abolir la loi mais l’accomplir »)

Par : pasteur Marc Pernot

Tableau de Rembrandt représentant Moïse et les tables de la Loi - wikicommons

Question d’un visiteur :

Bonjour pasteur,

J’ai une question sur l’ancien testament. Comment doit-on l’interpréter, doit ont remettre dans son contexte les textes ? Les lois mosaïques ne s’adressent plus à nous ? (Jesus à dit « je en suis pas venu abolir la loi mais les accomplir ») Et les promesses de ce temps ne nous sont pas destiné ? Comment le comprendre ?

Cordialement

Réponse d’un pasteur :

Bonjour
Bravo de vous poser cette question, assez essentielle.
Jésus accomplit la Loi, effectivement, par l’amour. C’est ce que l’on voit dans ses actes et c’est ce qu’il dit (en citant effectivement les livres de Moïse) :

Jésus dit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ton intelligence.
C’est le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.
(Matthieu 22:37-40).

Il garde donc l’amour de Dieu, la confiance en lui plus que la crainte, une belle relation de sincérité. Ainsi que le service du prochain.
En tirant ces deux paroles mettant l’amour comme l’accomplissement de la Loi, Jésus donne une clef importante. A ces paroles issues de la Loi de Moïse, Jésus ajoute une transformation extrêmement visible, il ajoute « de toute ton intelligence », appelant chacun au discernement personnel dans une relation de confiance et de sincérité avec Dieu. C’est essentiel. Tant de chefs religieux prétendent donner dicter leur loi aux autres humains, ruinant leur droit au discernement.

C’est à la suite de Jésus que nous entendons la Loi de Moïse, ses phrases, ses commandements et ses promesses, les lisant avec cette clef qu’est l’amour. Nous gardons l’Esprit de ces textes, et non la lettre. Car la lettre tue, et l’Esprit vivifie (comme le dit l’apôtre Paul, 2Co 3:6).

Cela amène souvent à une lecture au sens figuré, spirituel, de ces textes, dans une recherche à les placer dans leur contexte, puis dans l’optique du Christ, puis cherchant par la prière à discerner par nous même avec intelligence (comme le suggère Jésus). Comme le fait Jésus avec une grande liberté, ce qui énerve les intégristes de l’époque. En particulier en ce qui concerne le Shabbat, le lavage rituel des mains, les interdits alimentaires : Jésus relativise tout cela, ainsi, heureusement, que la condamnation à mort des pécheurs, l’interdiction de contact avec les personnes jugées impures selon la Loi, etc

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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