
La loi de Moïse et Jésus : abolir ou accomplir ?
Jésus n’est pas venu abolir la loi de Moïse mais l’accomplir par l’amour. Cette réponse pastorale explique comment lire aujourd’hui les commandements et promesses de l’Ancien Testament, à la lumière du Christ plutôt qu’à la lettre.
Question posée :
Bonjour pasteur,
J’ai une question sur l’Ancien Testament. Comment doit-on l’interpréter, doit-on remettre les textes dans leur contexte ? Les lois mosaïques ne s’adressent plus à nous ? (Jésus a dit « je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir ») Et les promesses de ce temps ne nous sont pas destinées ? Comment le comprendre ?
Cordialement
Réponse d’un pasteur :
Bonjour,
Bravo de vous poser cette question, assez essentielle.
Jésus accomplit la Loi par l’amour
Jésus accomplit la Loi, effectivement, par l’amour. C’est ce que l’on voit dans ses actes et c’est ce qu’il dit (en citant effectivement les livres de Moïse) :
Jésus dit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ton intelligence.
C’est le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.
(Matthieu 22:37-40).
Il garde donc l’amour de Dieu, la confiance en lui plus que la crainte, une belle relation de sincérité, ainsi que le service du prochain.
Une clef nouvelle : l’appel au discernement personnel
En tirant ces deux paroles mettant l’amour comme l’accomplissement de la Loi, Jésus donne une clef importante. À ces paroles issues de la Loi de Moïse, Jésus ajoute une transformation extrêmement visible : il ajoute « de toute ton intelligence », appelant chacun au discernement personnel dans une relation de confiance et de sincérité avec Dieu. C’est essentiel. Tant de chefs religieux prétendent dicter leur loi aux autres humains, ruinant leur droit au discernement.
Garder l’Esprit des textes plutôt que la lettre
C’est à la suite de Jésus que nous entendons la Loi de Moïse, ses phrases, ses commandements et ses promesses, en les lisant avec cette clef qu’est l’amour. Nous gardons l’Esprit de ces textes, et non la lettre. Car la lettre tue, et l’Esprit vivifie (comme le dit l’apôtre Paul, 2 Corinthiens 3:6).
Une lecture spirituelle, en toute liberté
Cela amène souvent à une lecture au sens figuré, spirituel, de ces textes, dans une recherche à les placer dans leur contexte, puis dans l’optique du Christ, puis en cherchant par la prière à discerner par nous-mêmes avec intelligence, comme le suggère Jésus. Il agit ainsi avec une grande liberté, ce qui énerve les intégristes de l’époque. En particulier en ce qui concerne le Shabbat, le lavage rituel des mains, les interdits alimentaires : Jésus relativise tout cela, ainsi, heureusement, que la condamnation à mort des pécheurs, l’interdiction de contact avec les personnes jugées impures selon la Loi, etc.
Dieu vous bénit et vous accompagne.
En écho à ce texte :
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Ce qui reste et ce qui n’est plus valable dans la loi de Moïse (manger du porc, éliminer les ennemis…) ?
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Jésus dit ne pas abolir un iota de la Loi, et pourtant il semble la transgresser : comment comprendre ?
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Jésus : « Je ne suis pas venu pour abolir la Loi ou les Prophètes, mais pour l’accomplir. » (Matthieu 5:17)
