Les animaux vont-ils au paradis ? Qu’en est-il des animaux « impurs » ? Et des sacrifices ?

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonsoir pasteur,

Je voudrais savoir si les animaux domestiqués tous confondus et si le petit et grand bétail de l’ancien testament donné en sacrifice à Dieu vont comme les fidèles au « paradis »? Quand n’est-il pour les animaux impurs ?

Merci pour votre réponse.
Que Dieu éclaire votre chemin.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Les animaux vont-ils au paradis ?
Je dirais d’abord que c’est l’affaire de Dieu.

Ensuite, à mon avis, il garde dans son amour l’entier de sa création. Dans le livre de la Genèse, il nous est dit que Dieu fait alliance avec les humains ET les animaux :

« Voici, j’établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous; avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre. »
(Genèse 9:9-10).

Quand Dieu fait alliance, il la garde et il la garde pour toujours. Alors pourquoi est-ce que les animaux ne seraient pas pour l’éternité dans le cœur même de Dieu ?

La question se pose alors de notre consommation de créatures vivantes ? C’est la nature même de notre corps de faire que nous devons manger du vivant pour vivre nous-même. Ensuite, que ce soit du végétal, du poisson, du petit bétail ou du gros bétail c’est la même chose. Nous ne pouvons pas vivre en ne mangeant que du minéral. Il nous faut manger du vivant, c’est vrai que c’est un point important : cela doit donc à mon avis être fait dans un grand respect, sans gâcher, avec reconnaissance, et responsabilité.

Les animaux « impurs » n’étaient pas impurs en eux-même, la preuve c’est qu’ils sont sauvés aussi lors du déluge. Ils sont impurs à la consommation. En général pour des raisons symboliques, comme une façon de faire attention à la manière dont nous visons et ce sur quoi nous nous inspirons pour nourrir notre foi, notre façon d’être et de penser. Un épisode du livre des Actes des apôtres raconte que l’apôtre Pierre saisit que pour Dieu, nulle nourriture n’est impure (Actes 10:15). Ce qui ne veut pas dire qu’il serait bon de manger n’importe quel champignon ! Mais ce n’est pas une question d’impureté. Manger du porc n’est pas impur en soi, c’est vivre comme un porc qui ne serait pas génial. Par ailleurs, le cochon est facile à élever, et permet ainsi de produire de la nourriture pas trop cher ce qui est précieux pour que les pauvres puissent avoir une meilleure vie, en meilleure santé. Dans une visée de justice pour les pauvres, l’élevage de porcs de façon respectueuse pour l’animal est donc une bénédiction.

En Christ, ce qui est impur est plutôt les mauvaises pensées qui sortent du cœur de l’humain (Matthieu 15:11-18).

Pour ce qui est des sacrifices, bien des prophètes de la Bible se sont élevés contre cette pratique, rigolant à l’idée d’un Dieu qui adorerait de l’odeur de la graisse brûlée, ou qui ne serait pas assez grand pour s’en procurer s’il le voulait. En fait, ces prophètes insistent surtout que ce qui compte c’est plutôt un cœur en communion avec Dieu, qui nous inspirent des actes de justice et de bonté en ce monde pour ceux qui souffrent, et qu’il est nocif de penser que des actes extérieurs, sacrifices, rites, fêtes seraient l’essentiel. C’est ce que reprend Jésus.

Bravo de vous poser des questions sur Dieu et sur ce que pourrait être sa volonté, au delà des coutumes humaines.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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