Comment concilier toutes les religions qui prétendent détenir la vérité. Elle ne peut pas être multiple !

Par : pasteur Marc Pernot

Une médecin se penche vers un enfant qui montre sa gorge dans un hôpital contre le cancer - Photo by National Cancer Institute on Unsplash

Dire 33 au bon docteur, ou tousser un peu pour l’aider à savoir comment nous aider.

Question d’un visiteur :

Salut Marc, comment fais-tu pour concilier toutes les religions qui prétendent détenir la vérité. Elle ne peut pas être multiple :
– Soit il y a un Dieu, soit il y en a 330 millions ou alors Dieu n’a peut-être pas d’importance.
– Soit nous sommes sauvés par grâce au moyen de la foi, ou alors par de bonnes œuvres, ou alors par la méditation.
– Soit tout le monde est sauvé quoiqu’il fasse, soit seulement ceux qui font des bonnes œuvres, ou alors ceux qui ont la foi, ou alors on ne peut pas en être sûr.
– Soit il faut s’abstenir avant le mariage, ou alors c’est à nous de juger si c’est bon ou pas, ou alors nous sommes encouragés à le faire.
C’est compliqué tout ça, non ?

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Pas si compliqué dans le principe. Un peu plus compliqué à vivre, c’est vrai.

Car je n’ai pas besoin de décider pour l’autre quel est son chemin vrai à lui. C’est son affaire, et celle de Dieu. Or je ne suis pas tout à fait Dieu. Je sais que j’ai un point de vue qui n’englobe pas la totalité de ce que Dieu est, alors je cherche, je vis au mieux ce qui me semble être le plus fidèle, et j’en témoigne autour de moi pour qui veut l’entendre, mais ensuite c’est à l’autre de voir. Ce n’est pas à moi de juger.

Pour ce qui est de la vie aussi, il y a des variations et c’est juste. Par exemple, quelle est la vérité pour ce qui est de passer sur un passage piéton : pour un enfant de 5 ans on dira que la vérité est absolument d’attendre le petit bonhomme vert. Pour un adulte pressé par une affaire essentielle et urgente, s’il n’y a pas de voiture et après avoir bien regardé la meilleure solution est de traverser même si le bonhomme est rouge.

En ce qui concerne le salut par grâce : oui, Dieu ne garde pas rancune puisqu’il aime, et donc il pardonne (c’est ce que l’on fait quand on aime). Néanmoins, si je vis en faisant n’importe quoi n’importe comment, je m’abîme le cœur, l’intelligence et le corps et je fais souffrir le monde et ses habitants autour de moi. Bien que Dieu continue à me pardonner et à me bénir, la question des œuvres se pose, et j’ai encore grand besoin du salut de Dieu, d’un salut très concret à recevoir pour grandir un peu.

Le pardon n’est plus la question avec Dieu (c’est déjà fait), mais la question aujourd’hui est d’être nourri, soigné, éclairé, renforce, ressuscité par Dieu. Et ça : c’est un sacré chantier, un chantier sacré, que Dieu peine à faire sans l’ouverture de la personne elle-même. Même si le pardon est par la grâce de Dieu seule, la foi est utile pour avancer, une foi qui est ouverture à Dieu, une ouverture de cœur, d’intelligence, mais aussi qui s’incarne dans du temps investi, des actes aussi…

Dieu te bénit et t’accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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1 réponse

  1. Pascale dit :

    C’est peut-être un peu simpliste, mais selon moi, toute pensée, tout système philosophique, toute conception de Dieu qui nous fait avancer vers un peu plus d’amour contient nécessairement une part de vérité car je crois que c’est fondamentalement le projet de Dieu. À l’inverse tout ce qui ne nous fait pas avancer est à réviser (et ce n’est pas forcément la même chose pour chacun), y compris si on pense que c’est justifié par un verset de la Bible. Évidemment, en pratique, ce n’est pas toujours facile à discerner, mais on peut toujours essayer … surtout avec l’assurance que « l’Éternel met en chacun de nous sa Torah dans notre cœur ».
    (voir prédication d’aujourd’hui)

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