06 septembre 2026

Est-ce que Dieu existe ?
Une reconsidération de la question de l’existence de Dieu en définissant le terme à partir de sa dimension créatrice. Cet article montre comment l’amour, la nature ou l’art incarnent cette force au quotidien et redonnent un sens concret aux notions de louange, d’adoration et de prière.
🎥 Regardez la vidéo :
Transcription de la vidéo :
Comment définir le mot Dieu ?
Est-ce que Dieu existe ? Tout dépend de ce que l’on entend par ce mot Dieu. Si tu penses à un personnage surpuissant qui sculpte des galaxies avec ses doigts, ça n’existe pas. Il faut donc définir ce que l’on entend par ce mot Dieu, sinon on parle dans le vide.
Le principe créateur au quotidien
En théologie, la toute première qualité de Dieu, c’est d’être créateur. Alors partons de cette définition minimale au plus concret au plus sûr : ce qui est créateur en nous, ce qui te rend toi un peu plus vivant, plus heureux, ce qui te fait sortir du lit le matin. Est-ce que ça existe ? Oui, l’amour déjà nous rend plus vivant. « Dieu est amour » dit la Bible (1 Jean 4:8 et 16), la définition colle parfaitement.
D’autres choses peuvent aussi être créatrices pour nous, en plus de l’amour : la musique peut-être, le sport, la nature, la gastronomie… En tout cas, du créateur existe dans notre vie, c’est un fait.
Pourquoi employer ce terme aujourd’hui ?
Mais pourquoi appellerait-on cela Dieu ? Parce que ça correspond, parce que ça nous permet d’entrer en débat avec des personnes sur 5000 ans de culture. Et parce que ça nous permet de redécouvrir des actions très puissantes que désignent des mots anciens : la louange, c’est rechercher au fil de sa journée les traces de ce qui nous rend plus vivant ; l’adoration, c’est alors mettre cela au cœur de nos choix.
La prière c’est très concret comme ça, puissant. C’est en ce sens au moins que Dieu existe certainement, et cela peut continuer à te rendre plus vivant et rayonnant.
Notes :
Dieu ne se résume pas à « ce qui est créateur en nous », bien entendu. Il s’agit d’une approche minimale, basée sur l’observation. Cette démarche est suggérée par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains :
Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux : c’est Dieu qui, pour eux, l’a rendu manifeste. En effet, ce qui chez lui est invisible — sa puissance éternelle et sa divinité — se voit fort bien depuis la création du monde, quand l’intelligence le discerne par ses ouvrages. » (Romains 1:19-20)
Effectivement, il me semble que tous peuvent être sensibles à l’existence de réalités qui nous rendent plus vivants. Cette expérience est plus universelle que l’expérience mystique (appelée parfois le « sentiment océanique »), qui est partagée par une large proportion de personnes dans tous les peuples depuis des dizaines de milliers d’années, mais que tout le monde n’a pas l’impression d’avoir vécue.
Ce que je souhaite à chacune et chacun, c’est de travailler sur la première dimension et de vivre d’une certaine façon la seconde, au moins une fois, ou de façon diffuse. Et dans tous les cas de travailler « cela » qui nous dépasse manifestement.
Dans cette courte vidéo, j’évoque 5 000 ans de cultures théologiques. En effet, la première apparition du mot « dieu » apparait à Sumer vers -3000 avant Jésus-Christ, avec le signe 𒀭 « Dinjir » (une étoile stylisée faite de simples traits cunéiformes). Mais ils avaient déjà à l’époque l’esprit ouvert car un texte sumérien retrouvé à l’antique Shuruppak recense pas moins de 500 divinités de peuples environnants.
Nous verrons la semaine prochaine, j’espère, un autre aspect de l’importance de chercher en quel Dieu on croit.
À lire aussi : Sur Dieu, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
En écho à ce texte :
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Existence de Dieu : comment savoir ? Qui est Dieu ?
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Évolution – Création
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Le terme « Dieu » donne un contour à une réalité bien plus complexe, plus diffuse et grande ?

J’apprécie cette approche qui part d’une expérience concrète plutôt que d’une définition abstraite de Dieu. Relier la prière à l’attention portée à ce qui rend plus vivant donne une lecture accessible, sans évacuer la tradition biblique. Pour prolonger cette idée au quotidien, une sélection de versets comme https://www.bibleverses.space/ peut aussi servir de point d’appui simple pour la méditation. Le lien avec 1 Jean 4, où Dieu est présenté comme amour, reste ici particulièrement cohérent. Cela rappelle que les mots théologiques prennent surtout sens lorsqu’ils éclairent des choix et des gestes réels.
C’est tout a fait ce que je pense et ressent: un principe créateur !!!! Ce qui évite par ailleurs de vouloir « voir » Dieu, ou d’en faire une image !
Merci pour cet encouragement !!!