09 mars 2024

un poussin dans l
Théologie

Pâques et les trois immortelles : la foi, l’espérance et l’amour. (1 Corinthiens 13:13)

Le sujet des fêtes de Pâques est la découverte d’une vie. Pas d’une autre vie, mais d’une autre dimension de cette vie que nous avons la chance de vivre.

C’est ainsi que, dans une de ses pages les plus célèbres, l’apôtre Paul affirme que « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour »(1 Corinthiens 13:13). Ces trois qualités seraient plus fortes que l’usure et les aléas de la vie. Cela nous invite en tout cas à revisiter ces notions.

La foi pourrait donc vivre même si nous n’étions pas (ou pas très) croyant ? C’est possible car la foi n’est pas de savoir si l’on pense que Dieu existe ou non, la foi c’est d’abord chercher ce qui pourrait élever notre vie, ce qui pourrait lui donner du sens, ce pourquoi nous pourrions nous engager… et c’est alors se recentrer là-dessus. La foi, en ce sens, est une recherche de ce qui fait la vie. Celui qui est totalement certain d’avoir « son » Dieu, comme celui qui est certain que Dieu n’existe pas : l’un comme l’autre ont en commun de ne pas chercher.

L’espérance, aussi, pourrait donc nous animer même quand nous sommes au fond du fond de l’abîme ? Oui, car l’espérance ne consiste pas à penser que les choses vont s’arranger (elles ne s’arrangent pas toujours) ; l’espérance c’est être sensible à une autre dimension qui fait que notre vie est gardée par ailleurs et que nous sommes digne d’exister quoi qu’il arrive. C’est ce que nous dit par exemple le personnage de Jonas dans la Bible quand il est englouti par un grand poisson : il prend conscience que là, au fond de la mer il est à la racine des montagnes. Même au plus bas, nous ne sommes pas abandonné par les sommets. Quelque chose de supérieur est garant de notre dignité : Dieu, l’amour de quelques personnes, les droits de l’homme… c’est selon.

L’amour, enfin, pourrait donc être actif même envers une personne pour qui nous n’aurions aucune affinité ? Oui, car l’amour dont il est question ici consiste à se soucier de l’autre, c’est ce que fait par exemple un professeur pour chaque élève de sa classe. On ne peut pas se forcer à avoir envie de partir en vacances avec tout le monde, mais on peut choisir de s’intéresser à l’autre, espérer qu’il ou elle puisse s’épanouir et progresser. C’est ce dont il est question dans l’Évangile.

Quelle que soit la réponse que nous nous donnons, il me semble utile de creuser personnellement ces trois fondamentaux que sont notre foi, notre espérance et notre façon d’aimer. D’en prendre soin, de les nourrir et de les exercer. Ça fait de l’usage.

par : pasteur Marc Pernot

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