
Pâques et les trois immortelles : la foi, l’espérance et l’amour. (1 Corinthiens 13:13)
À l’occasion de Pâques, le pasteur Marc Pernot revisite 1 Corinthiens 13:13 et propose de redécouvrir la foi, l’espérance et l’amour comme trois dimensions essentielles et durables de notre existence, capables de donner du sens, de préserver notre dignité et d’orienter nos relations aux autres.
Le sujet des fêtes de Pâques est la découverte d’une vie. Pas d’une autre vie, mais d’une autre dimension de cette vie que nous avons la chance de vivre.
C’est ainsi que, dans une de ses pages les plus célèbres, l’apôtre Paul affirme que : « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour » (1 Corinthiens 13:13). Ces trois qualités seraient plus fortes que l’usure et les aléas de la vie. Cela nous invite en tout cas à revisiter ces notions.
1. La foi : une recherche de ce qui fait la vie
La foi pourrait donc vivre même si nous n’étions pas (ou pas très) croyants ? C’est possible, car la foi n’est pas de savoir si l’on pense que Dieu existe ou non. La foi, c’est d’abord chercher ce qui pourrait élever notre vie, ce qui pourrait lui donner du sens, ce pourquoi nous pourrions nous engager… et c’est alors se recentrer là-dessus. La foi, en ce sens, est une recherche de ce qui fait la vie. Celui qui est totalement certain d’avoir « son » Dieu, comme celui qui est certain que Dieu n’existe pas : l’un comme l’autre ont en commun de ne pas chercher.
- Voir cette prédication : Ressusciter « la foi »
2. L’espérance : être sensible à une autre dimension
L’espérance, aussi, pourrait donc nous animer même quand nous sommes au fond du fond de l’abîme ? Oui, car l’espérance ne consiste pas à penser que les choses vont s’arranger (elles ne s’arrangent pas toujours) ; l’espérance, c’est être sensible à une autre dimension qui fait que notre vie est gardée par ailleurs et que nous sommes dignes d’exister quoi qu’il arrive. C’est ce que nous dit par exemple le personnage de Jonas dans la Bible quand il est englouti par un grand poisson : il prend conscience que là, au fond de la mer, il est à la racine des montagnes. Même au plus bas, nous ne sommes pas abandonnés par les sommets. Quelque chose de supérieur est garant de notre dignité : Dieu, l’amour de quelques personnes, les droits de l’homme… c’est selon.
- Voir cette prédication : Ressusciter l’espérance
3. L’amour : se soucier de l’autre
L’amour, enfin, pourrait donc être actif même envers une personne pour qui nous n’aurions aucune affinité ? Oui, car l’amour dont il est question ici consiste à se soucier de l’autre. C’est ce que fait par exemple un professeur pour chaque élève de sa classe. On ne peut pas se forcer à avoir envie de partir en vacances avec tout le monde, mais on peut choisir de s’intéresser à l’autre, espérer qu’il ou elle puisse s’épanouir et progresser. C’est ce dont il est question dans l’Évangile.
- Voir cette prédication : Ressusciter l’amour-agapè
Revisiter nos fondamentaux
Quelle que soit la réponse que nous nous donnons, il me semble utile de creuser personnellement ces trois fondamentaux que sont notre foi, notre espérance et notre façon d’aimer. D’en prendre soin, de les nourrir et de les exercer. Ça fait de l’usage.
par : pasteur Marc Pernot
À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de la notion d’espérance, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
En écho à ce texte :
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Des trois immortels : 1/3 Ressusciter « la foi » (1 Corinthiens 13 ; Luc 11:9-13 )
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Des trois immortels : 2/3 Ressusciter l’espérance (1 Corinthiens 13 ; Jonas 2:2-8)
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Théologie – Théologale (vertu)
