
« Le Seigneur nous dit : Je t’ai établi pour être la lumière des nations et porter le salut. » (Actes 13:47)
Ce verset des Actes des Apôtres rappelle que chaque disciple du Christ est personnellement établi pour porter une part de lumière au monde, non par ses propres mérites, mais parce que Dieu lui-même en fait la promesse et en donne la capacité.
Nous n’aurions pas osé nous présenter comme étant personnellement la lumière du monde, ou la lumière de toutes les nations de la terre entière. Bien sûr. Mais puisque c’est notre mission, donnée par Dieu lui-même, c’est bien que nous en sommes capables, que nous avons déjà été établis. Nous n’en avions peut-être pas tellement l’impression. Il y a là une découverte à faire.
Dans ce contexte biblique, ce n’est pas une petite chose d’être « la lumière ». Selon Jean, c’est la puissance créatrice de Dieu, appelée sa « Parole », qui est « la lumière des humains » (1:4). C’est le Christ, « Parole faite chair », qui est « la lumière du monde » (8:12 ; 9:5). C’est donc nous aussi, à notre mesure, qui avons déjà été établis personnellement, pour apporter la lumière dans le monde.
La mission précise « pour être la lumière des nations ». Les « nations », ce sont les païens, barbares et athées. Ils ne sont dépourvus ni de cœur, ni d’intelligence, bien entendu, surtout dans l’Antiquité où la philosophie était un exercice spirituel fondamental : on apprenait à lire en lisant Homère, Aristote et Platon. C’est une belle formation, qui ne suffit pas. Notre mission est d’apporter une certaine lumière, permettant à ces personnes non croyantes de pouvoir discerner par elles-mêmes combien il est bon, agréable et salvateur, d’avoir une relation à Dieu dans sa vie, d’avoir cette relation pleine de confiance et de tranquille complicité avec le Créateur qu’avait Jésus-Christ.
Cela, nous le savons bien car cela fait partie de la racine de notre être, cela fait partie de ce souffle qui nous anime dès l’origine. Comme disciples du Christ, nous savons quel est ce souffle et qu’il est d’une autre nature, transcendante, qu’il est possible de le faire circuler dans notre être jusqu’à ses extrémités, dans sa profondeur, son élévation et son étendue. Cela s’appelle vraiment vivre, vivre en abondance. C’est si bon, si vrai.
par : pasteur Marc Pernot
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Lumière
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