L’affinité spirituelle : une écoute par amour
« Mes brebis » : dans la Bible, cela dit d’emblée toute l’affection de Dieu pour nous. La figure du berger dit toute l’attention pour ses brebis, le soin quotidien en tout : pour la nourrir, protéger sa vie des loups ravisseurs de toute sorte, la soigner quand elle est blessée, la chercher quand elle est perdue, et cela sans condition, simplement parce que le berger nous a reconnus comme sa brebis bien-aimée.
« Entendent » : il n’y a même pas le commandement biblique d’écouter : les brebis entendent et c’est comme un cœur à cœur naturel, elles entendent par l’amour : elles aiment entendre la voix du Christ de celui qu’elles aiment et qui leur fait du bien, c’est une affinité spirituelle.
« Ma voix » : serait-ce les enseignements rapportés dans les évangiles ? Ils servent effectivement de préparation, nous aidant à ouvrir les oreilles de notre foi, mais cette « voix » qu’incarne le Christ, c’est le verbe éternel qui est comme un chuchotement qui surgit continuellement au fond de notre âme, une « voix de fin silence » comme le reconnaît enfin le prophète Élie (1 Rois 19:12), et cette voix est la source de notre âme vivante.
La connaissance et la grâce : devenir enfant de Dieu
« Et moi je les connais » : Dieu nous connaît car il nous aime, il nous connaît car il nous a faits, il nous connaît car il se reconnaît en nous, à ce fond du fond de vie et de ce moi qui est nous. C’est le secret de la vie éternelle, car jamais nul n’abandonne celui qu’il connaît et qu’il aime.
« Et elles me suivent. » : ce n’est pas une condition, c’est une constatation. Suivre le Christ, ce n’est pas imiter le Christ, mais c’est être et devenir enfant de Dieu, c’est laisser Dieu engendrer en nous le Fils ou la Fille éternelle de Dieu. C’est une promesse qui est en train de se réaliser. Un processus par lequel une simple brebis devient enfant adoptif, puis enfant engendré, par grâce. C’est une sacrée bonne nouvelle. La Bonne Nouvelle pour vous aussi.
par : pasteur Marc Pernot
(pour recevoir un verset de ce genre le vendredi : demandez le par mail)







Merci cher pasteur Marc Pernot, je suis reconnaissante de recevoir le verset du vendredi même si il arrive avec un jour en retard ! La parole de Dieu est vivante, elle n’a pas de temps, elle est arrivée au bon moment, je viens de me rendre compte que mon cœur s’était endurci au point que je n’avais plus cette joie d’être enfant de Dieu .
J’ai fait cette prière toute simple, change mon cœur Seigneur, enlève cette dureté que j’ai en moi , envers moi même et les autres ( surtout ce qui se disent « chrétiens « ) pardonnes mes péchés. Amen 🙏🏽
Et j’ai lu votre message du non berger, si je me suis égarée , je demande à retourner sur la voie du bon berger pour entendre sa voix dans mon cœur et le suivre.
Demeurez richement béni pasteur Marc et votre famille
Mais comme c’est beau. Comme c’est touchant ! Ce n’est pas une prière « toute simple », c’est une prière engagée.
Grand merci pour vos encouragements si bienveillants.
Ne craignez rien : Dieu vous bénit et vous accompagne avec tendresse.
Merci ! Tout particulièrement pour la phrase « Suivre le Christ, ce n’est pas imiter le Christ, mais c’est être et devenir enfant de Dieu, c’est laisser Dieu engendrer en nous le Fils ou la Fille éternelle de Dieu. ». Présenter le fait de suivre le Christ comme une promesse, je trouve cela très réjouissant.
Mais j’ajouterais peut-être que cela demande tout de même quelques efforts de notre part, a minima pour accélérer un peu le processus. Ce n’est pas toujours facile de bien distinguer ce qui relève réellement de notre responsabilité.
Merci Pascale. Cette idée que suivre le Christ consiste à laisser engendrer l’enfant de Dieu en nous se trouve déjà chez Maître Eckhart, qui ne l’a peut-être pas inventée non plus. Oui, c’est infiniment moins moraliste, plus existentiel, plus spirituel. Je pense comme vous que cela demande une participation de la personne. Bon, heureusement que Dieu est patient, et qu’il a le temps, lui.