Tout ce que vous demanderez au nom de Jésus : accordé ? (Jean 14:13)

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8 réponses

  1. Michel de Bibletude dit :

    On pourrait aussi citer Jacques 4:3:
    Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.

  2. Pascale dit :

    J’aimerais faire trois remarques :
    1) Quelle chance on a de disposer d’un espace où l’on peut commenter une prédication !
    2) Pour la prière de Jésus, il me semble que sa demande n’est pas tellement d’ordre matériel, car s’il avait voulu éviter à tout prix la mort il lui aurait peut-être suffit de renoncer et de fuir. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il avait probablement compris que ce n’était pas la volonté de son Père. Je vois alors sa prière comme étant du style : « J’aurais tellement voulu ne pas avoir à mourir mais avant tout c’est ta volonté que je veux suivre et je te demande de me donner le courage et la force d’aller au bout. » Comment ne pas être bouleversé devant un tel amour pour Dieu et une telle confiance !
    3) Puisqu’à travers nos prières, Dieu travaille en nous et continue son œuvre de création, peut-on aller jusqu’à dire que Dieu a besoin de nos prières ?

    • Marc Pernot dit :

      1) Merci pour les encouragements et pour le dialogue.
      2) Oui, mais : Jésus n’a manifestement pas envie de mourir, ce n’est pas une préoccupation seulement matérielle, certes, elle touche à plein de chose comme sa vocation, ses amitiés, la joie de vivre en ce monde, et puis le fait qu’une mort violente et haineuse est quand même grave. Cela concerne quand même directement la vie en ce monde et le corps. Mais avec la force reçue il reçoit une force et un approfondissement. Cela dit, à la croix, il est quand même manifestement déçu de la manière dont il a été exaucé avec son « Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? »
      3) Tout à fait d’accord.

      • Pascale dit :

        Oui, mais on peut bien penser que Dieu, lui aussi ne voulait pas que Jésus meure. Ce ne serait donc pas sa volonté. Et s’il y avait quelqu’un qui savait certainement mieux que quiconque que Dieu n’est pas un magicien, c’est bien Jésus. Si on sait à l’avance que Dieu ne peut pas nous donner une demande bien légitime, il y a alors peu d’intérêt à la formuler, si ce n’est comme un cri de détresse.

  3. Émile Morantin dit :

    Bonsoir pasteur,
    mon message s’étant perdu dans les ça+ça+ça!!!je réécris!c’est en lien avec la dernière phrase de votre prêche « préparez -vous à changer Dieu lui-même! »
    Marcel Légaut,dit ceci: »le croyant se doit d’affirmer que ce qui relève fondamentalement de son humanité n’est pas sans influencer Dieu lui-même »
    plus loin »rien ne paraît plus insensé! »plus loin encore « cette affirmation relève de la foi exclusivement »
    Pour finir « les hommes ne peuvent plus admettre l’existence d’un Dieu au-dessus de toute loi,monarque absolu et tout puissant qui lorsqu’on le supplie suffisamment ,à longueur de prières, sort parfois de son insensibilité à l’égard de la condition malheureuse de ses sujets! »
    Il écrivait cela en 1970,c’est en accord avec ce que je comprends de vos  » convictions ».
    Bonne soirée à tous!

  4. Émile Morantin dit :

    Bonjour,
    En réponse à Pascale,Dieu ne veut la mort de personne et cela Jésus le savait,la volonté de Dieu n’a donc pas consisté à abandonner celui qui l’avait fait mieux connaître sur la terre,mais en tant qu’être humain et dans le « pétrin » où son opposition aux pharisiens l’ avait conduit ,il n’avait comme solutions que de fuir ou d’accepter l’inéluctable.
    Une autre hypothèse que j’ai émise à la pasteure Marie Cénec (j’attends la réponse??!)d’après Jean13 (27-28) » c’est à ce moment là que Satan entra en Judas » il n’y était donc pas « avant »quid du voleur,traître et autres gentillesses à son encontre?
    ce que tu as à faire fait le vite! ne peut -on en déduire que consciemment ou inconsciemment,il y avait une sorte de « deal » entre les deux? Et que ,dans ce cas,tout était écrit dès le départ!
    Si le pasteur Marc Pernot peut m’éclairer ,ma maison avec deux lampes sera superbement illuminée !!
    Merci, bonne fin d’après-midi!

    • Marc Pernot dit :

      Il y a deux interprétations en ce qui concerne Judas, selon les évangiles :

      • l’Évangile selon Jean.
        C’est le plus négatif contre Judas. Loin d’être un héros, il a toujours été le type même de la personne pleine de haine contre les autres, Jean nous dit que Judas volait dans la caisse que Jésus avait pour aider les pauvres (Jean 12:4) et que Jésus savait très bien qu’il était méchant : “ Jésus dit aux apôtres : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un diable ! Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon ; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze. ” (Jean 6:70-71)
      • L’Évangile selon Luc.
        Il y a un moment où le mal entre dans le cœur de Judas et il se retourne contre Jésus, voulant le faire mourir. Mais au début, il est dans cet évangile un apôtre comme les autres, et effectivement, c’est déjà assez extraordinaire comme foi, comme courage. Il est capable, comme les autres apôtres, de tout laisser pour suivre Jésus pendant 3 ans dans les 4 coins du pays, avec les difficultés et la peur des autorités, avec la fatigue et la faim, parfois. Luc insiste souvent sur la liberté que Dieu nous donne. Dieu appelle chacun, nous pouvons laisser passer, ou suivre Jésus, nous convertir. Et à tout moment, nous dit ici l’exemple de Judas, nous pouvons aussi nous dé-convertir.
      • Les Évangiles selon Matthieu et Marc.
        Ils ne disent pas vraiment de mal de Judas. Jésus appelle Judas « mon ami » et il lui dit : “ Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ”, avant d’expliquer aux autres apôtres qu’il faut bien que ça se passe comme ça, afin que les prophéties de la Bible soient accomplies ”. (Matthieu 26:47-56). Pourquoi ? Matthieu dit que Judas est celui qui a « livré » Jésus. Ce verbe est très neutre, il peut être compris en mal (trahir) ou en bien (livrer au sens de transmettre, comme on transmet l’Evangile). Rien n’empêche, selon Matthieu, que Judas ait eu une bonne intention de conduire les autorités à Jésus. Il savait qu’ils voulaient le tuer, bien sûr, mais il espérait peut-être que quand Jésus serait entendu par les autorités religieuses, ils comprendraient enfin que Jésus est bien le Christ, le fils de Dieu. Et à la fin, il va prendre la défense de Jésus, seul contre tous. Selon Matthieu, Judas se suicide à la fin, parce qu’il est catastrophé de voir Jésus condamné par les autorités. Judas ne regrette pas d’avoir aidé les soldats à mettre la main sur Jésus, mais ce qu’il regrette c’est que les choses tournent autrement que ce qu’il espérait.

      La trahison d’un des tout proche de Jésus était une sorte de scandale, vraisemblablement, que l’église de la première génération a bien été obligée de prendre en compte pour en dire quelque chose, proposer une compréhension.

      Mais ceci ne sont que des humbles propositions et pistes… quand même pas une lumière. En tout cas, vous avez raison de chercher une multiplicité d’éclairages, cela évite bien des pièges.

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