Prédication : vivre l’incertitude (Genèse 1:1-5 ; Romains 11:33-36 ; Jean 1:18)

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4 réponses

  1. Le Mellionnec Andre dit :

    Merci Monsieur Pernot. encore une belle predication qui “donne a penser”

  2. Arnaud dit :

    Cher Marc, un ami de 72 ans me répond ceci (j’en ai 43). Où je reprenais avec lui ce que j’ai compris de cette prédication à propos du principe 2 de la thermodynamique.

    Compliqué Compliqué mon cher Arnaud !!!
    Mais en quoi l’irréversibilité et la tendance au désordre en physique prouvent elles quoique ce soit d’une intervention divine. l’évolution des êtres vivants organisés ne répond pas à cette loi et donc n’implique pas une intervention extérieure, c’est une sélection et concurrence pour survivre au milieu extérieur et se développer .
    Quelque chose que je ne comprends pas chez un croyant c’est cette volonté de rechercher une preuve en utilisant les lois de la physique. ce qui serait prouvé ne serait plus une croyance mais un fait !!!
    Le but , on le connait c’est d’utiliser ce qui n’est pas encore compris en physique et dans l’univers pour par prosélytisme attirer du monde !!!
    Enfin Dieu est Dieu non de Dieu !!!
    Trouver l’équation de la foi c’est la perdre !!! La chercher sans espoir de la trouver c’est le pari de Pascal (Quel opportuniste !!)
    A bientôt
    Je pars faire du ski sans penser à la formation de la neige mais en espérant qu’il y en aura beaucoup et que le soleil ne la fera pas fondre !!!

    Vous qui avez plus de culture scientifique que moi, qu’est-ce que vous pourriez répondre à ce que j’ai souligné en gras? Nous serons tous d’accord pour dire la foi est la foi et qu’une foi et que s’il y avait des preuves, ce ne serait plus la foi mais un fait. Je suis d’accord sur ce point avec mon ami Jean-Michel.

    Ceci étant, il y a une différence entre le Dieu des philosophes et des savants dont on ne peut pas dire grand-chose mais qui est même accessible à La Raison (selon un pape et une encyclique du 19ème siècle mais il me semble que dans « Foi et Raison » le pape Jean-Paul II a repris cette idée) et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui se révèle pleinement en Jésus-Christ, accessible par l’intelligence mais d’abord et d’avant tout par le cœur, par la lecture de la Bible, la prière, la rencontre des autres … liste non exhaustive … et sur lequel le croyant (mystique ou pas) en sait un peu plus que le Dieu des philosophes.

    Merci par avance de votre réponse, même si ce sujet est inépuisable … A bientôt.

    • Marc Pernot dit :

      Cher Arnaud

      Je ne pense pas que cela soit utile de débattre avec une personne persuadée que sa position est bonne et que celle des autres est évidemment crétine. Ou même une personne qui, comme ici, faire un procès d’intention : “Le but , on le connait c’est d’utiliser ce qui n’est pas encore compris en physique et dans l’univers pour par prosélytisme attirer du monde !!!“.

      A ce monsieur, je répondrais qu’il a bien raison de penser à ce qu’il pense, et d’y tenir, surtout si cela lui donne la paix.

      Débattre avec une personne ayant cet état d’esprit est très probablement inutile voir néfaste pour cette personne, car la violence est souvent le symptôme d’une souffrance. Par contre il est utile d’entendre ce que disent nos contradicteurs, même haineux, car ils ont rarement totalement tort sur tout et cela peut nous permettre de nous améliorer tranquillement.

      Il me semble qu’il y a une méprise dans cette affirmation souvent entendue que s’il y avait une preuve de l’existence de Dieu ce ne serait plus la foi. Je suppose que la méprise vient du verbe français “croire” il sert à la fois pour parler de la croyance et pour parler de la foi. Ce sont deux choses différentes.

      • La croyance concerne effectivement l’existence de Dieu, par exemple.
      • La foi est une confiance, une relation fidèle soutenue (avec son Dieu ou avec son idéologie), Christ parle d’un amour de tout l’être.

      Nous connaissons de nombreuses personnes qui “pensent qu’il y a quelque chose”, qui croient donc en Dieu, mais qui ne pensent à lui que tous les 36 du mois, en encore, seulement si nous sommes dans une année bissextile. Cette personne a une croyance en Dieu mais n’a pas foi en Dieu. A l’inverse, il y a des personnes qui se disent non croyantes mais qui passent leur temps à lire la Bible et à le chercher : elles ont la foi sans la croyance. Je connais aussi de nombreuses personnes qui ont eu une expérience mystique un petit peu comme Blaise Pascal ou Saul de Tarse, une expérience fondatrice pour eux et qui leur donne une certitude de l’existence et de la bonté de Dieu par cette expérience. Devrait-on injurier ces personnes en leur disant qu’à cause de leur certitude leur foi n’en n’est pas vraiment une ?

      Pour expliquer encore un petit peu plus facilement : il est possible de savoir que telle personne existe et ne pas être amoureux de cette personne. Et le fait de savoir que telle personne existe n’interdit pas de tomber amoureux d’elle.

      Donc, à mon avis c’est une erreur de dire que s’il y avait des preuves de l’existence de Dieu la foi ne serait plus de la foi. Je ne sais pas d’où vient cette conception ? Peut-être que c’est une façon de disqualifier la réflexion personnelle des fidèles ? Peut-être que ce genre d’idées est à rapprocher de l’arsenal “c’est le grand mystère de la foi” qui est parfois répondu au fidèle posant des questions face à une incohérence en théologie ?

      Mais de toute façon, j’ai bien indiqué que ce raisonnement n’est pas une preuve de l’existence de Dieu mais que cela rend, pour moi, plausible son existence, que cela fait de cette hypothèse la plus rationnelle à mes yeux.

      Par ailleurs, il est clair que le hasard et la sélection naturelle est un des mécanismes principaux de l’évolution des espèces. C’est local et sur un temps bref et non global, mais c’est un fait intéressant à prendre en compte dans notre façon de concevoir l’univers. Mais le hasard des mutations et des croisements est-il total ou est-ce que les dés sont légèrement pipés et les attirances pour former des couples légèrement orientées ? Qu’importe. N’en déplaise à votre “ami”, quand je contemple l’évolution depuis l’origine jusqu’à maintenant il me semble plus raisonnable de penser que le hasard n’est pas la seule et unique cause de ce magnifique phénomène. Mais je reconnais que cela n’est pas une preuve et qu’il est possible d’avoir une autre sensibilité pour lire ce phénomène.

      Ensuite oui, je comprends ce monsieur qui désire skier sans se demander comment les flocons se sont formés. Je suppose qu’il dit cela pour encourager à vivre sans se poser des questions sur l’origine et le sens de la vie ? C’est là aussi son droit. Personnellement, je préfère me poser des questions et chercher à comprendre avec ardeur et humilité, sérieusement et sans tabous. Car cela me semble favorable, afin de vivre plus pleinement, plus authentiquement sa propre vie, que cela me semble faire partie de la responsabilité humaine, dès lors que nous avons l’extraordinaire faculté de le faire. Cela me semble utile afin de donner à sa propre vie le sens qu’il semble qu’elle pourrait avoir.

      Mais bon, chacun vit sa vie comme bon lui semble. Tant que cela ne nous conduit pas à faire du tort aux autres ?

      Bien amicalement

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