
Comment apprendre à être proche de Dieu, alors que le doute m’en éloigne ?
Un pasteur répond à une personne submergée par le doute depuis qu'elle a décidé de se tourner vers Dieu, jusqu'à ne plus oser prier. Il montre que douter n'éloigne pas forcément de Dieu, mais peut au contraire faire avancer la foi et la prière.
Question posée :
Depuis que j’ai décidé de donner ma vie au Seigneur je suis rempli de doute.
Je doute de tout ce qui concerne le Seigneur.
Le doute est devenu tel que je ne prie plus.
J’aimerais savoir pourquoi je doute autant du Seigneur ?
Est-ce normal ce doute qui m’éloigne même de la prière ?
Réponse d’un pasteur :
Bonsoir Monsieur,
Je pense que vous devriez avoir moins peur du doute.
Dieu comprend et aime, même dans le doute
Dieu est amour, il comprend et il vous aime. C’est l’essentiel.
Par conséquent, vous pouvez douter de tout ce que vous voulez, remettre en cause tout ce que l’on vous a dit qu’il fallait absolument penser.
Tant que vous continuez, comme vous le faites, à chercher à être proche de Dieu, c’est l’essentiel.
Ne pas laisser le doute éloigner de la prière
Et donc ce serait bien dommage que le fait d’avoir des doutes vous éloigne de la prière.
Même si vous doutiez de l’existence de « quelque chose » que l’on pourrait appeler Dieu. Même si on vous apportait la preuve absolue et irréfutable qu’il n’y a aucune sorte de dieu ? Ce serait quand même bien dommage d’arrêter de prier et de faire de la théologie.
Théologie et prière : le doute comme moteur d’évolution
Car la théologie, c’est réfléchir à ce que vous considérez comme étant, selon vous, l’idéal de la bonté, de la justice, de la source de la paix. Et prier consiste à contempler cela et à regarder sa vie, son espérance face à cet idéal. On ne perd de toute façon pas son temps en faisant cet exercice une fois par jour, et même matin et soir, et plus quand nécessaire. Le doute est alors utile quand il consiste à évoluer dans notre théologie, dans notre conception de l’idéal, dans notre lecture de la Bible. Vous avez non seulement le droit de douter de ce que vous pensiez hier, c’est signe que vous êtes vivant, et que vous êtes en chemin avec sincérité.
Une source de vie à relier à l’idéal de Dieu
Par ailleurs, je pense qu’il existe « quelque chose » qui est source de vie. Et c’est assez intéressant de mettre cela en relation avec notre idéal, avec ce que la culture appelle « Dieu ».
Dieu vous bénit et vous accompagne.
par : Marc Pernot, pasteur à Genève
Pour approfondir : Retrouvez l’éclairage théologique sur ce que signifie doute au sein du Petit Dictionnaire de Théologie.
En écho à ce texte :
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« Je veux me tourner vers Dieu, mais le doute me freine » : les conseils d’un pasteur
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