Communion ou Sainte-Cène

Illustration : la pain de la communion - Image: 'DSC_0039' by Karin Hamilton  https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/ http://www.flickr.com/photos/40212324@N07/7532995456La communion est un des deux sacrements dans notre église (l’autre est le baptême). Il consiste à prendre un peu de pain et de vin avec les autres participants du culte.

La Communion est un geste qui dit deux choses qui se complètent :

  • Le pain et le vin qui sont offerts évoquent le don que Dieu nous fait en Christ. Dans la Bible, le pain est une des images classiques de la Parole de Dieu, Parole que le hrist incarne (voir dans l’Evangile: Matthieu 4:4, Jean 6). Le vin évoque la vie que le Christ nous donne, et la joie intérieure.
  • Le geste de s’approcher, de prendre et de manger est une réponse à cette grâce, c’est un acte de foi de la personne, exprimant ainsi son désir de vivre de plus en plus en communion avec Dieu grâce au Christ.

Nous ne pensons en général pas que le pain de la communion soit matériellement le corps du Christ, ni que le vin soit son sang. La présence de Dieu en Christ est réelle, mais spirituelle, selon la promesse donnée par Jésus :

  • « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20, Jean 14:16…)
  • « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18:20).

La communion a ainsi une dimension individuelle importante, celle de la foi personnelle, une espérance d’être plus en communion avec Dieu en Christ. De le laisser nous créer un cœur de chair pour aimer, de nous donner une espérance nouvelle, une foi vivante.

La communion a également une dimension communautaire, car l’ensemble des êtres humains en communion avec le Christ est comme un corps dont le Christ serait la tête (1 Corinthiens 12). Par la communion en Christ, par ce cœur de de chair qu’il nous donne, une solidarité se crée, le sentiment que l’humanité est comme un corps où chacun a sa place. « Prenez et mangez, ceci est mon corps » dit Jésus à ses disciples lors du dernier repas qu’ils prennent ensemble. Dans la mesure où nous prenons cette vie que Dieu nous donne en Christ, quand nous la mangeons, l’assimilons, nous devenons membre de ce corps.

C’est le Christ qui nous invite, et il invite chaque personne sans distinction. Le Christ n’a pas mis de distinctions entre ses disciples, bons ou moins bons, il n’en a pas mis dehors pour cause de prière pas correcte, de doctrine hérétique, ou de morale. Dans les évangiles, ses disciples sont souvent présentés comme assez moyens, mais le Christ ne les excommunie pas pour autant, il donne même la communion à Judas, il aime Pierre qui l’a renié… Par fidélité au Christ, toute personne qui le désire peut donc participer à la Communion, quelle que soit sa foi, son église, et même si elle n’est inscrite adns aucune église. Si vous vous sentez pécheur vous pouvez tout à fait participer à la communion, en signe de votre espérance de recevoir ce que Dieu nous donne en Christ, et en signe de votre désir de prendre votre place avec les autres dans la communauté des chrétiens.

La Communion n’est en général pas célébrée tous les dimanches dans les paroisses protestantes (se renseigner). Nous limitons volontairement la fréquence des communions  afin qu’un culte sans communion reste quand même un vrai culte pour nous, ce qui est une façon de valoriser l’interprétation de la Bible et la prière personnelle, pratiques que l’on peut faire chez soi.

En pratique

Selon les paroisses ce repas symbolique peut prendre différentes formes. Tout le monde a le droit de communier, quelle que soit sa foi, ses convictions, son parcours de vie. En effet, la Communion est pour nous un signe de la grâce de Dieu qui est, par définition offerte à tous. D’ailleurs Jésus a même donné le pain de sa propre main à Judas qui le trahit. Si l’on désire communier et que l’on ne sait pas trop comment faire, il suffit de suivre ce que font les personnes de l’assemblée.

Certains fidèles ne sont pas sensibles à ce geste et préfèrent ne pas communier, c’est tout à fait possible. La participation au culte public est déjà une recherche spirituelle, et que cette démarche de foi comprend une dimension collective, pour faire corps ensemble. Concrètement, selon la manière dont la communion se passe dans cette paroisse, il est possible de rester à sa place  à méditer silencieusement, ou à prendre place dans le cercle en faisant un petit geste pour faire signe à la personne qui sert que l’on passe son tour. Cela ne pose pas de problème.

pasteur Marc Pernot

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