Le concept de péché impardonnable suscite parfois une crainte profonde. Cette réflexion théologique explore le sens du blasphème contre l’Esprit à la lumière de la volonté de salut universel, offrant une perspective où la grâce et la liberté humaine se rencontrent.
La volonté de salut face à la peur de la perdition
Un verset de l’Évangile a parfois donné une peur terrible à certaines personnes, se disant qu’elles étaient perdues à jamais !
Avant d’aborder la discussion autour de ce verset, je désire affirmer très très clairement que « Dieu veut que toute personne soit sauvée », et en plus qu’elle parvienne à la connaissance de la vérité, de la fidélité de Dieu (1 Timothée 2:4). Or si Dieu veut, il a peut-être du mal dans l’instant, mais il finira bien par y arriver à la fin, il est patient et il a le temps pour lui.
Par conséquent : n’ayez pas peur en imaginant qu’il pourrait arriver un jour que Dieu vous abandonne à la mort. En Christ, la vie a été manifestée comme plus forte que la mort. Vous pouvez donc absolument cesser d’avoir peur, et cela même si de furieux prédicateurs cherchent à vous faire peur (ce n’est qu’un moyen de pression vulgaire et cruel pour vous manipuler).
Le verset sur le blasphème contre le Saint-Esprit
Quel est donc ce curieux verset ?
Jésus dit : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Matthieu 12:31-32)
Comprendre la nature du « péché impardonnable »
Quel serait donc ce péché impardonnable ? Pour l’expliquer, je dirais que, comme on dit : « Nul ne peut faire boire un âne qui n’a pas soif. » C’est la même chose pour Dieu : comment apporterait-il les soins de son Esprit si la personne n’a pas soif de son Esprit ? Ce n’est pas que Dieu ne voudrait plus l’aider, bien sûr, mais la personne elle-même refuse ses soins. Je ne dis pas que cela pourrait totalement empêcher Dieu, mais cela lui complique sérieusement la tâche !
Pourquoi l’inquiétude est un signe d’espérance
Mais se poser la question du péché impardonnable ou du blasphème contre l’Esprit, c’est déjà répondre à la question. Car quand une personne se pose la question de savoir si Dieu l’aime et s’il la garde, quand une personne s’inquiète de son salut, ou même seulement pense une seconde à Dieu : c’est par l’Esprit qu’une personne pense cela à cet instant.
Mais de toute façon, la Bible dit que nulle personne n’est totalement dénuée d’Esprit-Saint, que c’est par constitution même de l’humain créé de poussière du sol et de souffle divin (Genèse 2:7). Donc à mon avis cette question de blasphème contre l’Esprit dont parle Jésus est plutôt une question de tendance d’une personne à un moment donné, en plus ou en moins : un appel à s’ouvrir à ce souffle et grandir, plutôt qu’à oublier ou rejeter ce souffle et régresser.
N’ayez pas peur, nous dit et répète Jésus. C’est pourquoi le message et la vie de Jésus-Christ ont été appelés l’Évangile : la bonne nouvelle du salut pour vous.
Dieu vous bénit.
Voir aussi : cette question.
Suites
- Listes de tous les « mots qui piquent » en théologie et sciences bibliques
- Liste des articles du « Dictionnaire de Théologie », plus simples
- Une page de définitions de base







