« Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34)

Pour le vendredi saint

chardon des Alpes - Image par anncapictures de Pixabay
C’est la prière que Jésus adresse à Dieu en faveur des soldats romains qui viennent de le crucifier et n’ont même pas un début de compassion ni de repentance.

Cette prière de Jésus est la manifestation ultime que nous pouvons compter sur le pardon de Dieu. Il verra toujours en nous son enfant, il voit notre bon fond, il voit la bonne personne que nous pourrions être. Dieu espère en nous.

Seulement, même Dieu ne peut pas nous forcer à aimer, ni à espérer le meilleur, ni à s’ouvrir à ses bons soins. Alors Dieu patiente, il nous prie, il tente ses meilleurs soins.

Ô Dieu, grâces te soient rendues pour ton amour, merci de patienter ainsi à la porte de notre cœur, de notre conscience. Merci de veiller sur chacun de nos petits progrès possibles. Merci pour celles et ceux qui manifestent concrètement un peu de cet amour qui vient de toi.

par : pasteur Marc Pernot

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2 réponses

  1. Loïs dit :

    Bonjour Marc,
    Je me demandais si c’était bien le mot pardon étymologiquement ? Bon nous n’avons pas les textes originaux en araméen ce qui pose un peu problème mais peut-être avons-nous qq pistes pour ce mot ? Le mot pardon est trop galvaudé je trouve et c’est une notion très humaine… peut-être l’étymologie renvoie à autre chose ? Ou dans la Torah ?
    Merci à vous !

    • Marc Pernot dit :

      Ce verset est un des plus inspirants et instructifs, je trouve. Car ce n’est pas un pardon des lèvres (Jésus ne dit pas qu’il pardonne), mais un pardon en actes (Jésus peize son Père afin que les soldats puissent progresser).
      Le verbe utilisé en grec est « aphièmi » qui est par exemple dans le « Notre Père » pour le « pardonne nous nos offenses ». Ce verbe a un sens plus large qu’en français, il signifie « laisser tomber », comme quand les disciples laissent leurs filets et leur barque pour suivre Jésus. C’est bien ce verbe qui est utilisé dans la traduction grecque de l’hébreu par exemple quand Caïn reconnaît que son péché (ou sa peine) est trop lourd pour être pardonné » (Genèse 4:13), ou en Genèse 18:26 quand Abraham demande à Dieu de pardonner à la ville de Sodome.

      Si le verbe grec aphièmi veut dire à la fois pardonner et laisser tomber, le verbe hébreu nassa qui signifie pardonner veut dire porter, supporter. Je trouve assez piquant que les images utilisées pour dire le pardon soient si différentes, elles sont même diamétralement opposées. Laisser tomber ressemble à une amnistie, une grâce où on laisse tomber l’accusation et le châtiment. Porter évoque un effort pour élever, pour porter une charge, élever le problème et si possible aussi son auteur. L’hébreu me semble ici avoir un sens plus proche de ce que propose Jésus en ce qui concerne ses bourreaux.

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