un enfant émerveillé lors d'une lecture - Image par saralcassidy de https://pixabay.com/fr/photos/en-train-de-lire-surpris-3969956/
Texte Biblique

Marthe appela sa sœur et lui dit secrètement : « Le maître est ici et il t’appelle. » (Jean 11:28)

Marthe vient de rencontrer Jésus et a bénéficié d’un enseignement sur la vie plus forte que la mort, enseignement qui a marqué l’histoire de la théologie depuis deux mille ans. Elle est touchée et lui déclare sa foi, c’est à dire sa confiance en lui. Que va alors faire Marthe : est-ce qu’elle va rester aux pieds de Jésus à boire ses paroles ? Eh bien c’est tout le contraire ! Sans que Jésus le lui demande, Marie le quitte aussitôt et court voir sa sœur pour l’envoyer, elle, vers Jésus.

Cela me semble intéressant du point de vue de ce que la foi est censée nous apporter : la vie, nous dit Jésus, une vie plus forte que la mort : et cette vie n’est apparemment pas de demeurer aux pieds d’un maître, fusse-t-il le Christ, mais c’est d’être inspiré pour inventer notre vie d’une façon libre et féconde. C’est ainsi que Marthe devient « christique », source de salut à son tour : son cœur la pousse à aller vers sa sœur. Sa rencontre avec le Christ a élargi son cœur et lui a donné une énergie féconde. Elle se sent autorisée à prendre des initiatives librement, car elle est maintenant en confiance devant Dieu. Pensant à sa sœur que, maintenant, elle désire aider, que va faire Marthe ? Peut-être va-elle lui rapporter ce qu’elle a compris auprès de Jésus ? Eh bien absolument pas ! elle invite sa sœur à aller faire sa propre expérience du Christ. Pour cela, elle dit à sa sœur que le Christ est proche et disponible et qu’il l’appelle personnellement.

C’est éclairant sur le rôle de la religion : son rôle n’est pas de prendre la place de Dieu, au contraire, le rôle de la religion est d’aider une personne à aller vers Dieu, car Dieu s’intéresse à elle pour prendre soin d’elle et de sa vie. Car c’est le cas.

Hier soir, une personne me demandait pourquoi les religions sont parfois source d’intolérance et de violence alors qu’elles devraient nous rendre meilleurs, tous ? À mon avis, c’est quand la religion est prise comme un but alors qu’elle n’est qu’un moyen utile pour nous aider à nous approcher personnellement de Dieu. Un moyen puissant et donc forcément dangereux quand il est dévoyé. Mais un moyen essentiel quand il est bien employé, comme le fait Marthe ici.

par : pasteur Marc Pernot

verset médité prêt à être imprimé

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8 Commentaires

  1. Emmanuel dit :

    J’apprécie votre analyse sur ce passage.
    Aujourd’hui, je le conçois, beaucoup ont une perception très « dure » de ce que doit-être la foi de l’autre. Mais vous avez tout à fait raison.
    Nous pouvons, nous, être un « GPS » vers la parole, mais rien ne peut obliger quelqu’un à suivre le GPS, chaque personne a son chemin entre les mains, nous devons respecter les individualités et croyances de chacun et c’est l’une des choses essentielles, avoir de l’impact par des actes et des paroles. Mon souhait est juste d’être un exemple de droiture, même si je ne reste qu’un humain.

    Que la paix de Dieu soit sur vous !

  2. Véronique Belen dit :

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, me voici, je cours vers toi !
    Je n’ai pas voulu t’importuner
    Je n’ai pas voulu me donner en spectacle devant les foules
    Je n’ai pas voulu courir spontanément vers toi avec des reproches plein la voix

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, me voici, je me jette à tes pieds !
    J’ai cru très fort que tu allais venir
    J’ai cru très fort que tu allais le guérir
    J’ai cru, pourquoi as-tu déçu ma foi ?

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, me voici, je te dis mon amertume
    Nous aurais-tu oubliées ?
    Aurais-tu omis de nous exaucer ?
    Aurais-tu refusé ta grâce à ton ami et tes bien-aimées ?

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, me voici, je plonge mes yeux dans ton regard
    Je les vois, tes yeux si purs, se troubler de larmes
    Je vois ton cœur meurtri par mon chagrin
    Je vois affleurer ta détresse devant la pierre scellée

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, le voici qui quitte le linceul de la mort
    Seigneur, le voici qui marche, qui vient dehors
    Seigneur, le voici qui brave vivant le verdict de sa maladie !

    « Le Maître est là, il t’appelle. »
    Seigneur, me voici, avec ma reconnaissance infinie
    Je le sais désormais, tu es fidélité et tu es vie
    Tu es victoire et puissance du ciel
    Appelle-moi tant que tu voudras
    J’accourrai de tous horizons
    Avec un seul désir : répondre à ton appel

    Véronique Belen Mars 2020
    A la mémoire de Marie de Béthanie

    1. Marc Pernot dit :

      Grand merci, Véronique

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