
Jésus à Pierre : rentre ton épée. Ne boirais-je pas la coupe que le Père m’a donnée ? (Jean 18:11)

⤑ Longtemps, Jésus a fait face à ses adversaires, ou a esquivé la lutte en se protégeant dans une autre région moins exposée. Mais ce jour là, à ce point de son ministère, Jésus sent que c’est une autre attitude qu’il doit avoir, et faire face, sans défense.
⤑ Il a discerné cela dans la prière, comme souvent, se retirant seul pour prier dans la nuit à chaque moment difficile, et revenant quand il tenait son orientation. Cette nuit là encore il a prié, cherchant une issue tournée vers la vie. Ce qui lui vient comme exaucement de sa prière est cette détermination de « boire la coupe que le Père lui a donnée ». Manifestement, Jésus hésite encore puisque c’est à l’interrogatif qu’il s’exprime, cette suspension dans ce que l’on pense être juste est fidèle. Il va tenir, par la foi.
⤑ Quand nous sommes pris par un sentiment de peur, d’agressivité, quand nous nous sentons acculé, quand nos forces tremblent, quand nous hésitons : c’est le signe qu’il est temps de prier. Peut-être serons nous accompagné par Dieu à trouver une autre option, ou à tenir bon ? C’est avec l’esprit disposé à toute surprise que nous prions, dans la confiance. Dieu est la source de la vie, de la vie plus forte que la mort.
par : Marc Pernot, pasteur à Genève
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