Semaine sainte 2020 – Vers la Lumière – Jour 4 : Mercredi

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3 réponses

  1. Catherine dit :

    Mais alors, imaginons, si Judas avait entendu et reçu la parole d’amour de Dieu, par la bouche de Jésus, si Judas n’avait pas trahi, quelle aurait été l’Histoire ? Jésus n’aurait-il pas été arrêté, crucifié, ressuscité ? Qu’en est-il de ces mots qui jalonnent le nouveau testament de bout en bout, parfois dans la bouche même de Jésus  » Mais cela arrive pour que les Écritures s’accomplissent. » (Marc, 14:49) ? Si les Écritures doivent être accomplies, Judas (ou d’autres, jusqu’à Jésus) avait-il le choix ? Comment articuler la liberté de choix que Dieu nous laisse, qui pour moi est essentielle dans ma foi, avec cette notion de l’accomplissement nécessaire des Écritures, présentée comme fataliste, du coup…

    • Marc Pernot dit :

      Il existe un passage où Jésus explique que le plan de Dieu n’était absolument pas que Jésus soit exécuté, mais qu’il soit respecté.
      Voir cet article : https://jecherchedieu.ch/theologie-2/le-projet-de-dieu-selon-jesus-ils-respecteront-mon-fils-matthieu-21/

      Effectivement, cela fait le contraire de l’idée que Dieu aurait eu besoin ou désiré que Jésus meurt dans ces conditions atroces (quelle drôle d’idée).

      Alors ? Comment comprendre ces deux idées différentes, contraires, présentes dans le même évangile ?

      C’est qu’effectivement la mort lamentable de Jésus sur la croix a été un choc terrible pour ceux qui pensaient que Jésus était le Christ. Car le Christ, pensaient-ils, devrait manifester le salut triomphant de Dieu. Et ce qui advient est cet échec lamentable. Cela a été la première impression, je pense, c’est ce que l’on voit par exemple en Luc 24. Seulement, ils ont rapidement compris (quelle que soit la façon dont on comprend ce que l’on appelle « résurrection ») que ces faits remettaient en cause une certaine conception du Christ, du Messie, ils ont saisi de quelle façon Jésus était réellement Christ. Et de cet échec de l’exécution ils ont tiré un extraordinaire témoignage d’amour du Christ pour nous , et donc de Dieu pour nous.

      Ensuite, en rédigeant les évangiles, 30 ans plus tard, les premières communautés ont donc bâti leur plan afin de mettre en valeur ce geste ultime, manifestant bien le sens ultime de l’Evangile.

      C’est donc d’autant plus touchant qu’ils aient intégré cette parabole de Jésus disant que le projet de Dieu était que le Fils soit respecté.

      Cela apporte un nouveau regard sur les écritures. C’est ainsi que l’on peut comprendre le « afin que les Ecritures s’accomplissent » => voyant le Christ nous avons le sens de ces Ecritures.

      Il n’y a donc pas ici de fatalisme. La réaction de la foule autour de Jésus aurait pu être différente. Par exemple lors de son procès. Cela s’est joué à un cheveu près par deux fois. L’histoire aurait été différente, la face du monde aussi. Jésus aurait quand même été le Christ, seulement, on aurait peut-être gagné 1’000 ou 10’000 ans.

  2. Catherine dit :

    Cette question me taraudait depuis un moment, sans que j’arrive à mettre du sens entre ce qui m’apparaissait comme paradoxal entre une conviction intime (notre liberté) et ces lignes de l’Évangile. Cela m’est maintenant plus clair., et je peux avancer avec cette clé. Merci infiniment pour cet éclairage.

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