Que pense Dieu de la sexualité avant le mariage ?

Par : pasteur Marc Pernot

Illustration : un homme et une femme au lit se regardent - Image parSasin Tipchai de Pixabay

Question d’un visiteur :

Bonjour,

Je suis chrétien depuis plus de 30 ans, et j’ai fréquenté divers courants chrétiens : je suis né catholique, puis je me suis « converti » à l’âge de 22 ans et ai rejoint une Eglise évangélique de Réveil. J’ai ensuite fréquenté une Eglise évangélique Libre, puis l’Armée du Salut. Je lis beaucoup de livres chrétiens, de livres sur les relations humaines, des livres de psychologie, etc.

Mon esprit s’est beaucoup plus ouvert qu’à mes débuts de foi chrétienne. Actuellement, je fréquente une femme, et je me pose sérieusement la question de la sexualité avant le mariage. Si je lis des articles dans le monde évangélique, ce milieu semble le condamner de manière ferme, classant cela dans la catégorie « fornication », acte jugé sévèrement par Dieu.
Dans le milieu Réformé, ce thème ne semble pas poser de problème, dès le moment où la relation est une relation engagée, stable, durable et où le respect et l’amour sont au centre.

Aussi, je ne sais pas trop quoi penser… Chacun y va de ses arguments, mais ma lecture de la Bible me semble ne pas donner de verset 100% clair à ce sujet. Il y a sujet à interprétation… Si cela était tellement important pour Dieu, n’y aurait-il pas des versets qui diraient clairement : « Moi le Seigneur, je veux qu’un homme et une femme n’aient pas de relations sexuelles avant de s’être engagés par l’acte du mariage » ?

De plus, notre vision du mariage n’est pas la même que celle d’il y a 2000 ans, du temps de Jésus, n’est-ce pas ?

Je vous mets ci-dessous une copie d’un article que j’ai trouvé sur le site « TopChrétien », et j’aimerais avoir votre avis éclairé sur ce sujet, et vos commentaires sur ce type d’article…

Je désire de tout cœur obéir à la volonté de Dieu, et pour cela j’ai besoin d’avoir une vision claire et équilibrée sur ce thème…

Merci pour votre aide et que Dieu vous bénisse !

Copie de l’article sur « TopChrétien » :

Le sexe avant le mariage est-il péché ?

Dans la Bible, aucun terme hébreu ou grec employé ne fait précisément référence au sexe avant le mariage.

La Bible condamne clairement l’adultère et l’immoralité sexuelle, mais le sexe avant le mariage entre-t-il dans cette définition ?

D’après 1 Corinthiens 7.2, la réponse est clairement oui : « Toutefois, pour éviter toute immoralité sexuelle, que chaque homme ait sa femme et que chaque femme ait son mari ». Dans ce verset, Paul présente le mariage comme un « remède » à l’immoralité sexuelle. Pour résumer, 1 Corinthiens 7.2 dit que, puisque les hommes ne savent pas se contrôler et qu’il y a tant d’immoralité sexuelle hors mariage, ils doivent se marier pour satisfaire leurs passions d’une manière conforme à la morale.

Ainsi, comme 1 Corinthiens 7.2 inclut clairement le sexe avant le mariage dans sa définition de l’immoralité sexuelle, tous les versets bibliques qui condamnent l’immoralité sexuelle, condamnent aussi le sexe avant le mariage comme péché. Le sexe avant le mariage fait partie de la définition biblique de l’immoralité sexuelle. De nombreux passages des Écritures (Actes 15.20, Romains 1.29, 1 Corinthiens 5.1, 6.13, 18, 7.2, 10.8, 2 Corinthiens 12.21, Galates 5.19, Éphésiens 5.3, Colossiens 3.5, 1 Thessaloniciens 4.3, Jude 1.7) disent que le sexe hors mariage est péché. La Bible enseigne l’abstinence avant le mariage. Les rapports sexuels entre un mari et sa femme sont la seule forme de sexe que Dieu approuve (Hébreux 13.4)

Trop souvent, nous nous concentrons sur l’aspect récréatif du sexe à l’exclusion d‘un autre aspect important : la procréation. Le sexe dans le cadre du mariage procure beaucoup de plaisir et Dieu l’a voulu ainsi. Il veut que les hommes et les femmes aient du plaisir à leur activité sexuelle dans le cadre du mariage. Le Cantique des Cantiques et plusieurs autres passages bibliques (comme Proverbes 5.19) décrivent clairement les joies de la sexualité. Mais les couples doivent comprendre que Dieu a d’abord prévu la sexualité pour faire des enfants. Par conséquent, un couple qui a des rapports sexuels avant le mariage pèche à la fois en profitant de plaisirs qui n’étaient pas prévus pour lui et en risquant de donner naissance à une vie humaine en dehors de la structure familiale que Dieu a prévue pour chaque enfant.

Même si la pratique ne doit pas être un facteur déterminant pour distinguer le bien du mal, si le message biblique sur le sexe avant le mariage était suivi, il y aurait bien moins de maladies sexuellement transmissibles, d’avortements, de mères célibataires, de grossesses indésirables et d’enfants qui grandissent sans la présence de leurs deux parents. Pour Dieu, il n’y a pas d’alternative à l’abstinence avant le mariage. L’abstinence sauve des vies, protège les bébés, donne leur valeur appropriée aux relations sexuelles et, surtout, honore Dieu.

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir cher Monsieur

Bravo pour votre recherche de fidélité à Dieu avant d’agir. Bravo aussi pour votre démarche d’intelligence et de discernement personnel, explorant les avis sans d’ailleurs négliger l’apport des sciences. Je suis intimement persuadé que cette démarche est extrêmement prometteuse et en elle même fidèle à l’Evangile du Christ.

Comme vous le remarquez, Jésus-Christ n’est pas du tout moraliste. S’il fallait prendre son Evangile comme un code moral, il serait très très mauvais, à la fois par les enseignements qui manqueraient cruellement sur des points essentiels (sur l’égalité homme femme, sur l’esclavage, par exemple), mais aussi par ses paroles inapplicables quand on les prends comme un commandement (par exemple « ne résistez pas au méchant » ou « soyez parfaits comme votre père céleste est parfait »).

Bizarrement, l’apôtre Paul qui semble être parfois un redoutable moraliste, est aussi le pasteur qui donne cette clef pour décider par soi-même « tout est permis mais tout n’est pas utile, tout est permis mais tout ne construit pas » (1 Corinthiens 10.23) et encore « Les commandements : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, ainsi que tous les autres, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait aucun tort au prochain ; l’amour est donc le plein accomplissement de la loi. » (Romains 13:8-10). Ce paradoxe entre un Paul parfois très direct dans ses conseils moraux et très très ouverts dans les principes éthiques qu’il donne dans les mêmes grandes lettres me semble important à noter. Il me semble en tout cas impossible ensuite d’utiliser ses conseils de conduite comme une nouvelle Loi religieuse s’imposant à la vie des chrétiens sans discernement des circonstances particulières, et certainement encore moins à des chrétiens qui vivent dans un tout autre contexte, avec aussi d’immenses progrès dans la conscience éthique, progrès qui sont en grande partie des fruits de l’Evangile et de l’Esprit Saint qui continue à souffler : les droits de la personne humaine, l’égalité homme femme, l’écologie, l’abolition de l’esclavage… et bien d’autres progrès encore à faire.

C’est donc à chacun de vous deux et à vous deux ensemble que vous devez décider si avoir des relations sexuelles avant votre mariage est ou n’est pas, plutôt constructif. Bien entendu, si l’un de vous deux hésitait, il ne faudrait pas que l’autre insiste le moins du monde. Je ne pense pas que l’activité soit un besoin, c’est un désir, ce qui n’est pas la même chose. On ne peut se passer de répondre à un besoin, le désir devrait pouvoir se gérer.

A propos de cette question, il me semble utile de comprendre le mariage civil et religieux comme une étape de la construction du couple, mais que cette construction commence avant et se poursuit après. Comme le dit l’Eternel à Samuel « l’humain regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au coeur.” (1 Samuel 16:7).

  • Quand dans votre cœur, l’un comme l’autre, vous vous dites que c’est avec cette personne là que vous voulez vivre en couple durant votre vie, déjà il y a quelque chose d’un couple qui se forme dans votre cœur, une alliance.
  • Quand ensuite vous vous déclarez l’un à l’autre pour vous dire mutuellement oui, en vous regardant dans les yeux et en scellant cela peut-être d’un baiser romantique, on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas quelque chose de l’ordre du couple qui s’est constitué.
  • Ensuite, c’est vrai, comme l’humain est un animal social, il est bon de poursuivre cette construction du couple devant la société, dans un contrat à la mairie, en particulier pour que la société puisse protéger les plus faibles par la suite.
  • Et comme l’humain n’est pas seulement un animal social mais aussi un animal social et spirituel il est juste de poursuivre la construction du couple devant Dieu, lui demandant son aide et sa bénédiction, demandant aussi l’aide des proches, et en travaillant sur le sens, sur la vocation de ce couple. C’est la dimension religieuse du mariage, dimension qui ne se limite pas à la cérémonie à l’église mais qui commence avant dans les discussions du couple et qui se devrait se poursuivre après dans la prière de chacun, dans les discussions, dans des temps de retraite ensemble si l’on veut…

Donc : la cérémonie religieuse a plein de sens et vient graver quelque chose en nous d’important, mais ce n’est pas le tout. Et Dieu n’est pas un fonctionnaire des douanes qui vérifie que le passeport porte bien le visa de l’église ou de la mairie pour valider le couple. Encore une fois, Dieu regarde au cœur, pas à ce qui est spectaculaire. C’est nous, humains, qui avons grand besoin de signes visibles pour graver en nous les choses de l’Esprit.

A vous de mesurer dans vos cœurs à quel point vous êtes dans votre chemin d’engagement l’un avec l’autre, et si des relations sexuelles participeraient ou non à cette construction, ou si vous en abstenir serait constructifs dans ce temps d’approfondissement de votre projet de vie commune ? Il me semble qu’il serait particulièrement intrusif pour un pasteur ou un prêtre, et pour tout autre personne que vous deux de prétendre savoir ce qui est dans vos cœurs et de décider à votre place.

En ce qui concerne l’article que vous citez, je le trouve, à vrai dire, assez décevant. A plusieurs reprise, l’auteur affirme un commandement moral absolu comme découlant clairement de la Bible, alors que ce qui est clair c’est que le passage ne dit pas cela ! Par exemple :

  •  « 1 Corinthiens 7.2 inclut clairement le sexe avant le mariage dans sa définition de l’immoralité sexuelle » dit cet article. La réalité est que le mariage n’est pas évoqué dans ce passage. Il est seulement dit « que chaque homme ait sa femme et que chaque femme ait son homme« . A ma connaissance c’est votre cas, puisque vous n’avez pas plusieurs copines en même temps et votre fiancée plusieurs mecs ? Les mots « homme » et « femme » dans ce verset ne sont pas les termes techniques « époux » (nymphios) et épouse (nymphè) mais l’homme mâle (aner) et la femme (gyne). Ensuite, comment peut-on faire de ce verset un commandement absolu à appliquer intemporellement puisque Jésus lui-même, et apparemment Paul aussi n’avaient pas de femme ?
  • Ensuite, l’auteur affirme « De nombreux passages des Écritures (Actes 15.20, Romains 1.29, 1 Corinthiens 5.1, 6.13, 18, 7.2, 10.8, 2 Corinthiens 12.21, Galates 5.19, Éphésiens 5.3, Colossiens 3.5, 1 Thessaloniciens 4.3, Jude 1.7) disent que le sexe hors mariage est péché. » Le lecteur se dit que si cet auteur, qui a l’air de connaître la Bible dans tous ses recoins, l’affirme avec un tel aplomb, cela doit être vrai. Mais bon, après le coup du verset précédent, allons voir :
    – Actes 15.20 ne parle pas du mariage du tout, il dit effectivement d’éviter la « porneia », la débauche sexuelle, certes, c’est un conseil utile mais ce n’est a priori pas tellement votre intention !
    – Romains 1:29 ne parle ni de mariage ni de sexualité !
    – 1 Corinthiens 5:1 ne parle pas du mariage, il critique encore la porneia, et une personne qui peut-être s’est mis en couple avec la femme de son père : cela n’a pas de rapport avec la question. 1 Corinthiens 6:13-18 encore moins car le verset 15 montre que la pornéia dont Paul parle ici est le commerce du sexe avec des prostituées, ce qui n’est n’a rien à voir avec le cas de fiancés, je pense. 1 Corinthiens 10:8 ne parle pas du mariage ni de fiancés, mais encore de la pornéia non seulement physique mais aussi spirituelle dans l’épisode que cite Paul de Nombres 25.
    – 2 Corinthiens 12.21, Galates 5.19, Éphésiens 5.3, Colossiens 3.5, 1 Thessaloniciens 4.3 aucun de ces textes ne parle ni du mariage ni de fiancés, mais seulement de la pornéia. La question peut éventuellement s’appliquer donc à tout acte sexuel, dans et hors mariage : est-ce de la pornéia ou non ? Par exemple un viol conjugal, une relation sexuelle imposée (physiquement ou psychologiquement) à l’autre, peut à mon avis entrer dans cette catégorie, même s’il y a eu un acte de mariage très officiel.
    – Jude 1:7 ne parle pas non plus du mariage ni de fiancés, il évoque lui aussi un exemple de pornéia, celui de Sodomme et Gomorre, ce péché est explicitement le viol en réunion de deux étrangers de passage (Genèse 19:5). Là encore, cela n’a absolument rien à voir avec des rapports sexuels dans un couple de personnes engagées dans leurs cœurs, consentantes l’une et l’autre, et ayant qui plus est un projet de mariage.

Cette argumentation me semble donc pas rigoureuse (et peut-être délibérément mensongère, je ne sais pas) pour apporter le moindre argument en faveur de la thèse annoncée. Mais même si Paul avait dit (ce qui n’est pas le cas), que des fiancés non officiellement mariés ne devaient pas coucher ensemble, il resterait son « Tout est permis mais tout ne construit pas » qui laisserait à chacun le droit de décider sans que des chefs religieux viennent s’immiscer dans la vie intime des personnes et des couples avec un moralisme étranger à l’évangile du Christ.

D’ailleurs, du temps de Paul, ni le mariage civil ni le mariage religieux n’étaient pratiqués par les chrétiens. Le mariage civil pour les chrétiens est apparu quand l’empire romain est devenu chrétien (au IVe siècle) et la cérémonie religieuse de mariage est apparue au moyen-âge.

L’article continue en assénant « les couples doivent comprendre que Dieu a d’abord prévu la sexualité pour faire des enfants« . Ah oui ? Et d’où est-ce que l’auteur sort cela ? Les textes avancés disent précisément le contraire.

  • A commencer par 1 Corinthiens 7.2 si important à ses yeux : Paul dit qu’il faudrait se mettre en couple pour que le désir sexuel soit calmé par la joyeuse pratique sexuelle, que c’est la seule bonne raison à ses yeux de se marier. Bon, Paul a ici une conception du couple qui me semble plus que limitée, mais en tout cas cela dit l’inverse que ce qu’annonce notre auteur comme venant de Dieu lui-même.
  • Un autre texte cité est le livre du Cantique des cantiques qui est effectivement un long poème très sensuel sur la cour que se font deux amoureux et du plaisir qu’ils ont ensemble. Précisément, il n’est pas une fois question dans ce texte que ce couple fasse un enfant. Le plaisir que prennent ces deux amoureux ensemble a ainsi son intérêt pour lui-même en dehors de tout projet de procréation.

Ce livre de la Bible « Le Cantique des cantiques » est à double sens, il parle de l’amour de deux amoureux humains et il parle en même temps de l’amour de Dieu pour l’humain. Cela montre que pour son auteur, le sexe n’est pas sale comme certains le pensent, juste légitimée par la procréation. Non, c’est une activité qui peut avoir son rôle dans la construction et la vie d’un couple. C’est une activité facultative (il existe de vrais bons couples qui n’en n’ont pas). De même le projet d’avoir un enfant est facultatif pour un couple (dans l’évangile, la fécondité ne se limite pas au domaine matériel et biologique, mais avant tout relationnel et spirituel). Heureusement pour le Christ dont la fécondité en ce domaine n’a a priori pas été tellement brillante.

L’article se termine sur « Pour Dieu, il n’y a pas d’alternative à l’abstinence avant le mariage. L’abstinence sauve des vies, protège les bébés, donne leur valeur appropriée aux relations sexuelles et, surtout, honore Dieu. »

  • Le « Pour Dieu… » et assez osé, même si l’auteur pense avoir eu une réflexion spéciale du Saint-Esprit.
  • Ce qui « honore Dieu », c’est de le respecter et de ne pas s’intercaler entre Dieu en la personne individuelle en prétendant parler à sa place au lieu de conseiller à la personne de voir avec Dieu, directement, quel est le mieux dans les circonstances présentes, et quelle est sa vocation personnelle.

En ce qui concerne la suite, ce qui, à mon avis, éviterait bien des maux, c’est de responsabiliser la personne individuelle en lui donnant les moyens de faire face aux questions de sa propre vie, avec l’aide de Dieu. Et non d’étouffer sa conscience et sa foi sous un moralisme brutal.

Paul nous rend un fier service en nous donnant cette question comme conseil « tout est permis mais tout n’est constructif« . Avec cela comme viatique, et en se posant cette question dans la réflexion et dans la prière, je pense que bien des réponses peuvent être trouvées personnellement.

Dieu vous bénit, vous, votre fiancée et votre couple.

par : pasteur Marc Pernot

Si vous voulez, vous pouvez voir aussi, dans le petit dictionnaire de théologie :

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85 réponses

  1. Merveille02 dit :

    Bonjour pasteur. Besoin de conseil. Je suis une femme de 28ans en couple depuis 3 ans avec un monsieur de 31ans. On a un enfant ensemble et un projet de mariage qui n’aboutit pas depuis parceque mes parents sont contre. Mon fiancé et moi ne vivons pas ensemble donc pas de rapport sexuel. Mais il s’en plaint et m’a confessé s’être masturbé a plusieurs reprises déjà et il avoue avoir été tenté d’appeler son ex qui continue de lui faire des avances depuis ces 3ans…. Il en a envie et moi aussi. Besoin de conseil svp

    • Marc Pernot dit :

      Que ce monsieur se masturbe n’est ni un scandale ni un péché. Qu’il cherche à contacter son ex, par contre, me fait penser quand même qu’il y a un problème chez ce monsieur. La question n’est pas d’avoir envie ou pas. Nous ne sommes pas des bêtes, ni des enfants devant un paquet de bonbons.
      Mais effectivement, votre situation est intenable, qu’est-ce que vous attendez ? Pendant combien de temps ?
      Il n’y a pas 36 solutions.

      1. Soit vous faites changer d’avis votre mère, lui expliquant qu’elle ruine la vie de sa fille.
      2. Soit vous vous passez de son avis et vous mettez ensemble avec le père de votre enfant (si vous vous aimez vraiment, pas seulement pour s’amuser), puis vous vous mariez.
      3. Soit vous abandonnez ce projet de vrai couple.

      Mais vous ne pouvez pas rester comme cela encore des années en attendant que les choses avancent toutes seules.
      En tout cas, Dieu vous bénit et vous accompagne

  2. Lalilo dit :

    Bonsoir je suis perdu. Y a n’a qui dise que le simple fait d’avoir des relations avant le mariage peuvent nous conduire en enfer. J’ai décider de suivre Jésus, en couple depuis de nombreuses année avec le même homme nous avons eu des enfants ensemble. Depuis que je consacre ma vie à Dieu il ne me comprend plus il dit qu’il ne me reconnais plus et qu’il aimerais avoir des moment de tendresse comme avant. Ce qui me bloque c’est que nous ne sommes pas marié et j’ai peur de faire du mal à Dieu mais il n’est marquer nul part dans la Bible ( à ma connaissance) . Pour moi c’est comme si nous étions marié vue que nous avons une vie de famille ensemble. Merci de m’eclairer

    • Marc Pernot dit :

      Vous avez parfaitement raison.
      Peut-être vous faut-il trouver une église où vous pourrez plutôt vous réconcilier avec l’amour de Dieu manifesté en Christ.
      Dieu regarde au cœur, pas aux papiers, ni aux décisions d’un pasteur.
      Faites donc selon votre cœur, où souffle l’Esprit de Dieu.
      Cela dit, comme nous vivons en société, il est juste, à mon avis, d’inscrire son couple, sa famille, dans les liens du mariage quand même. Mais Dieu ne vous aimera pas plus pour autant.
      Il vous bénit et vous accompagne

  3. Lalou dit :

    bonjour, je suis en couple avec un homme presque divorcé (les papiers du divorce sont encours de finalisation), je l’ai connu quand il était au cœur de son tourment familial. J’ai essayé de l’aider à trouver une solution pour « sauver son couple » mais à la fin je me suis trouvée avec lui. C’est mon premier amour et je me suis dévoilée à lui; Nous ne sommes pas mariée, mais nous avons déjà passé à l’acte, et maintenant, cela fait 3ans que l’on est ensemble. On a un projet de mariage, cependant cela ne se concrétise pas encore.

  4. saaso dit :

    jai une question..
    il ne faut pas pratiquer le sexe avant le mariage ou ne pas avoir d’enfants avant le mariage ?

    • Marc Pernot dit :

      C’est surement mieux d’avancer et de faire les choses pas à pas, d’abord une union des cœurs, devant Dieu, dans la prière, ensuite un véritable engagement mutuel pour la vie , ensuite inscrire cet engagement dans la société par le mariage, ensuite avoir des enfants si on le désire. Mais parfois la vie est un peu plus complexe, on fait alors au mieux, dans le respect mutuel dans le couple, et dans la confiance en Dieu.

  5. Anonyme dit :

    Moi, ma question est de savoir si les écrits de Paul (moraliste comme vous l’avez dit) sont de lui même ou inspirés par Dieu?

    • Marc Pernot dit :

      Paul était certainement inspiré par Dieu, et sincère dans ses réponses.

      • Cela ne veut pas dire non plus que ce qu’il a écrit dans ses lettres soit parfait. Paul n’est pas Dieu pour être parfait. Et « inspiré » ne veut pas dire que ce qu’il écrit serait dicté par Dieu.
      • Ensuite, quand il envoie une lettre par exemple aux chrétiens de Corinthe, il tient compte de la situation locale, c’est bien nécessaire. Le contexte n’est pas exactement le même presque 100 générations après et dans une civilisation un peu différente, en particulier en ce qui concerne la conduite.

      Par conséquent il convient d’être prudent en appliquant ces paroles. Avant de les appliquer à soi-même et encore bien plus prudent quand on prétend les appliquer à d’autres personnes que soi-même.
      En même temps, il serait un peu léger d’écarter ces paroles d’un revers de la main. Il me semble que la bonne attitude est de les lire, de se pencher dessus avec respect comme une question posée. Ensuite de réfléchir et de prier pour se demander avec sincérité qu’est-ce que l’Esprit va souffler au fond de notre propre conscience.

  6. DavidChildOfGod dit :

    Cher Pasteur Marc Pernot.

    J’aimerais vous remercier de tout mon coeur pour 1) votre courage d’écrire sur ce sujet si important 2) votre finesse remplie de la grace et reflétant la douceur et l’amour infini de notre grand Dieu et 3) pour les conseils pratiques édifiant que vous donnez. Nous avons tant besoin de concrets!

    J’admire et appuie les points de la responsabilité des deux partenaires, de la constructivité et du consentement.

    Il est vrai que ce domaine dépend tellement du contexte. Dieu qui fait tout pour nous sauver, sauver le monde, ses enfants qu’il aime tant et aimerait revoir venir à Sa maison (ref père du fils prodigue). Nous les enfants qui dilapidant tout, par exemple notre sexualité avec n’importe qui ou avec avec personne (par peur d’engagement) – mon cas.

    Et en même temps, son grand désir de nous bénir, de nous voir « prospérer à tout égard comme prospère l’état de notre âme ». J’ai dernièrement relu l’histoire de Ruth et Boaz qui petit à petit ont construit cette alliance de coeur dont vous parlez. Les deux ont démontré des pas vers l’autre sérieux, de constructivité. Comme par exemple, Ruth qui resta fidèle à travailler dans le champs de Boaz et n’allant pas courir dans d’autres champs. Ou encore Boaz qui mis tous les dossiers autour de l’union au claire pour assurer la solidité de l’alliance avant de « trop » s’engager.

    C’est beau l’Amour et tant unique à chacun! A chaque histoire! Que notre Dieu (le Dieu d’Amour, l’Amour personnifié, à l’état pur) nous guide dans chacune de nos circonstances. Merci encore pour votre aide cher Pasteur et à tous pour vos commentaires courageux, vulnérables.

  7. The only way is Jesus dit :

    Bonjour!
    Merci pour vos réponses pasteur Marc Pernot.
    J’aimerais cependant avoir votre avis sur ces idées qui viennent de mes propres méditations de la bible.
    Après une longue méditation des paroles bibliques, je pense que c’est « l’acte sexuel » ( ou union sexuel ) lui même qui est appelé « mariage » dans la bible. Prenons l’exemple de ces versets :

    * 1 Corinthiens 6 : 16 : Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair.* On peut donc comprendre ce verset comme : celui qui « s’unit ou qui couche » avec la prostitué n’est qu’un seul corps avec elle. Car que faire d’autre avec une prostituée que d’avoir des rapports sexuels? Or d’après ce verset, « celui qui s’attache (s’unit / couche) à la prostitué est un seul corps avec elle ». Ce qui nous amène à dire que le fait de coucher avec une personne fait de nous une seule chair avec elle : Ce qui est synonyme de « mariage » car lorsque deux personnes se marient, on déduit toujours et logiquement que ses deux mariés ne sont qu’une seule chair non? et c’est également le principe du mariage non? ne former qu’une seule chair avec son conjoint et c’est par l’intermédiaire du sexe qu’on ne fait qu’un avec une personne.
    La bible a employé le même mot ‘s’attacher dans ce verset :
    Marc 10:6-12 Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et « s’attachera à sa femme », et « les deux deviendront une seule chair ». Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Le fait de s’attacher à une personne ou avoir des relations sexuels avec une personne fait de nous une seule chair avec elle donc.

    1 Corinthiens 7.9 : « Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler de désir. » : Ce verset renforce ce qui a été dit précédemment à propos des rapports sexuel. *..si ils ne peuvent pas se maîtriser ou s’ils manquent de continence, « qu’ils se marient »* : Cela veut dire que si leur désir de faire l’amour/ « de s’unir » leur dépasse, alors qu’ils se marient (qu’ils s’unissent ou qu’ils font l’amour). Le rapport sexuel dans ce verset-ci doit donc être considéré comme un Mariage, c’est pourquoi est-il dit : *si ils manquent de continence, qu’ils se marient*; le fait de se contenir dans ce verset prouve que l’acte du rapport sexuel ne doit pas être considéré comme une chose vulgaire, que l’on peut faire avec tout le monde, mais doit-être considéré comme un mariage (union).

    A mon avis, la question n’est donc pas de se demander si avoir des relations sexuels avant le mariage est un péché car la relation sexuel en lui-même est déjà ce qu’on appelle mariage.

    Je n’ai jamais eu de réponse satisfaisante via les arguments avancés par les différents sites chrétiens, qui mettent en avant ces versets (Actes 15.20, Romains 1.29, 1 Corinthiens 5.1, 6.13, 18, 7.2, 10.8, 2 Corinthiens 12.21, Galates 5.19, Éphésiens 5.3, Colossiens 3.5, 1 Thessaloniciens 4.3, Jude 1.7) car comme vous l’aviez dit vous même pasteur Marc Pernot, ces versets parlent de porneia et de commerce de prostitué. Mais c’est en analysant les versets que j’ai proposé si dessus que j’ai pu tiré la conclusion que c’est le rapport sexuel en lui-même qui est appelé mariage dans la bible et après tous les autres versets sur l’amour sont faciles à cerner.

    • The only way is Jesus dit :

      En addition de ce que j’ai dit précedemment; Du point de vue scientifique et psychologique aussi, on ne peut pas avoir ou sentir le summum du plaisir sexuel si on ne considère pas cet acte comme un mariage ou si l’on est juste pas marié, car le fait de s’unir nécessite une totale sérénité et absence de tout contrainte afin que le rapport sexuel soit exploité à son plus haut niveau. On ne peut donc pas atteindre le vrai sens de la relation sexuelle ou le vrai plaisir qu’il procure si on n’est pas sûr que la personne avec qui on s’accouple restera toujours avec nous/ qu’elle soit notre âme sœur car on ne peut pas se donner totalement à l’autre à 100% si ses conditions ne sont pas remplies.

    • Marc Pernot dit :

      Il faut à mon avis bien se méfier dans l’interprétation des paroles morales de ces lettres qui apportent une réponse dans des contextes très éloignés du nôtre.
      A mon avis, Dieu regarde au cœur de la personne, c’est à dire à son centre de décision profond. Ce qui compte est l’engagement de la personne pour une autre. D’ailleurs Paul compare le mariage de deux personnes à une l’alliance entre Dieu et l’humain, et donc un engagement de foi, de confiance, d’attachement.
      C’est vrai que la corps est une dimension de l’humain, et donc en choisissant délibérément de coucher avec une personne il y a effectivement quelque chose du choix personnel. Mais ce choix peut néanmoins être extrêmement superficiel, et ne pas être un choix du sujet pour telle autre personne en particulier, mais cela peut être au contraire une simple façon de s’aimer soi-même et d’utiliser le corps d’une autre personne comme jouet sexuel. Cela ne fait alors même pas le début d’un attachement, d’une alliance entre ces deux personnes. C’est plutôt une adoration de soi-même (ce qui n’est pas génial), et c’est utiliser une autre personne comme un simple moyen ( ce qui n’est pas respectueux pour la personne humaine). C’est donc une double perversion et de l’humain et des rapports humains. Mais certainement pas un « mariage ». C’est d’une tout autre dimension.

  8. The only way is Jesus dit :

    Merci beaucoup pour votre réponse pasteur!

    Cependant, pourriez-vous me donner de plus ample explication concernant ce verset? 1 Corinthiens 6 : 16 : Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair.
    Car c’est à partir de ce verset que j’ai tiré ma conclusion que le sexe en lui même fait des deux personnes une seule chair.

    Merci d’avance de votre réponse!

    • Marc Pernot dit :

      Coucher ensemble n’est absolument pas synonyme de mariage.

      D’abord parce que l’on peut constituer un vrai couple sans pour autant avoir de relations sexuelles, en particulier quand un des deux est asexuel. Heureusement que le fait d’être marié n’est pas synonyme de relations sexuelles car alors « être marié » serait synonyme de « viol conjugal » (il est impossible que les deux personnes aient toujours envie de ça en même temps).

      Ensuite parce qu’il ne faut pas réduire le corps au sexe. Ni tout ramener au sexe. Il est question pour le couple de « faire un seul corps », c’est faire corps ensemble, au sens où l’humanité est corps du Christ, cela ne signifie pas une partouze géante, évidemment. Faire corps c’est par l’Esprit, c’est un attachement fidèle dans une reconnaissance de l’autre et dans une compassion. Faire un seule corps dans le couple est une question qui touche la vie commune dans bien des dimensions de l’humain. Donc aussi éventuellement (au cas où les deux personnes liées seraient d’accord) les relations sexuelles, et cela signifie alors des relations sur ce mode du « faire corps ensemble » selon la Bible, donc dans le respect mutuel, dans la recherche du bien pour l’autre et non seulement pour soi-même.

      Tout cela n’a absolument pas de rapport avec le fait de coucher avec une personne prostituée. C’est même exactement l’inverse.

  9. The only way is Jesus dit :

    D’accord,
    Merci beaucoup pasteur, vous m’avez beaucoup aidé dans ce sujet. Je vois plus claire en ce moment.
    🙂 🙂

  10. The only way is Jesus dit :

    Quelques dernières questions si vous voulez bien y répondre s’il vous plaît?
    En effet je suis encore très jeune et je veux vraiment avoir un bon bagage avant d’être actif dans la vie sexuelle, car j’ai peur de m’y perdre. Peur de m’y perdre car la plus part des gens qui m’entourent sont devenus trop immorales après avoir goûter au sexe au point où ils ne se maîtrisent pas, même étant déjà marié et ayant des enfants, ils ont encore des maîtresses et lancent toujours ce réplique « il est tout à fait normal et c’est dans notre nature en tant qu’homme de faire l’amour avec d’autres femmes autres que notre épouse. » ou encore « Il y a beaucoup de fleur à récolter, pourquoi tu te contenterai juste d’une seule? » etc.
    Mes questions sont donc: est-il permis de faire l’amour juste entre ami si aucun de nous deux n’est encore en couple?; les coups d’une nuit sont-ils permis (après une soirée bien arrosée avec une inconnue) si aucun de nous deux n’est encore en couple aussi? ou faut-il qu’on soit vraiment amoureux et en couple avant de pouvoir passer à l’acte?

    Merci d’avance de votre réponse pasteur et que Dieu vous recouvre de grâce pour tous les biens que vous faites!

    • Marc Pernot dit :

      Comme le dit Paul « tout est permis » (au sens où Dieu ne nous en voudra pas au point de ne plus nous aimer), et il ajoute « tout n’est pas utile, tout ne construit pas ».
      C’est très libérant et sain comme état d’esprit.

      • Vivre avec des relations sexuelles multiples ou sans lendemain ne me semble pas « construire », et encore moins « édifier » la personne. Au contraire. Cela disperse, divise, éparpille et disperse son propre cœur, sa vie, ses attachements.
      • C’est encore moins constructif et plus détruisant quand on s’est engagé vis à vis d’une personne : car alors la personne trahit ses propres engagements (ce qui me semble effrayant quand on y pense un peu), trahit la confiance d’une personne qui compte sur nous (ce qui me semble horrible).
      • Le couple n’est pas comme une fleur que l’on cueille, car alors effectivement, on le détruit, on le tue comme la fleur coupée, avant de passer à une autre… Au contraire, c’est dans la durée, dans les joies et les bonheurs et les plaisirs, dans les difficultés et les journées passées ensemble, dans l’approfondissement jour après jour dans le respect et l’affection mutuelles, dans la compassion, que s’affine une vraie relation qui s’enracine dans les profondeurs de l’humain. Ça, c’est constructif, cela nous élève l’âme, alors que la multiplication des fleurs consommées nous maintient dans une superficialité, dans un égoïsme, dans une solitude (en réalité).

      Mais bon, chacun vit sa vie.

  11. Yannis dit :

    Bonjour M. Pernot,

    Je suis en contacts réguliers avec une femme depuis quelques semaines, j’ai 18 ans et elle en a 25, et on aimerait beaucoup se rencontrer.

    Toutefois, elle aimerait une relation sexuelle en premier lieu et est assez ambiguë quant au fait de bâtir un couple sur le long-terme. Est-ce que le fait d’avoir une relation sexuelle dans ce cas-ci constituerait un péché, car je ne veux pas tomber dans l’immoralité et je veux que mon premier rapport sexuel se fasse avec qqn de confiance. Elle insiste bcp sur le fait qu’on aurait un rapport sexuel  »dans le respect et avec un feeling mutuel  ».

    Que dois-je penser ?
    Que le Seigneur vous bénisse, je suis chrétien depuis ma naissance et j’essaie constamment de ramener mon éducation à la Bible, mais là je vous avoue que je suis un peu perdu, raison pour laquelle je demande votre aide d’un point de vue spirituel.

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Cela me semble tout simplement se laisser gouverner par ses hormones et ses organes génitaux.Il me semble qu’il vaut mieux mettre le centre de commande de notre être un peu plus haut, au niveau du cœur, de la tête, de la foi.
      Chacun fait ce qu’il veut. Personnellement, je trouve que ce n’est pas une façon constructive de vivre, franchement, de coucher comme cela, en dehors de tout couple stable et s’engageant au fond de soi à vivre ensemble pour la vie.
      Ce n’est pas que Dieu punirait puisqu’il est amour et pardon. C’est la vie et c’est vous-même qui êtes façonné par votre façon de vivre, par les maîtres que vous suivez.
      Personnellement, j’ai toujours choisi de ne pas suivre ce genre d’inclinaison.
      Cette femme a montré ce qui l’anime en réalité. Ce n’est pas un jugement, qu’elle vive comme elle le souhaite. Mais il me semble que ce n’est pas compatible avec une perspective de fonder une famille.
      Dieu vous bénit et vous accompagne.

      • Yannis dit :

        Merci beaucoup M. Pernot pour votre réponse.

        Je ne suis pas du genre à suivre mes hormones, je n’ai même jamais eu de relation sexuelle et ne souhaite en réalité que d’en avoir avec une personne avec qui ce serait logique de le faire.

        Le problème, c’est qu’au fond de moi, je suis un peu abrité par une peur de terminer tout seul car je n’ai jamais été en couple de ma vie, c’est ce qui faisait que je ne me sentais pas très sûr et cette personne cherchait peut-être tout simplement à me manipuler dans ce cas-là. J’ai coupé tous contacts de ce genre avec cette femme.

        Que Dieu vous bénisse et vous accompagne aussi !

        • Marc Pernot dit :

          Cher Yannis
          Même si vous aviez 78 ans, je ne dirais pas qu’il serait trop tard pour rencontrer la personne de votre vie.
          Chacun sa sensibilité, sa façon d’être. Une bonne base est déjà d’aimer ce que l’on est. Vous êtes célibataire en ce moment, le mieux est d’aimer cette situation, de s’y épanouir d’une belle façon. Et de rester disponible, ni de s’enfermer dans le fait d’être célibataire, ni d’être avide d’être en couple (c’est la meilleure façon d’avoir une vie compliquée). Juste heureux de ce que l’on vit dans le présent et disponible pour de belles surprises. C’est une sorte de paix dynamique, qui laisse la place à l’espérance avec un spectre large. Dieu est la source de surprises imprévisibles, avoir l’esprit large favorise l’accueil de ces bénédictions, à commencer par le supplément d’Esprit dont il cherche à nous faire profiter.
          Dieu vous bénit et vous accompagne.

  12. Yannis dit :

    Merci beaucoup pour votre aide cher Pasteur, cela m’a sérieusement redonné confiance en moi.

    J’ai encore une dernière interrogation si cela ne vous dérange pas: auriez-vous une idée de pourquoi la Bible est si vague concernant la sexualité ?

    Est-ce que l’objectif de tous ceux qui ont témoigné à ce sujet pour l’écriture de la Bible n’était peut-être pas de montrer une certaine forme de diversité des opinions sans pour autant montrer trop de liberté ni de moralité afin que les hommes sachent se discerner à ce sujet ?

    • Marc Pernot dit :

      Contrairement à ce que l’on pense parfois de la religion en général, Jésus n’était pas franchement moraliste. Les conseils qu’il donne ouvrent sur un idéal infini et donc inatteignable : c’est à la fois inspirant et non culpabilisant.

      Ce qu’il conseille c’est d’écouter Dieu et de l’aimer de tout son être, il ajoute de l’aimer avec intelligence, avec sa réflexion personnelle. Cela invite à chercher dans la réflexion et dans la prière quel chemin nous allons ouvrir devant nos propres pas. Il conseille ensuite d’aimer (chercher à faire du bien à) notre prochain comme nous même : c’est infini car il y a quelques 7 milliards de prochains, cela nous invite à chercher notre propre vocation et à s’interroger lors d’occasions nouvelles. Enfin cela nous invite aussi à nous aimer nous-même ce qui n’est pas le plus simple, mais là aussi, avec son aide et un peu de réflexion quotidienne, on peut avancer. Là est l’essentiel de ce que propose Jésus dans l’Evangile sur la morale. Mais cela s’applique très bien aussi à la morale sexuelle.

      Vous avez raison, l’objectif est d’aider le lecteur de l’Evangile à se forger sa propre conscience, sa propre façon d’être et à accepter la diversité. Un moralisme strict est rassurant pour certaines personnes. Cela me semble couper les ailes de l’humain, sa personnalité, sa créativité, sa liberté face aux circonstances toujours particulières d’une vie. Par la menace, le moralisme casse aussi la relation à Dieu confiante que nous pourrions avoir, pour inviter à une soumission et à la culpabilité. Cela invite aussi au mimétisme par rapport au groupe et à exclure les personnes qui n’entreraient pas dans le moule. Au contraire, comme vous le dites, l’éthique de l’Evangile du Christ invite au discernement personnel, avec l’aide de Dieu, certes, à la fois pour faire le point et pour nous dire que nous pouvons décider et avancer en confiance qu’il nous accompagnera avec bienveillance.

  13. Yannis dit :

    Merci beaucoup pour toutes vos réponses et pour le temps que vous avez pris pour me répondre M. Pernot ! Je vous souhaite une bonne continuation et que le Seigneur vous bénisse.

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