Progresser grâce à la maladie, l’hypnose, la méditation ?

Illustration : personne faisant de la méditation - Image: 'Woman practicing yoga on the beach' http://www.flickr.com/photos/57416672@N00/29438001551 Found on flickrcc.net

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Marc ,

Ma réflexion du jour est : mon dieu est un docteur qui accueil tout un chacun et il traite chacun en thérapie ! La maladie est le « meilleur » remède que le Seigneur aie trouvé pour nous faire évoluer ! La Foi , je la crois implicite à travers les hommes de bonne volonté ! Ma foi explicite , tant mieux , je « crois » reconnaître l’Être Aimé ! Aujourd’hui le christianisme formel a quitté l’hôpital pour laisser la place à la pleine conscience , l’hypnose et autres ! Et si Le Seigneur se passait des chrétiens ? Pourquoi pas ?

Mon mail est un peu provocateur mais pourquoi pas ! Je cherche un temps soit peu à dialoguer avec toi en espérant que tu me provoquera toi aussi ?
Je te tutoies es tu d’accord ?

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Oui, bravo pour cette intelligence de l’attitude de Dieu envers nous, comme un médecin (parfait). Cela exprime bien la grâce. Luttant pour la santé de chacun. Ne rejetant pas le malade. Jésus lui-même utilise cette image.

Cela dit, je ne pense vraiment pas que Dieu enverrait une maladie à quelqu’un. Comme le dit Jésus « un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister ». Si Dieu, qui est par définition même la source de la vie, envoyait aussi la souffrance et le chaos, cela ne me semblerait donc pas cohérent. C’est un conviction théologique, basée sur la logique mais aussi sur ce qu’a montré Jésus-Christ, il n’a pas cherché à faire progresser les gens par la torture (heureusement). C’est enfin une question d’idéal : je ne pense pas qu’il soit juste d’utiliser par exemple la souffrance pour « éduquer » son enfant (ce ne serait plus de l’éducation mais du dressage, voir de la torture).

Pour progresser, cela me semble déjà bien de chercher à investir dans une recherche et donc dans quelques exercices. Dans ce domaine, il n’est pas mauvais de faire preuve de bon sens et de réalisme. De chercher ce qui nous correspond à nous et de voir ce que cela donne en faisant un bilan puis en ajustant son programme, comme on le ferait pour la santé du corps.

Certains chrétiens explorent différentes pistes. Chacun son truc, et si cela leur fait du bien (je n’en sais rien), tant mieux, mais ce n’est pas moi à en juger, ce ne sont pas aux autres à juger de ce qui fait du bien à un autre que lui. Personnellement, j’ai quelque réserves contre les exercices qui consistent à faire du vide en soi. Il me semble mieux chercher du positif et du supérieur que du vide. Par exemple en cherchant à voir le positif, le réjouissant, essayer de voir plus large, de haut, voir le profond, le juste et le bon et s’en réjouir, de méditer sur ce que l’on penserait être idéal et en discerner les traces dans notre réalité mitigée, même souffrante… Ce genre d’exercice tout simple me semble favorable. C’est dans ce sens que va la réflexion sur la Bible, la prière, le culte, la théologie. Avec en plus un magnifique idéal, celui incarné par Jésus-Christ. Et cela nous inspire une vraie et sincère relation personnelle à Dieu, s’ouvrant ainsi à une puissance qui est plus que d’un grand secours pour nous aider à avancer (en plus de nos simples petites forces humaines). Cela nourrit une certaine intelligence de la vie, et donc un discernement pour notre propre vocation…

De génération en génération, cela a fait ses preuves. Ce qui n’empêche pas d’adapter nos pratiques au rythmes de notre temps, aux moyens disponibles, aux sciences qui ont évolué.

Avec mes amitiés fraternelles

Bien amicalement

par : pasteur Marc Pernot

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