Je n’ai pas respecté une consigne claire de mon Saint-Esprit, depuis il ne me parle plus.

rayon de lumière dans une église sombre - Photo by Carlo Alberto Burato on UnsplashPar : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour,
J’espère que vous vous portez bien,
Voici ma question :
Il y a trois jours, je n’ai pas respecté pour la première fois une consigne claire de mon Saint-Esprit, pour être plus précise, je sortais d’un jeûne, et j’ai été tenté de gourmandise, et il m’a bien fait comprendre que je ne devais pas céder, mais j’ai céder tout de même, et depuis il ne me parle plus. Je me sens vraiment mal sans lui, je me suis repentis et j’ai recommencé ce jeûne du coup pour me faire pardonner (je suis au premier jour), mais je me demandais,

Est-ce que le Saint-Esprit attends également autre chose ? Et quand il se « ré-activera », est-ce que je le ressentirais aussi fortement qu’avant que je tombe, ou bien notre relation va « recommencer » ?
Enfin vous savez, au début, quand il commence à s’exprimer, on ne sait pas si c’est bien lui ou juste nous, mais à force de l’écouter et prier, on comprend plus distinctement ce qu’il veut dire.

Du coup, ma question serait : retrouverai-je directement cette relation « d’assurance » avec lui, ou bien ce sera un renouveau ?
Et, je voulais aussi vous demander, car on ne parle pas beaucoup du Saint-Esprit sur le net, mais est-ce que vous savez après combien de temps à peu près refais-il surface ?
Parce qu’en me réveillant aujourd’hui, j’ai comme ressentie le souffle de Dieu sur moi, et j’ai eu la conviction que le Saint-Esprit s’était « réconcilié » avec moi, qu’il m’avait pardonné. Et je le ressens également de nouveau en moi, mais je n’entends pas du tout ses réponses, du coup je ne comprends pas.

Merci beaucoup

Bonne soirée !

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Dieu est Esprit, nous dit Jésus. Et l’Esprit, c’est la présence créatrice de Dieu en nous, notre personnalité profonde animée par son souffle de vie.

Aucune crainte que Dieu vous abandonne ou vous boude, bien sûr.

Et en aucun cas le jeûne ne peut servir à persuader Dieu de nous aimer plus (il nous aime déjà à fond), ni de nous pardonner (il l’a déjà fait).

En fait, Dieu n’est pas à acheter, car aucun amour vrai n’attend la performance de l’autre pour l’aimer. Que nous l’aimions plu sou moins, que nous ayons de plus ou moins bonnes croyances, que nous donnions de l’argent ou non, que nous allions à l’église plus, moins ou pas du tout… rien de tout ajoute ou diminue l’amour de Dieu pour nous en particulier. Pourquoi alors prendre du temps pour penser à Dieu, pour affiner sa théologie, pour prier, et faire le bien ? Nous le faisons car nous pensons que c’est bien de le faire et que nous aimons faire le bien. Parce que nosu savons que cela contribue à augmenter la vie, parce que cela nous donne de la profondeur et de la joie. Parce que nous pensons que cela donne de la joie à Dieu aussi de nous voir nous tourner vers lui avec cette bonne attitude.

Donc et votre Saint-Esprit ?

  • Parfois, Dieu se fait discret dans notre vie. Il y a plein de paroles de Jésus qui parlent de Dieu comme un maître, un roi, un berger ou un semeur qui agit puis qui laisse reposer la personne, c’est ainsi que l’on éduque un enfant, aussi, en ne restant pas sans cesse sur son dos, mais le laissant progressivement un peu plus libre, en lui lâchant la bride.
  • Parfois, c’est nous qui changeons, sommes plus ou moins émotif, plus ou moins réfléchi, ou nous évoluons dans notre foi, notre relation à Dieu, et il faut un peu de temps pour s’ajuster différemment dan scette relation. Cela montre que notre relation à Dieu est vivante. C’est normal.
  • Et parfois c’est que notre cœur est un peu bloqué par quelque chose, par de la colère, de la culpabilité, de la souffrance, de la paresse, ou je ne sais quoi d’autre. C’est là qu’il est bon d’apprendre à se connaître soi-même un peu, afin de mesurer si c’est quelque chose comme cela. Mais là encore, c’est normal.

En tout cas, bravo de vous préoccuper de votre relation à Dieu.
Et bravo de continuer à penser à Dieu, à le prier, à lui faire confiance, même s’il vous semble absent, même si vous avez l’impression qu’il est loin.

Méfiez vous de l’impression d’avoir une réponse du Saint Esprit, de Dieu. C’est parfois le cas, et parfois c’est une autre voix en nous qui parle, celle de nos hormones, de notre émotion, de notre inconscient, de traces anciennes, et rien ne ressemble plus à la voix de Dieu que ces voix des profondeurs. Cela demande donc de l’humilité, de la réflexion et encore de la prière, en se demandant quelle est effectivement la meilleure solution.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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