
Puisque tes paroles, ô mon Dieu, Ne sont pas faites pour rester inertes dans nos livres. (Madeleine Delbrêl)
Puisque tes paroles, ô mon Dieu,
Ne sont pas faites pour rester inertes dans nos livres ;
Mais pour nous inspirer et courir le monde en nous ;
Permets que ce feu de joie, allumé par toi, jadis, sur une montagne,
Que de cette parole de bonheur, des étincelles nous mordent, nous investissent, nous envahissent ;
Fais que, habités par elles, comme des « flammèches dans les chaumes »,
Nous courions les rues de la ville, nous longions les vagues des foules,
Contagieux de la béatitude, contagieux de la joie.
Car nous en avons vraiment assez de tous ces crieurs de mauvaises nouvelles,
De tristes nouvelles !
Ils font tellement de bruit que ta Parole à toi ne retentit plus.
Faîs, dans leur tintamarre, éclater le silence palpitant de ton message.
Dans les cohues sans visage, faîtes passer notre joie recueillie,
Plus retentissante que les cris des crieurs de journaux,
Plus envahissante que la tristesse étale de la masse.
d’après Madeleine Delbrêl (1904-1964)
(dans « Joie de croire », éditions du Seuil)
N’hésitez pas à proposer une prière qui vous a aidé à prier.
En écho à ce texte :
-
Cet amour qui nous habite, qui éclate en nous (Madeleine Delbrêl)
-
Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous (Gérard Delteil)
-
Mets dans nos coeurs et nos bouches la parole qui relève et sauve (Suzy Schell)
