L’importance de la lumière dans la Bible
La lumière a une importance considérable dans la Bible, de la Genèse (Dieu crée en premier la lumière) à l’Apocalypse (où il est dit en conclusion qu’il fera jour tout le temps car Dieu éclairera). La lumière dont il est question n’est pas la lumière matérielle, ni dans le premier cas (les « luminaires » que sont le soleil et la lune sont créés après), ni dans le dernier cas (il est dit qu’il n’y aura plus besoin d’éclairage). Cette lumière est donc une réalité spirituelle. C’est ce qui permet de voir clairement ce que vaut la réalité autour de nous, de voir des chemins possibles à ouvrir devant nos pas, de voir où ces différents chemins peuvent nous mener).
Cette « lumière » donnée par Dieu est donc un cadeau magnifique : celui de pouvoir nous faire notre propre point de vue et qu’il soit vrai. C’est la capacité d’être nous-mêmes, celle d’avoir notre point de vue et la liberté de tracer notre propre chemin en liberté en connaissance de cause.
La lumière nous donne la liberté d’être nous-mêmes
Dans les premiers mots de l’Évangile, l’apôtre Jean identifie « la Parole » de Dieu et la lumière, puissance créatrice qui se manifeste particulièrement en Christ. Cela dit bien en quel sens le salut, l’action de Dieu en notre faveur, nous est donné : en ligne directe avec lui, le connaissant mieux comme nous aimant sans condition, aimant notre perspective sur la vie. Cela éclaire nos propres priorités et cela nous ouvre une perspective nouvelle : aimer, c’est vivre. La parole des commandements religieux est ainsi remplacée par cet éclairage qu’apportent la personne et les paroles du Christ.
Par comparaison, c’est comme quand on voit clairement de ses propres yeux en marchant dans la rue : nous n’avons plus besoin que l’on nous dise de faire le tour quand il y a une bouche d’égouts devant nos pas sur le trottoir, cela devient évident pour nous, et nous avons la liberté de passer à gauche, à droite, de sauter par-dessus ou de faire demi-tour.
Dieu entièrement positif, bienfaisant, libérant
Jean dira ensuite que ce qu’il a découvert en Christ, c’est que “Dieu est lumière, et qu’il n’y a pas en lui de ténèbres.” (1 Jean 1:5). Il n’y a donc rien à craindre de Dieu, en aucun cas. Dieu est amour, en conclut Jean, et cet amour chasse en nous toute crainte. C’est extrêmement éclairant et libérant.
Sachant cela, nous pouvons tenter d’ouvrir nos yeux grâce à cette lumière. C’est notre responsabilité de prophète ou de prophétesse en ce monde : nous sommes appelés à être des « voyants ». Oserons-nous vivre cette liberté, cette responsabilité ?
Une mission de prophète ou de prophétesse du Dieu vivant
Le Christ nous dit ensuite :
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier (note : celui qui était au cœur du temple de Jérusalem), et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les humains, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
Matthieu 5:14-16.
Jésus nous dit « vous êtes la lumière du monde » : c’est un constat, ce n’est pas un ordre. Il ne nous appelle pas à refléter la lumière de Dieu, mais il nous dit que nous, en tant que personne, sommes une source de lumière ! Nous ne le savions peut-être pas, c’est pourquoi Jésus nous l’affirme, comme un état de fait. Il concède que notre lumière peut être comme masquée sous un pot, mais elle existe en profondeur. Ce serait bien dommage pour nous et pour le monde, c’est pourquoi il nous appelle à briller comme nous le pouvons autour de nous. Jésus nous dit que Dieu se fait comme un support afin de nous élever et que nous puissions ainsi briller plus loin. C’est ainsi que nous sommes chacun prophète ou prophétesse par nature, par vocation, nous le sommes pour une ou quelques personnes que Dieu nous confie en particulier.







